acte
À cetce ‘époque où l’on ne semblait avoir aucune
idée de l'importance ot de l'intérêt qu'auraient ces
cahiers pour les générations suivantes, on écrivait los noms propres illisiblemont et, souvent, sans aucune orthographe arrêtée, Il y » des noms auxquols on a donné jusqu’à cinq et six épellations différentes. C'est ainsi qu’on a fait du nom de PDubeau (orthographe moderne) : Duboct, Dubo, Dubot, Dubau, Dubault et Dubaut.
Quand on voit uné"télle négligence pour la partie
la plus imoortante d'un acte : le nom patronymique, .
on ne peut être surpris que les rats aient eu beau jeu ; car on no devait pas être plus soucioux de la conservation de documents aussi précieux qu'on l'était au sujet de l'écriture et de l'épellation des noms propres. 4 Nes descendants, heureusement, ne rencontreront point dans leurs recherches les difficultés que nous éprouvons à lire les vieux manuscrits ; ils ne trouveront pas, von plus, les lacunes regrettables que nous avons à signaler dans nos paroisses, vu que nos évêques et nos curés d'aujourd'hui comprennent l'importance de nos archives paroissiales, qui renferment une grande partie des matériaux nécessaires à notre histoire, Pour nous guider, durant les quinze années comprises entre 1781 et 1795 inclusivement, il ne reste que le cahier des délibérations, dans lequel nous allons glaner,
L'année 1781 a donné le plus haut chiffre que la rente dés bancs ait atteint jusqu’à présent, c'est-à-dire 400 livres. È
On continue toujours d'appliquer à l’embellissement et l’ornement de l’église tous les fonds de la fabrique. C'est ainsi qu’on a payé 300 livres, prix de deux parements pour les autels des chapelles latérales ; 300 autres livres pour une statue de {a sainte Vierge et une de saint J o8eph, pour la dorure de ces deux statues et pour un tapis d'autel. On a déboursé de plus 100 livres pour réparations au cimetière,
.… La dépense et la recette s'égalisent, c’est-à-dire ni dette passive, ni deniers en caisse.
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(1582). La rente des bancs s'élève à 600 livres. On est déjà loin du temps où cette source de revenus no donnait que 150 livres,
On a dépensé 1,100 livres, dont 600 “ pour un ornement complet de velour cramoisy chasube et parment d'autel garnis en argent; ” 200 liv. pour ? chandeliers d'argent, et 200 autres livres ‘ pour une Echappe de drap argeant et or.”
Encore équilibre entre la recette ot la dépense.
Romain Racette est marguillier.
(1783). Ignace Valin, marguillier.
On a donné 600 livres ‘“ pour premier paicment de la lampe d’argoant.”
(1784). Yves Verret ( est le marguillier en charge pour cette année.(2)
On paie encore 600 livres ‘ pour parfait et dernier payement de la‘lampe d'argent.” C'est-à-dire que cette lampe coûtait, ayvoc 600 livres données l’année précédente, 1,200 livres, à peu près $200 de la monvaic actuelle.
On a fait aussi un paiement de 120 livres on à. compte sur le prix d'un énitior. d'argent. @) La recette ot la dépense s’équilibrent. |
(1785). Pour cette année, il y a 1,500 livres à Ja recette et 1,500 à la dépense.
On a déboursé 600 livres pour une grande croix d'argent ; 50 liv. pour des fanaux ; 200 liv. pour un dis et une bannière, et 100 liv. ‘“ pour dernier payement du Benitier d'argent.”
Ce bénitier avait donc coûté 220 livres, cu 836 et une fraction,
(N M. Bériau écrit : ive Veret.
(2) Ce non paraît pour la première fois ici, et cette famille Verret devait venir de Charlesbourg, où l’ancêtre s'était établi peu de temps après s'être marié, à Québec, en 1669 ; et il se mariait une deuxièwe lois, à Cherlesbourg, en 1683, à Marie Galarneau.
(3) Il est bien probable qu’on avait déjà remplacé, depuis quelques années, ‘‘ la petito chaudière de fer blanc *’ qui nu ;comiaencement, sorvait de bénitier,
1786), Joseph Marois, marguillier,
a recette donne 830 livres.
On a déboursé 180 liv. ‘ pour 6rnement noir,parment d'antel, chasube (chasuble) et drap mortuaire.” Les autres dépenses, vin, hosties et luminaire, forment 100 livres, et il reste au coffre, vide depuis plusieurs années, une somme de 550 livres.
(1787). Le marguillier Joseph Ratté rend compte d'une dépense de 800 livres ou francs, @) dont 500 pour chandeliers des acolytes et 96 francs ‘“ pour le petit jesus. ” Il reste au coffre 100 fr,
(1788). Ignace Rochon est marguillier en charge.
La rente des bancs se maintient toujours à 600 fr.
et paraît se payer au temps dit, car il n’est point fait
mention d’arrérvages.
