‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 68 sur 147 · ÉREOTION DU CHEMIN DE LA CROIX A SAINT-AUGUBTIN · texte numérisé non relu

ÉREOTION DU CHEMIN DE LA CROIX A SAINT-AUGUBTIN

Ce chemin de la eroix fut érigé soit en avril, soit on mai de cette année ; on ne saurait le dire au juste, vu que M. Miletie n’a pas mis de date aux deux écrits que nous allons lire. Le document latin autorisant lo curé à établir un via crucis dans l’église porte la date du 13 avril, et il est fort probable que l'érection en eut lieu, sinon dans le même mois, au moins dans le mois suivant.

Voici le premier de ces écrits sans date et intitulé : ‘ Erection solennelle du chemin de la croix, en l'Eglise paroissiale de St Augustin.”

Nous, Augustin Milette, curé soussigné, jaloux d’associer de plus en plus notre troupeau à la passion du Sauveur, et de lui prouver le bienfait des Indulgences, avons sollicité de l’Ordinaire n° lui plut nous obtenir le pouvoir d'ériger le chemin de la Croix.

Notre supplique a ét6 accueillie favorablement comme il apparoît (2) par le Bref dont la teneur suit :

Vient le bref de l’archevêque contresigné par ‘“ Eamundus Langevin, Pter Sub. Secretarius.” Au bas de ce bref, on lit:

En conséquence, nous, Augustin Milette, avons invité le Révérend (3) Messire Louis Edouard Parent, curé de St- François de Sales de la Pointe aux Trembles, à établir le chemin de 1a Croix, en la dite Eglise, conformément au bref ci-joint et il l'a établi en présence de Messieurs Joseph Laberge, François Boucher, Etienne Payment, et de nous soussigné avec les messieurs ci-dessus nommés.

Signé : Ju. LABERGE. ptre.

Frs. Boucaen, ptre. Er. PaymEenr, ptre, AUG, MILETTS, ptre. L. E. Farenr, ptre.

(1) Oui ! un sept, ou un set, anglicismo favori de nos jours employé même pur nos pme

(2) Encore l’ancienne orthographe pour les verbes : i7 apparoft au lieu de apparaît.

(3) Ce titre d'honneur ne se donne qu'aux prélats, aux religieux et religieuses, Les ministres protestants ont accaparé cetitre. Four les prêtres séculiers, on doit dire: Messire.. ou M. l'abbé... Ce mot abbé s'applique à tout homme revêtu de l’habit ecclésiastique.

Un certificat de publication de bans fait voir que, cette année, Messire Tanguay était le curé de In nouvelle paroisse de Saint-Raymond.

Théophile Brunet était un autre aubergiste de la

aroisse, dont le nom paraît pour la première fois, ans l’acte de baptême de Joseph-Zénophile, (1) son enfant, né le 4 juillet.

Le 29 de juillet, un homme inconnu est enterré dans cette partie du cimetière réservée aux enfants morts sans baptême,

(1850). Le corps d’'Angélique Moisan, épouse de Joseph Petitclerc, est enterré dans la nef de l’église, le 17 janvier, Elle était âgée de 72 ans.

Une des plus anciennes personnes de la paroisse, sinon la plus ancienne, mourait le 26 d'avril : c'était ‘ Brogite ” (Brigitte) Côté, épouse de Charles Desroches, Elle était âgée de 98 ans. Elle était donc née au temps où M, Dunière était le curé de la paroisse, et c’est | à ogg lui qui l’avait baptisée dans la vieille église,

Le 12 juillet fut remarquable par l’abjuration que firent deux Proiestants des erreurs de leur secte. Le premier Jean-Guillaume Pryor, âgé de 25 ans ot fils

(1) On commençait déjà à trouver que les noms donnés par nos Pères à leurs enfants, n'étaient pas assez beaux, quoiqu’ils fussent tous empruntés aux noms dés saints. Le pauvre aubergiste Brunet, il est fort probable, aurait été bien en peine de donner la signification du nom de Zénophile, que M. Milette écrit : Zénofile. Pourquoi cet amour ridicule de Zénon, qui, il est vrai, fut un philosophe grec célèbre, mais qui n’était, après tout, qu’un païen ? Ce goût bâtard indique un manque ou de cœur, ou d'intelligence.

Déjà, depuis quelques années, les registres font voir que la manio des noms en a se répandait jusqu'ici. On y lit : Avilda, Paméla, Ida, ve Pronons ce dernier nom, et voyons si un père devrait le donner à : sa fille.

