‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 69 sur 147 · PIERRE FLAVIEN TURGEON · texte numérisé non relu

PIERRE FLAVIEN TURGEON

par la miséricorde de Dieu et la grâce du saint Siége apostolique, archevêque de Québec, etc., ete., etc.

À tous ceux qui les présentes verront savoir faisons que, vu la demande à mous faite par Monsieur Augustin Milette, curé de S. Augustin, tendant à ce qu'il nous plaise étahlir, dans la dite paroisse, la dévotion des Quarante-Heures, nous avons accordé et accordons par les présentes, en vertu d’un indult du 8 juillet 1852, jusqu'à révocation, l'indulgence plenière avec exposition du St Sacrement, qui aura lieu les lundi, mardi et mercredi qui suivent le second dimanche du carême, à tous les fidèles qui, s'étant confessés et ayant communié, visiteront, l'un de ces jours, l’église de la dite paroisse de S, Augustin et y prieront à l'intention du Souverain Pontife,

Sera le présent diplôme lu au prône de la messe paroissiale de S, Augustin le premier dimanche après sa réception.

Donné à Québec sous notre seing, le sceau de nos armes et le contre-seing de notre secrétaire, le seize de février, mil huit cent cinquante-trois.

Signé : + P.F, Archev. de Québec.

Par Monseigneur,

EnwonDp Lancevin P

j Secrétaire, Augustin Gaboury rend ses comptes,

La rente des bancs s'est élevée à la somme de £162..

11.2: c'est le plus haut chiffre produit par cette source de revenus jusqu’à ce jour.

Les dépenses sortant de l'ordinaire ont été de £102.19.1 dont Æ£1.19.1 ‘“ pour avoir fait accorder l'orgue, pour le souffleur, etc., et £80 pour les cloches chez M. Hamel.”

On peut encore ajouter £12.10.0 payés à l'organiste pour son salaire de cette année (2me paiement), quoique cette dépense appartienne maintenant à la catégorie des dépenses ordinaires,

D'après ce que nous avons vu, il y à un orgue, dans l'église, depuis l’annés dernière : 1852.

Toutes dépenses payées, il restait à la fabrique une somme de £537.7.11, y compris les £100 encore dûs par la fabrique de Saint-Raymond.

Le 11 janvier, Hubert East, fils de Charles, dont nous avons déjà dit l’histoire, se mariait à Julie Quézel, fille de Joseph. Né en 1827, Hubert avait donc à peu près 26 ans à l’époque de son mariage. |

Il est mort, cette année, plusieurs personnes âgées ; mais la plus avancée en âge était Louise Lefebvre, épouse de Joseph Soulard, morte le 24 janvier, à 94 ans. Née en 1759, elle avait été baptisée par M. Brassard, le quatrième curé de la paroisse.

Ou rencontre encore le nom d’un autre aubergisto

de la paroisse : Jean Paradis.

La paroisse de Saint-Augustin, qui a eu plusieurs débits de boissons enivrantes, n’en a pas un seul aujourd’hui, en 1884, Espérons que, dans un siècle, on pourra.en dire autant.

(1854). Quatre personnes ont été inhumées dans l'église, dans le cours de cette année, Ce sont: Michel Moisan, époux de Charlotte Bédard, mort à 78 ans, le 3 janvier ; Jean-Romain Marois, époux de Marie Fiset, mort le 19 février, à 73 ans ; Jean-Marie Gaboury, époux de Marguerite Thibault, mort le 15 d’août, à l’âge de 68 ans ; et, le 19 de décembre, était inhumé dans la nef de l’église le corps d'Emilie Tessier, épouse

me»

cette

té de order loches

saniste uoique tégorie

e, dans

jue une ore dûs

es, dont Quézel, ic à peu

âgées ; efebvre, er, à 94 . Bras-

ergisto

lusieurs un geul iècle, on

r, épouse

CEA .

de Sévère Marchildon, marchand de Québec, morte, le 14 décembre, à l'âge peu avancé de 33 ans. (1)

Hi y avait cing mariages, le 24 janvier. C'était celui de Godefroy Rochette et d'Angèle Côté, fille de feu Joseph; celui de Louis Côté, et de Séraphine Côté, fille de feu Joseph, de sorte que les deux sœurs se mariaïent à la même messe ; celui de Narcisse Drolet et de Cécile Doré, fille de Jean-Baptiste ; celui de Jean-Guillaume Pryor (2) et d'Ursule Gilbert, fille le Joseph, et celui de George Ouvrard dit Laperrière et de Rose Masson, fille de Pierre.