Dépenses.—258 francs pour un chandelier pascal, et 3 fr. pour sa souche ; 8 fr. pour une étole “ B. et violete ; ”’ 46 fr, et 14 sous pour une aube, et 7G fr.
pour les lambourdes. Excédant de la recette sur la
dépense : 383 fr.
(1789). On fait des réparations à l’église, vieille,
alors, de 66 ans. C’est ainsi qu’on a payé : 168 fr. pour 4
façon du plancher ; 210 fr, pour les madriers, et une cinquantaine de francs pour peinture, clouset crampons de fer.
On a déboursé aussi 114 fr, pour deux pièces de 4
toile et mousseline. Le surplus de la recetto est de 1,000 livres.
Paul Racette, marguillier en charge.
(1790). La quête de l'enfant Jésus rapporte, cette :
année, près de 200 liv. C’est le plus haut chiffre jusqu'à présent.
Dépenses.—‘ Pour moire chasubes, crampes de fer
et Galon de soye: 49 liv. 15 8.; pcar la robe du
Bedeau: 55 I, 4 8.; (2) pour les reparations de la &
(1) Depuis le commencement de cette décade (ue 1781 à 1790) on s0 & sort des deux mots : livres ou francs, (2) C’est la première qni est mentionnée.
lusieurs
compte Jont 900 ‘pour le
charge.
à 600 fr.
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| pascal. et x B. et et 76 fr.
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cloche: 36 1. 12 8.; pour les deux petites cloches : 71; pour toile fiue, Batiste et dantele de fil: 113 1,13 8.”
Il y a aussi une dépense de 7 livres et 4 sous pour un verre de lampe, que l’on achète, aujourd'hui, pour quelques sous. .
D’après l'entrée suivante, il paraîtrait que l’évêque était à Saint-Augustin, en juillet de cette annéo; mais il n'esi pu dit s’il y était en visite pastorale, s’il a confirmé, etc. Voici cette entrée :
‘ Vûs et alloués les comptes.
le 9 juillet 1789.”
Signé : ‘+ JEAN rRANO. Evêque de Québec.
1691). Nicolas Dion est marguillier comptahle. n a payé 14 livres et 8 sous pour un coffre-fort.
Avec un coffre-fort dès le commencement de ce .
siècle (1700), on n'aurait pas, très probablement, les lecunes regrettables déjà indiquées.
1792). (1) Les réparations à l’église continuent d’absorber une grande partie des fonds, On voit encore, cette année, 167 fr. et 3 sous pour ferblanc, clous, plomb et étain employés à la réparation du clocher, main-d'œuvre, etc. ; pour façon de ‘ hœiul ”’ de bouc (œil de bouc), peinture, vitres (2) comprises : 72 fr,
On a acheté, pour 64 fr., 26 verges de toile, de la lisière, des broquettes, ete.; et l’on a payé seulement 10 fr. la façon de 4 ge ét l’une aube,
Je remarque que, cètte année seulement, on se sert de la verge, comme mesurs, au lieu de l'aune,
(1793). Louis Gaboury, marguillier comptable, p1ésente sa reddition de comptes. Parmi les articles de la dépense, on remgrque les suivants :
. Payé à Monsr. Germain pour luminaires et diverses
(1) J'omets les nomi des
L ors qui ont déjà été au banc de l'œuvre, afin d'éviter les répétitions.
(2) Les vitres meguraient en pouces : 6 sur 7,
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autres articles, y compris l'huile : 138 Liv. 15 8,; à Mr, Renvoizé pour six Douilles de chandeliers argent : 24 liv. ; aux Sœurs de la Pte. aux Trembles pour blanchissage: 60 livy. On met au coffre-fort 624 livres. (1)
(1794). Les quêtes de cette année, pour blé seuh:ment, ont rapporté 197 fr., et celles de l’année, faites dans l'église, 80 fr. et 10 sous.
Point de dépenses pour réparations à l'église, achs.ts d’ornements, etc. Li pa que nous avons vu, l'égiise devait être munie richement de tout ce qui est nécessaire au culte ; aussi a-t-elle été considérée, dit M. l'abb‘ Sasseville, comme une merveille de eette époque.
En caisse : 778 1. 11 8,
(1795). Les deniers payés pour dépenses extraordinaires sont : 33 1. et 12 8. ‘pour un cordage pour la cloche,” et 16 L pour un voile de calice.
On met au coffre, toutes dépenses payées, la somme de 736 Lot 58.
(1796). Après une interruption de 15 années, comme il à déjà été dit, les registres des baptêmes, rnariages et sépultures recommencent avee cette annés, au 17 de janvier.
Le 30 d'août, inhumation du eorps de Marie-Angélique Amiot, épouse de Jean-Baptiste Petitelere, âgée de 30 ans, ‘“ décédée de mort subite.”
Le 27 de novembre, enterrement de Rose Dion, femme de Godefroy Gingras, âgée seulement de 18 ans, “morte en couche et inhumée avec son enfant ondoyé.”
