‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 56 sur 147 · LA OHAPELLE DU VILLAGE OU DU RANG DES MINES · texte numérisé non relu

LA OHAPELLE DU VILLAGE OU DU RANG DES MINES

Comme on va bientôt le voir par l'ordonnance de Mgr Plessis, cotte grande et belle figure de notre histoiro ecclésiastique, ii y avait certainement une chapelle de pierre d’érigée dans le rang qui porte encore lo nom de Æang des Mines. On désignait cette chapelle sous le nom de chapelle du village, village étant un autre nom du rang des Mines. (1)

Rien, dans les archives de la paroisse, n'indique l’année où cette chapelle fut bâtie. Voici, cependant, ce qu’en dit M. l'abbé Sasseville, déjà cité :

Les concessions situées en arrière, vers la montagne, se trouvaient séparées de l’église par une assez grande distance et des chemins impraticables. On forma le zrojet de diviser Saint-Augustin et d'en former deux paroisses distinctes, Ce plan paraît avoir été mis en avant, vers 1786, au temps de Mgr d'Esgly, On construisit un peu plus tard un grand édifice en pierre, sur le rang appelé Rang des Mines, et qui servit de chapelle pendant quelques années. Mgr Plessis, juge«nt que ces deux paroisses seraient incapables de se soutenir, les réunit en une seule, fil fermer la chapelle d’en haut, ordonna la construction d'une nouvelle église, dont il fixa le site à l'endroit actuel, (2) pour accommoder les parties les plus reculées de la paroisse, et il fit cesser une division qui aurait eu pour effet d'affaiblir une des plus belles paroisses du diocèse, I] ne faut pas croire, cependant, que cette mesure rigoureuse fût bien accueillie de tout le monde. Mais, comme disait un bon vieux de ces temps-là : “ Voyez-vous, Mgr Plessis, c'en

élait un homme ! onne badinail pas ; fallut bien se soumettre."

(1) Ce nom de rang des Mines n’est point dû à l’oxistence de mines connues. Les Vieux que j’ai consultés m'ont dit que ce nom lui est venu de ce que ses habitants étant tous où presque tous relativement riches, on nuraît dit, dès les commencements : ‘* Dans ce rang, pas de pauvres ; c’est le rang des Mines, et cette appellation lui est restée.

(2) En 1884.

fois,

ance

ce de notre , une porte , cette » étant

dique ndant,

ne, 5e istance diviser es, Ce de Mgr Hifice en ervit de unit que s réunit la con- ‘endroit es de la our effet

roureuse isait un sis, c'en mettre.”

de mines Qui lui ost ativement hg, pas de restée.

La chapelle d'en haut, comme on l’a toujours appelée, (1)

existe encore et a élé convertie en grange, depuis plusieurs .

années.’’

Ce qu’on vient de lire, corrobore ce que l’auteur de ce travail historique a pu recueillir lui-même de ia bouche des anciens de la paroisse, entre autres de M. Jacques Jobin, habitant du rang des Mines, grand causeur, ayant conservé toute sa mémoire, partisan zélé de son rang, et né en 1809. Voici ce qu'il dit.

L'église du rang des Mines fut bâtie avec Papprobation de l’évêque du temps de sa construction, sans pouvoir en préciser la date, et elle fut fermée vers l'année 1815 ou 1816. Les raisons données par les habitants du rang, pour y avoir une chapelle, étaient qu'eux et les habitants du rang de Sainte-Catherine, situé en arrière, (2) avaient une trop grande distance à parcourir pour aller à l’église de l’Anse-à-Maheu, avec sa côte raide et impraticable, à certaines saisons de l’année, et des chemins, pour s’y rendre, qui ne valaiont vas mieux, (Quelques-uns de ces habitants avaient 3 ieues et demie, et d'autres jusqu’à quatre lieues de leurs demeures à la “ vieille église.”

Il y avait obligation pour les habitants du rang des Mines d'aller, à tour de rôle, chercher le curé et le remoner, les jours de fêtes et les dimanches, jours où le curé binait, suivant Ina permission qui lui était accordée par l'évêque.