‘ Léna, Fille de Thestieus et fomme de Tyndare, roi de Sparte. Jupiter en étant devenu amoureux, se changea en cygne pour la séduire ; au bout de 9 mois, Léda accoucha de deux œufs, de l’un desquels sortirent Pollux et Hélène, et de l’autre Castor et Clytemnestre, ete.’?

Est-il possible dv des Catholiques rejettent des noms de saints pour 58 aan enfants baptisés des noms aussi sales de la mythologie païenne

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de Guillaume William (1) Pryor etd'Elizabeth Edwards. Le père était absent, et les parrain et marraine furent : Joseph Juneau et Josephte Racette,

L'autre abjuration fut celle de Jean-Baptiste Thomson, (2) âgé de 18 ans et fils de Jacques Thomson et de Marie More. ,3) Le père était absent aussi. Le parrain : Augustin Vallière ; la marraine : Sophie Ratté,.

Angélique Vidal, épouse de Louis Constantin, mourait à Québec, le 24 juillet, Elle fut inhumée dans la nef de l’église de Saint-Augustin, le 27. Elle était âgée de 78 ans.

Deux Irlandais catholiques, domiciliés dans la paroisse, font baptiser leur enfant Marguerite, le 19 août. Leurs noms étaient : John Skeahan et Honera Callenan, (4)

Basile Jouineau onu Juneau et son épouse, Julie Tardif, font baptiser, le 3 septembre, un enfant auquel ils donnent le nom de Simon-Dina. (5)

On voit, par un certificat au sujet d’un mariago, que M. Proulx, prêtre ei distingué, était euré de Québec, en 1850.

À partir de 1800 à venir jusqu’à cette année inc:usivement, un demi-siècle, on rencontre les actes de baptême de 17 enfants illégitimes. IL y a là uno erreur qui à déjà été indiquée ailleurs, et cette erreur est duo

(1) M. Milette a pris Guillaume et William pour deux noms différents, tandis qu’ils ne sont que Ia traduction l’un de l’autre.

(2) Probablement Thompson.

(3) Probablement Morril.

(4) Plutôt Callaghan ou peut-être Coleman,

(6) La maladie des noms en « devait donc engager les gens à donner des noms de filles à des garçons ?

Dina fut le nom de Ja fille de Jacob avec Lit, et l’on ne voit pas bien comment on peut affubler un garçon de ce nom.

Mais voici qui surpasse tout ce que l’on peut voir en fuit de noms ridicules.

Le 10 octobre, Louis Martel, marchand, et Angèle Robitaille font baptiser un enfant auquel ils ont le courage de donner les noms de Psalmold-Ethiwold ! ! ! Où ce marchand avait-il pêché ces noms ? Supposez que cet enfant soit mort octogénaire, quel suppl: que de portor Psalmold-Ethiwold quatre-vingts ans !

à ce que les curés, avant M. Lefrançois, ne disaient pas, dans les actes, l'endroit de naissance des enfants paturels qn'ils baptisaient, et c’est ainsi qu'il est porté au compte de la paroisse plusieurs naissances d'enfants illégitimes nés soit à Québec, eu dans ses environs.

M. Lefrançois, jaloux de sar:vegarder la bonne réputation de ses paroissiens, ajoutait teu'ours, après le nom de l'enfant : ‘“ Né ou née de parents inconnus de Québec, ” ou “ de Lorette, ” ou d’ailleurs. Quand l'enfant naturel était de la paroisse, il avait le soin d’:outer, après le nom : ‘“ Né ou née de parents inconnus de Saint-Augustin. ”

Or, ce curé a desservi la paroisse le long espace de 38 ans, 5 mois et 4 jours, et, durant tout ce temps, il n’y a ou que cing naissances d'enfants illégitimes. La proportion arithmétique entre 38 ans et 12 qui restent pour former le demi-siècle, ne donne pas deux enfants naturels pour ces 12 ans, De cette manière, ce n’est pas 17 qui est le chiffre des naissances d'enfants illégitimes, da 1800 à 1850, mais à peine 7, où 10 de plus que le nombre indiqué par les registres et

ar l'omission regrettable des prédécesseurs de M. efrançois.

“Maintenant, on pourrait demander comment il se fait que ces enfants illégitimes soient venus à Saint- Augustin, pour y être baptisés ? La résonse est bien simple à donner,

Les habitants de la paroisse, généralement fort charitables, ont adopté plusieurs de ces enfants que les curés baptisaiont sous condition. Ceci est tellement le cas, que quelques-uns do ces enfants d'adoption, mariés, plus tard, dans la paroisse, portent encore, dans les registres, leurs noms de baptême seulement, quelquefois suivis du mot : Délaissé. (1).

Il est fait mention, pour la première fois, de l'orgue, comme nous le verrons bientôt.

f1) Voir 0e qui a déjà 6t6 dit à ce sujet.