Parmi les articles de la recette de cette année, on remarque le suivant : ‘“ Pour un millier de Bardean
(1) It est pan que M. Germain ot M. Ranvoyné étaient des
marchands de Québec. I! est mort au Château-Richer, il y a uno trentaine d'années, an M, mr ancien marchand de la ville, qui - devait être le Gescendant de celui dont il est parlé ici.
Ïly a ou un M; Ranvoysé curé, et son ynetaire, domeuraît à !
Sainte-Anne de Beaupré. Descandants;dans doute, de M. “ Renvoizé ” 2i-dessus, car {1 n’y avait point desélons do ce nom au 17mo sièole, Cette famille est éteinte. k
: à Mr, nt : 24 anchis- (65 6 seuh- », foites
, «chris l'égfise st néces-
dit M.
époque.
xtraordipour la
la somme
8, COMME ariages et | au 17 de
rie-Angélere, âgée
Dé Dion, de 18 ans, ondoyé.” année, on Bardeau
étaient des 4 ,il y a uno 1a ville, qui
demeuruît à
+ Ronvoizé
lme sièole.
provenant du restant de la couverture de l'Eglise, vendu pour le Calvaire : 12 livres. (1)
On a payé à Charles Vermet, pour avoir couvert en bardeau le côté sud ‘le l’église : 297 livres ; pour 16 milliers de bardeau à 12 liv. : 192; payé à Pierre Defoy pour 200 de pieux et 50 piquets pour la terre do l’église : 30 liv. ; payé à Charles Varmet pour avoir blanchi l'intérieur de l’église ét couvert et blanchi la chapelle des Morts : 50 liv.
Observons que c’est la première fois qu'il est fait mention d’une chapelle des Morts.
Argent en caisse : 194 liv. et 6 sous.
Le marguillier en charge est Jean-Marie Dagory. C'est la première fois que son nom paraît en cette qualité.
À partir de cette année (179€; on voit la signature de ‘“ F.-X. Larue Nre., ” agissant comme témoin à la reddition des comptes. Csfte signature paraît jusqu’en 1799 inclusivement, Nous aurons occasion de voir ce nom ailleurs.
(1797). La veille de Noël de cette année, on enterre Brigitte Rochon, femme de Joseph Martel, morte subitement à l’âge de 33 ans.
Raphaël Rochon, marguillier en charge, rend ses comptes. L'entretien de l’église prend une grande partie des deniers, comme suit : Pour la clôture de la terre de l’église qu’on a faitrétablir ; 19 1. 10 8. ; payé à Charles Villeneuve, forgeron, pour crochets des fonêtres et réparation du réchaud : 6 1. 188. ; (2) payéà Charles Vermet et à Louis Roberge, (3) pour réparations au clocher : 132 livres.
Au coffre-fort : 608 liv. et 8 sous.
(1798). Le 8 de janvier, Louis Peltier, de Beauport, épouse ‘ Elisabele ” (Zsabelle onu ÆElisabeth) Caro
(1) Li sera parlé de ce onlvaire, ayant alors 98 ans d’existonce, au chapitre intitulé : ‘‘ Souvertrs, légendes et monuments.”?
(2) Première mention d’un for. A
(3) Ce Louis Roberge est mentioäiné plus loin comme étant charpentier. Première mention d’un charpentier dans la paroisse.
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WU AU MUR % Wie) fu EH T0 uen RE EN : ? ÿ Nina ty * A t
(Carreau) ‘ fille de défunt Caro et de Josete Vesina, ” de Saint-Augustin. Eh
Le 5 de février, Joseph Bussière, “ de Saint henry ”
(très probablement Saint-Henri de Lauzon érigé en / | paroisse, en 1780) vient épouser une autre enfant do la / | aroisse : Françoise Gingras, veuve de défunt Joseph | anglois dit Traversy.
Un «autre, Joseph Sauvageau, de la paroisse des Grondines, se marie, le 17 avril, à Marie-Josephte Alain, veuve de Joseph Gauvin, de cette paroisse, |
Il est souvent fait mention de mariages contractés | | avec des personnes venant de Lorette, de la Pointe- 4 | aux-Trembles et de Charlesbourg, les époux venant, 1 presque toujours, se marier ici. à |
Le marguillier Louis Jobin fait rapport de 736 liv. et 10 s., montant de la rente des banes, cette année : e’ost le L 18 haut chiffre jusqu'à présent.
IL a payé au magasin de M. Germain et ailleurs, pour diverses fournitures pour la dite fabrique, suivant comptes et reçns exhibés : 154 1. et 16 8.
Toutes dépenses payées, on met dans le coffre 685 livres et 17 sous.
À la date du 3 de juillet, on lit, dans le livre des de
délibérations et des comptes : m
Vus et alloués les comptes, 3 juillet 1798. r pé Signé : + P, Evèque de Quebec.
Puis, au registre et à la même date, l'évêque a écrit: de
“Vus et approuvés dans le cours de nos visites.” E : On ne dit point si c'était uno visite pastorale ou À °P
autrement, s'il y a eu confirmation, etc. à M. Krangçois VÉzINa, los