Les services, cependant, se chantaient dans la vieille église, et les sépultures se firent toujours dans lo cimetière d'en bas. C’est encore en bas que se célébraient les mariages et que l’on baptisait.

Jusqu'au jour où cette chapelle fut fermée, les habitants d'en haut avaient toujours entretenu l'espoir

(1) Mgr Plessis, dans l’ordonnance que l’on va bientôt lire, l’aplle la ‘“ chapelle du Village,’ et pour qu’il la désignât sous ce nom, Saga qu’elle fût sonnue sous un autre nom que celui de chapelle ’en haut, (2) La paroisse de Sainte-Catherino n'existait pas alors : elle n’a été fondée qu'en 1832.

ri

NET Le, LS 'ATRAReNr

ue l’évêque leur donnerait un curé à eux ; mais Mgr Plessis en décida autrement ; et l'on reconnaît, aujourd’hui, (on était loin de le reconnaître, alors) tout ce qu'il y avait de sage dans cette décision.

Malgré ce désir, bien naturel après tout, d’avoir une église et un curé, les habitants d’en haut, bien différents, sous ce rapport, d'autres paroissiens révoltés, () se soumirent : leur évêque avait décidé, et cela leur suffit, comme leur soumission fait le plus grand honneur à leurs sentiments religieux, Ils croyaient alors et croient encore, ces braves habitants de Saint-Augustin, à cet axiome qui doit être la règle de conduite, dans toutes les difficultés religieuses, des bons Catholiques : ‘ Roma locuta est, finita est causa.”

C'est cet espoir d’avoir un prêtre ee bon jour, qui avait engagé les habitants du rang des Mines et ceux de Bélair à bâtir leur chapelle, (assez grande pour servir d'église,) courageusement, généreusement et très rapidement : en un seul été.

On s'était, de plus, fortement cotisé pour meubler convenablement cette bâtisse, acheter les ornementset toutes les autres choses nécessaires au culte, faire des chambres propres, au-dessus de la chapelle, à l'usage du desservant.

Enfin, cette chapelle, objet de tant de déboursés, de travaux et de soucis, fut fermée sous M. le curé Lefrançois (nous verrons plus tard en quelle année et combien de temps elle avait été ouverte :u culte).

Lorsqu'elle fat close, par ordre de l’évêque, tous les ornements, meubles, linge, etc., furent transportés à la nouvelle église et l'on donna la permission aux propriétaires de bancs, dit M. Jacques Jobin, de transporter ces bancs dans la nouvelle église d’en bas (l'église actuelle) où ils pourraient leur servir dé siéges HN Tous profitèrent de cet avantage, moins deux ou trois propriétaires qui préférèrent laisser gd leurs bancs dans leur chapelle plutôt que de

es voir servir dans l’église rivale.

(1) Trois-Pistoles, autrefois, et, aujourd’hui, Kamouraska.

, Mgr Jour ut ce

ir une srents, G) se

de pour tet très

neubler nents et ire des l'usage

boursés, le curé innée et D).

tous les tés à la On aux bbin, de d'en bas vir dé antage, laisser que de

DU NE 2 CAR AAA ODA 1 PARLE 1 PA NAN BAL à 4 . (CM

DE SAIÏNT-AUGUSTIN 157

Cette vioille relique est encore debout ; mais, hélas | elle est convertie en grange après avoir vus célébrer, dans son enceinte, le plus grand et le plus consolant des mystères de notre foi. Œlle est devenue la

ropriété de M. Pierre Jobin, celui-là même qui a bâti e calvaire érigé dans le rang des Mines, à une petite distance de la chapelle, ot dont il sera parlé au chapitre des Souvenirs, légendes et monuments. Voici comment cette construction lui est échue:

Lorsque cette chapelle fat bâtie, non pas en 1786, mais en 1804, le terrain du site, avec la terre dans laquelle il so trouvait enclavé, appartenait aux Dames de l'Hôtel-Dieu. Plus tard, elles vendirent cette terre à M. Pierre Jobin, qui, par cet achat, se trouva propriétaire non-seulement de la terre, mais des “ bâtisses ci-dessus construites, circonstances et dépendances, ” comme le veut le style des notaires.