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La rente des bancs a encore rapporté le chiffre de £165.12.5.

On a déboursé pour les 2 chapelles, le presbytère et la salle publiqne des habitants : £350.3.10 ; pour le jubé de l'orgue ; £25, et il restait encore au coffre : £265.7.8. Ajoutez à cela la balance due par la fabrique de Saint-Raymond (elle a payé, cette année, £25 sur son emprunt de £150) £125, et vous aurez à l'avoir de la fabrique de Saint-Augustin, en 1850 : £390.7.8.

(1851). Les dépenses extraordinaires de l’année sont de Æ£305.19.0, dont Æ£231.10.8 pour la peinture des banos de l’église et pour l'orgue. Il ne restait plus au coffre, après avoir payé toutes les dépenses ordinaires, Fe £78.11.3, sans compter les Æ£125 dûs par la abrique de Saint-Raymond, formant un avoir de £203.11.3, ou $814.25.

Les actes de 1851 nous apprennent que le curé de Sainte-Catherine était M. O'Grady.

Le trois mars, Pierre Mercure, âgé de 70 ans, époux de Louise Ouvrard, meurt subitement. Je procèsverbal de l'enquête tenue sur le corps, écrit par M. Panet et adressé à M. Milette, est redigé en anglais !.… Pas de commentaires.

Le premier de mai, Madeleine, fille de Jean-Baptiste Moisan et de Félieité Galarheau, est enterrée dans l'église, Elle était morte le 29 d'avril à l’âge de 70 ans.

e 20 d'août, est baptisé Charles-Chrisante (Chrysanthe), fils de Charles Huot, Instituteur, et d'Olive . Légaré.

Le 23 septembre, Michel Gauvin, narchand ce l'Ancienne-Lorette, se marie à Julie Petitclerc, fille de Joseph, de la paroisse de Saint-Augustin.

(1852). Les ragistres de cette année font mention de M. Bédard comme curé de Saint-Raymond. Remarquons en pos que cet excellent prêtre, mort jeune, à fait un bien immense à cette nouvelle paroisse, et comme

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curé ot comme ami de la eolonisation. Il peut à bon droit être considéré comme le fondateur de cette paroisse devenue si prospère.

Le 19 avril, Marie-Olive Moisan, épouse de Pierre Marois, forgeron, donne le jour à deux jumelles. Elles reçoivent au baptême les noms respectifs de Philomène et d'Enriette (Henriette).

Le 28, sépulture d’un homme trouvé noyé sur le bord du fleuve. Le procès-verbal de l'enquête tenue par M. Panet est encore rédigé en anglais

Le 15 de maï, Henriette Jobin, âgée de 19 ans, es inhumée dans la nef de l’église. Elle était fille de Charles Jobin et d'Angélique Drolet, de la Pointe-aux- Trembles.

Charles Fiset, époux d’Angélique Laperrière, meurt le premier de juin, à l’âge de 89 ans. C’est la personne la plus âgée décédée en 1852,

e nom dé Messire Auclair, curé actuel de Québec, paraît, pour la première fois, dans un certificat de pros des bancs de Louis Drolet, qui se mariait,

e 6 juillet, à Marie Marois, fille de Pierre,

Il se célébrait cinq mariages, le 27 juillet.

lo Philippe Rochette se mariait à Julie Gilbert, fille de François.

2 George Cantin, de l’Ancienne-Lorette, à Apolline Laberge, fille de Leuis, de Saint-Augustin.

30 Jean-Bte Moisan, domicilié à Québec, épousait Julie Côté, fille de feu Joseph, de Saint-Augustin.

40 Jean-Bte Bertrand, des Ecureuils, se mariait à Luce Petitclore, fille d'Augustin, de Saint-Augustin.

. bo Olivier Petitclerc, domicilié à Saint-Raymend, se mariait à Flavie Cantin, fille de Prisque, de Saint- Augustin.

e 24 d'août, Jean Rochette, marchand de la paroisse, épouse Emilie Meunier, fille de Joseph.

La fabrique de Saint-Raymond a payé Æ£25 en à-compte sur son emprunt de £150.

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du salaire de l'organiste. Il avait un prix bien modeste : £12.10.0 pour lan.

On a payé pour les chandeliers des 3 autels et du banc des marguilliers : £38 ; pour 2 tapis et pour faire accorder l'orgue, etc. : £4.0.7.

Joseph Jobin, marguillier en charge, remet à son successeur la somme de £432.1.3, laquelle, ajoutée à £100 dûs par la fabrique de Saint-Raymuend, forme le montant de £532.1.3 ($2,128.25) comme avoir de la fabrique de Saint-Augustin, en 1852,

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