TERRIBLE SINISTRE | UNE AVALANONE ÉCRASANT UNE MAISON
Sept personnes de tuées.
Cette année porte encore le nom d’Année de l'avalanche, Dans une paroisse où la vie devait s’écouler paisiblement ct sans incident remarquable, comme elle s’écoule.encore à Saint-Augustin, la mort instantanée de sept personnes à la fois, retirées des débris d’une maison engloutie at écrasée par une avalanche, était un événement qu'on ne pourrait oublier de longtemps, tant il était pénible parmi une A eur où tous les membres se connaissaient et vivaient comme des frères.
À cette époque (il y a 79 ans), les demeures étaient mer Vu toutes situées au pied de la côte, vu que église, le moulin à farine, les marchands, etc. y étaient établis, On pouvait y voir, le 13 février au soir, la demeure de Jean Villeneuve, de Marie-Anne Gingras, sa femme, et de leurs enfants, au nombre de six, Ce soir-là, la femme de Joseph Laurencelle (Geneviève Perrault) (1 recevait l’hospitalité sous ce toit, ne se doutant pas que cette maison devait lui servir de tombear: Avec six autres infortunés,
Le 14 au matin, les voisins furent tout étonnés de ne plus voir à sa place accoutumée la maison de Jean Villeneuve. Elle disparaissait presque entièrement sous l’avalanche de la nuit qui l’avait à demi renversée et écrasée, L’alarme fut me gate donnée et tous les habitants du bas de la côte, accourus en toute hâte avec des pelles et iles haches, se mirent à l'œuvre et eurent bien vite fini de dégager la maison de la neige qui l’enveloppait de toutes parts. À
Ce travail, cependant, devenait inutile pour sept des
(1) Ce Laurencelle, disent les registres, était journalier. Les Ancions : : de la paroisse assurent, eux, que c'était un maître d'école ambulant, se trouvant, cette nuit-là, à coucher loin de l’église.
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