L'ordonnance de Mgr Plessis trouve sa place ici, maintenant, et s’expliquera plus facilement au lecteur, après la lecture de ce qui précède.

L'évêque commence par appronver les comptes, depuis sa dernière visite sg ‘et compris celui de Joseph Martel, marguillier en chärge de 1806, puis il continue immédiatement :

“ Avons permis et permettons aux habitans de la première et de la seconde concession (1) d’environner d'un mur de cinq pieds de haut le cimetière tel qu’il existe aujourd’hui et de couvrir en bardeau le rond point et le côté nord-ouest de l’église, pourvu que le tout se fasse à leurs frais et non à ceux de la er gg ot qu'ils ne puissent contraindre personne à y conribuer, s

Nous avons aussi ordonné que les habitans des deux seules premières concessions reudroient (2) le pain bénit à l’église paroissiale, ceux des autres concessions ayant assez à le rendre

à la chapelle du Village où l'office paroissial se fait alternativement.

nencerrmmensse

(1) Le rang du bord du fleuve ut le premier sur le haut de la côte, (2) On se servait encore de l’ancienne orthographe pour les impar-

faits des verbes et autres mots : j'avois au lieu de avais, et anglois au lieu de anglats.

El PA M " DU \ LE EU le

Ha UT A, e 7 ’ RAR RU ne RER OT LU TE OLA TTPALES L'ATAR DEL TO TT RE CG LE SMART IA te) M \ FAI COR DUT À ' |

158 HISTOIRE DE LA PAROISSE ÿ

Enfin nous avons permis à M. Vézina curé de dire deux q messes tous les dimanches et fêtes d’ob'igation jusqu’à ce qu'il ( y ait au village (rang des Mines) une chapelle aussi vaste que l’ancienne église,

Fait à St-Augustin dans le cours de nos visites le 3 juin 1807, te

Signé : + J. O. Ev. de Québec.” (1) l'é

Deux jours auparavant, le premie”, Mgr Plessis d. avait conflrmé 282 enfants. |

Argent en caisse pour cette année : £33. dé

Remarquons en passant un nom qui paraît pour la | première fois, le 19 de juin : celui de Louis Langevin, gu

marié à ‘ Josophte Frêné ” (Fresnay).

Deux morts subites, cette année, dans le même mois et à deux jours de distance seulement: celle de Madeleine Laberge, épouse de Joan Tapin, le G d'octobre, à l’âge de 88 ans ; puis, le 8, celle d'Angélique Tessier, épouse de Joseph l'Erpinière, âgée de 72 ans.

(1808). Le 21 de janvier, Madeleine Girard, épouse de feu René Letarte, meurt à l’âge de 100 ans. Elle était très probablement la seule, dans la paroisse, qui

ouvait se vanter d’avoir vu la première chapelle de ois de Saint-Augustin et{d’avoir connu M. Descormiers, qui en fut le desservant de 1707 à 1710.

Le 29 de mars, Joseph l’Erpinière, âgé de 80 ans, meurt subitement.

Le 17 de mai, Louise Crépeau, (2) épouse de feu Ignace Dorval, meurt à l’âge de 91 ans.

Le 9 de juillet, Joseph Chatigny, époux de défunte À 4, Geneviève Gauvin, quitte ce monde après y avoir

FC vécu près d’un siècle : 98 ans. ( a, Le 14 de novembre, Louis Huot, marchand de Bourl Québec, se marie à Angélique Marois, fille de feu | Prisque ot de Véronique Racette. @) Le 2 de décembre, M. le curé baptise ‘“ sous condition (2) Louis, jeune enfant âgé environ de dix-huit mois, et. Ai ‘à ven (1) Pour plus de renseignements au suiet de cette chapelle, voir la a] 2me partie : Æistoire civile, sous le titre : Troisième scigneur. D duc.

(2) Ce nom parat, pour la première fois.

É PR F PTE AEU PEUPLE En AN TNINNI JR boiiés " ue NTM OO D Ne APR Nul detecte LIT ter MO Le 407 ST Din ANSE MANN à sn i “x Ua PA) Mo ny At da MEANS \l 5m HAT NAN AA RAP (' L } 14

% | ! y Cf j M

doux qui a été trouvé dans le parloir de l'hôtel-Dieu de x qu'il Québec.” Il mourait 12 jours après, à Saivt-Augustin. Le que Le & du même mois, on inhume le corps d’un colporà 1807 tour de la paroisse du nom dé Jean-Baptiste Turcot, à

l’âge de 55 ans et marié à Marguerite Morin.

"(0 Une seule mort subite pour cette année: celle

>1essis d'Augustin Doré, à l’âge de 43 ans.

La recette de 1808 sur la dépense formait le chiffre de £67.7.9 ou $229.55.

pour la (1809). 1x fabrique regoit de Michel Kézel, (1) mar- 1gevin, guillier en exercice, la somme de £192.0.4, excédant M do la recette sur la dépense.

le mois Le 28 de janvier, naissait Jacques, fils de Lou. Jobin elle de et de Josephte Ratté. IL était baptisé le lendemain , 0 6 À par M. Vézina. Ses parrain et marraine furent:+ d'Angé- Jacques Julien et Marie-Anne Jobin. a e de 72 Le lecteur a déjà vu le nom de F.-X. Larue, notaire,

Le 19 de juillet, son nom paraît de nouveau, dans | épouse l'acte suivant :

s, Elle sse, qui ipelle de

Le dix-neuf juillet, mil huit-cent neuf par nous soussigné curé a été baptisé Adolphs, né ce matin du légitime mariage de françôis Larue notaire de la a aux trembles et de

ormiers, magdeleine hains; (3) le parain ‘pierre Méthot, la maraine adélaide Lacoursière qui, avec le pére présent, ont signé avec nous.

| 80 ans, Signé : P, Méruor, | ADÉLAÏDE LACOURSIÈRE, de feu : à "FX. LanuE, $ VézinaA ptre.

défunte Cette famille LaRue, devenue nombreuse, est y avour originaire de la Pointe-aux-Trembles. On voit que, cette année, c'était un nommé Louis .s a Bourbeau, qui était le meunier du moulin banal. Il se

(1) On éorit aussi : Quézel et Quésel.

ition ) nt tencore: c’est un v t onditio @) L'enfant de 1809 vi ielllard alerte dont il ct s déjà été parlé. Nous lo reverrons de nouveau au chapitre des mois, ventre, légendes et monuments.

| (3) Ce nom paraît, d’après M. l'abbé Tanguay, s'être écrit de elle, voir la prun manières: Berrard dit Anse, Aie, Hame, Haine, Hens et ce. 7

ur.

ET LS er 1 AG) re # AE EE Sd

ere

NONBUUT DU au va aus

AR HI LANTA AV | : y " ,

' à ù | A à L'MRUACUT y el Le LIN DA ID IL) DE : v ! *:! « CAE ' RU d N'f CDN ONT

mariait, le 8 d'août, à Thérèse Bourbeau, fille d'Augustin et de Thérèse Constantin. ; Le premier enterrement de laïque, dans l'église, est celui d’Etienne, fils d'Etienne Garenne, menuisier, de Québec, et de Julie Vézina. C'était un enfant de 7 ans . j et 18 jours. , ( Ce fut en cette année (1809) que Mgr Plessis fit | r choix du site qu'occupe l'église actuelle, Les travaux d commencèrent dans l'automne après la bénédiction de

la première pierre par Messire Descheñaux, vicaire ” général et curé de l'Ancienne-Lorette. pa (1810). En consultant les archives, on voit que, depuis 1720 à peu près, jusqu’à cette année, plusiours si the de Québec viennent mourir à Saint-Augustin, We où quelques-uns étaient en nourrice, E On trouve, à la date du 6 de février, le mariage de Pierre Côté, potier, à Charlotte Carpentier C’est la u première fois qu’il est fait mention d’un potier demeu- ! Fe rant dans la paroisse. pa Ce métier a disparu du pays depuis plusieurs années; | mais, il y à trois quarts de siècle et bion auparavant, le ! sie | jouait un rôle important dans le commerce sar omestique, alors que ‘hos Pères se contentaient, sur cu leurs tables, de vaisselle de terre; On se rappelle avoir À fi vu les objets de poterie de cette époque, conservée 4 dans quelques familles, comme les terrines, pots, cru Æ + ches, etc, | 4 db Il y avait encore, dans ce temps-là (il y a comme Æ un demi-siècle) un homme qui passait par les maisons À Lt avec sa boutique sur le dos : c'était le fondeur de cuil 4 Jour lères, qui raccommodais aussi les chaudrons et la vais- | i selle cassés, ou fêlés. L'arrivée de cet humble ouvrier, don

sous le toit de nos campagnes, était saluée avec plaisir Æ p, ar les enfants, qui aimaient à suivre avec attention 4 ke rs nécessaire à la formation de ces grosses 4 cuillères auxquelles le fondeur donnait un certain poids

fixe, car elles devaient aussi servir à peser la laine, k: (2)

filasse, otc, dans les balances de bois d'alors. Ces chapi

ALTRMNÉTE 0 À \

e d'Au-

glise, est isier, de de 7 ans .

lessis fit travaux iction de , vicaire

voit que, lusiours Fugastin,

ariage de C'est la er demet- !

rs années ; aravant, le * commerce aient, sur je elle avor !

pots, cri: 4

Y a COMME À ea MAÏSONS :

ur de cui !

et la vais- | le ouvrier, :

vec plaisir 4 | attention :

conservée 4%

balances n'avaient pas le fni, le lustre des balances d'aujourd'hui; mais elles avaient une qualité que cellesci n'ont pas toujours : elles donnaient le poids.

Le dernier acte de M. Vézina, comme curé de la paroisse, à la date du 30 de mars de cette année (1810). C'est l'acte de sépulture de Barbe, âgée de 4 mois et 12 jours, fille d'Alexandre Charron, cordonnier de Québec.

Viennent ensuite actes signés de M. L.-J. Desjardins, chapelain de l'Hôtel-Dieu : deux du premier d'avril, et deux du lendemain, (1)

Puis, le 15 et le 22 du mois, viennent trois actes signés par M. Poulin de Courval, qui sic itule : ‘ Curé de Neuville, desservant Saint-Augustin ot les Ecureuils. ”

Le 24 d'avril, M. D. Daulé signe un acte de baptôme, uis apparaît, l 12 de mai, la signature de M. A. efrançois, qui devait êtro longiewps curé de la

paroisse.

Il paraîtrait, d'après 0e qui préeède, que les paroissiens de Saint-Augustin furent un mois et trois jours sans curé, après le départ de M. Vézina, puisque M. le curé de Neuville, ou de la Pointe-aux-Trembles, en faisait les fonctions à titre de desservant,

Par une note écrite de la main de M. Lefrançcis, on

. serait porté à croire que ce monsienr fut nommé curé de la paroisse le 4 de mai, quoique son premier acte ne date que du 12. Il peut se faire aussi que cette note : “ 4 mai 1810, ‘’ ait été mise là pour indiquer le

. jour de son arrivée dans la paroisse, (2)

Un acte du 27 de juin fait voir que Christian Becker,

dont ila déjàété parlé, était meunier à la place de Louis Bourbeau.

(1) Ce curé vénérabie s'était réfugié dans la Nouvelle-France à la date des horreurs de la vieille

(2) Pour la notice biographique concernant M. Vézina, voir le chapitre intitulé : ‘ Missionnaires et curés. ?’

Le" do juillet, on enterre le corps de Paul Végia dit JLabonté, âgé de 25 ans, journalier de Saint-

Hyacinthe de Maska, “fils d'Antoine Végia dit ] Labonté et de Françoise Lépreu dit Mantois, décédé la r veille en remontant de Québec, en canot avec Augustin ! | Végia, son frère, de mort naturelle, comme il paroît L par la déclaration du dit Augustin Végia et par le procès verbal de visite de Louis Gaboury, Lieutenant Le des Milices de # :nt Augustin du six du courant, signé I du dit Lieutr et de Jean Moisan et François Dubeau témoi. ,,pelés à cet effet, etc.” n A l’âge de 16 jours, le 17 août, un autre enfant de Québec mourait à Saint-Augustin, C'était le fils #? d’1sidore Rosa, calfat de la ville, et de Marie Curadeau, où sa femme, l'e On a payé, cette année, £10.6.8 pour la clôture de pou la terre de l’église, et il restait au coftre une somme ce de £239.9,9 ou 8957.95. Vr À partir de cette année, la rente des bancs augmente rél dans ses prix, vu sans doute les dépenses extraordi- po naires qu'entraînait la construction de la nouvelle 1 église. C'est ainei que le 27 de mai, le 4me banc de o la rangée du milieu, au cété de l'Epitre, rentré à la fabrique par la mort de la veuve Vallière, a été adjugé Æ x: à son fils Romain Valllière, à raison de 16 chelins et3 À ++ sous de rente annuelle. 1 | Le 8 juillet, la fabrique rentre en possession du banc Æ on d'Augustin Gingras, décédé. Il est adjugé à Augustin Æ y, Petitclere, à raison de 23 chelins et 9 sous de rente Æ annuelle. | 1 DE 1811 A 1820. en DH lon

(1811). On vient de voir qu'il avait été payé, l’année | en « précédente, £10.6.8 pour la clôture de la terre de À que

l 1” D no ans les dépenses de cette année, il y a encore. ( £19.3.4 pour le même objet. Balance en main: Æ dem

+ 2279.18, 34, ou $1,118 et soixante ot quelques centins Æ en 0

1 Végia ; ms #4 pia dit écédé la Lugustin 1 paroîl t par le eutenant nt, signé Frangois nfant de t le fils Curadeau,

clôture de

1 somme

augmente extraordih nouvelle e banc de entré à la

été adjugé * \elins et à |

on du banc Augustin | s de rente 4

yé, l'année !

\ terre de 4 A encor :

en mai: | es contins }

DE SAINT-AUGUBTIN 163

Augustin Bourbeau était le marguillier comptable. Le 2 de mai, sépulture de Pierre-Paul, fils de Jeannine Vézina, ‘“ Capitaine de Milices de Saintugustin.” 21, un nommé Joseph Lebœuf, de Sainte-Anne de la Pérade, meurt à Saint-Augustin et y est enterré,

Le 2 septembre, il naît deux jumeaux baptisés sous les noms de François et de Pierre. Père et mère: Louis Quentin (Cantin) et Marie-Angélique Côté.

Le cas suivant est assez rare pour mériter une mention.

Le 9 d'octobre, Joseph Drolct et Angélique Benupré réhabilitent le mariage qu'ils avaient invalidement contracté, six ans auparavant, sans avoir déclaré l'empêchement du quatrième degré de consanguinité existant entre eux, et ils reconnaissent leur appartenir comme légitimes et habiles à leur succéder leurs trois enfants : Joseph, Jean-Noël et Marie, Avant cette réhabilitation ou second mariage, ils avaient dû se pourvoir d’une dispense de Mgr Joseph-Octave Plessis.

Au commencement dé l'hiver, la fabrique rentre en

ossession du banc de Brigitte Vallière, veuve de

harles Cottin-Dugal, décédée. Ce banc est adjugé à Nicolas Drolet pour une rente annuelle de 20 chelins et 10 sous,

On voit encore le nom de Louis Barbeau mentionné comme “meunier de la paroisse,” puis le nom de Louis Valin comme colporteur : c’est le deuxième colporteur nommé.

Plusieurs enfants, issus de parents de Québec, sont enterrés dans le cimetière de cette paroisse, sans que l'on puisse savoir an juste la raison de ces inhumations an dehors de la paroisse des parents; car il est évident que tant d'enfants ne pouvaie: pas étre tous on nourrice ici.

(1812). La paroisse n'avait pas où de morts subites, depuis un certain nombre d'années ; mais l’année 1812 eu cnregistre deux : celle de Charles Ratté, célibataire

Kw 7 Lo (D Hat:

Page 1