La mort enlevait, cette année, la personne la plus âgée de la paroisse : Catherine Rouset (Rousset), épouse de François Deschamps. Elle était âgée de 99 ans, et avait été baptisée, on 1755, par M. Brassard, étant en toute probabilité la dernière qui eût vu cette époque reculée,

Le 3 oetobre, Charles East marie sa fille aînée, Honoriné, à Louis Drolet, charretier de Québec. Née le 22 décembre, 1834, elle avait tont près de 20 ans, lorsqu'elle quittait la maison paternelle, sà

Le 12 de février, il y eut une assemblée des anciens et nouveaux marguilliers, dans la sacristie, où il fut décidé à l’unanimité d'associer la fabrique de cette paroisse à l'Assurance mutuelle des Fabriques des diocèses de Québec et des Trois-Rivières, incorporée par un acte de la législature provinciale, (16me Vicé. chap. CXLIX). Il fut résolu en outre que M. le curé et MM. les marguilliers du banc signent, au nom de cette fabrique, l'acte d'agrégation à cette société d'Asswrance,

(1) M. Sévère Marchildon tenait son magasin de quincaillerie sur la rue Saint-Pierre, IL était le frère de M. Maurchildon, député du comté de Champlain, à Québec.

Un de ces actes mortunires, celui de Jean-Romain Marois, est signé ‘ol M. Belcourt, ancien missionnaire de la Rivière-Rouge, sous Mgr

rovencher, puis euré de Rustico, au nord de l’île du Prince-Edouard (l'île Saint-Jean, du temps des Français), vù ce prêtre dévoué fit un bien incalculable. Il mourait à Gédaïque (Shédiac), il y a déjà plusieurs annéos.

(2) On a vu que Pryor avait abjuré, en 1550,

Min vise +).

4 TU LE LEy prismepi ait ste NAT LATE yen teens Aa EMA NA AUX NE a) AAA 0e pri 4 pa: PRE IR dort tr AA 1 É : 4 K Y Ù j [a

et qu’ils fassent toutes les démarchos nécessaires pour obtenir au plus tôt une police d'assurance de la dite société.

Il est encore résolu que ces messieurs feront assurer les propriétés de la fabrique au montant de £2,000 ; pour l’église : £1,500 ; pour la sacristie : £200, et pour le presbytère : £300.

Enfin, il est résolu ‘ que les mêmes messieurs s’obligent pour et au aom de notre fabrique à payer aux directeurs de la dite Association une somme proportionnelle à notre assurance, dans le cas où le feu endommagerait ou détruirait quelqu’une des nd dit assurées des Fabriqnes nos co-associées, afin de couvrir les pertes causées par tel incendie. ”

« Les immeubles des fabriques, en vertu des règlements de la société d'Assurance, n'étaient pas assurés pour plus des trois quarts de leur valeur ; et, en assurant pour £2,000 seulement l’église, la sacristie et le presbytère, on était loin de prendre les trois quarts de la valeur de ces propriétés.

Le 26 novembre, il y eut une assemblée des paroissietis, dans le but de prendre en considération l’opportunité d’aliéner la terre de la fabrique.

Après mûre délibération, il a été résolu unanimemént qu'il serait plus lucratif à la Fabrique de vendre la dite terre par vente publique à la porte de l'Egliss, à la criée et adjudication du dernier enchérisseur ; et à cet effet le marguillier alors en exécution est par ces présentes autorisé à consentir au nom de la dite Fabrique bon et valable titre. |

La rente des bancs à donné à la fabrique: £166.19.5.

Dépenses extraordinaires de l’année : 20 aubes, ceinturons et frange d’or, deux encensoirs et la ferrure de trois cloches: Æ£25.18.10; le petit clocher du rondpoint: £25.8.0 ; les trois cloches (2me paiement) chez M. Hamel: £67.10.0; réparation du calvaire: £3; l'assurance de l’église : £1; pour faire accorder l'orgue : (1) £2.6.0; une bourse, habits pour les enfants de chœur, pour le souffleur de l'orgue, ete.: £17.5.0. p

(1) Cet instrument était souvent désaccordé.

Rue 0 —

| pour a dite

saurer },000 :

t pour

8’obli- 7 Aux r'OpOTle feu priétés “ouvrir

ements és pour ssurant presbys de là

R parois-

l'oppor-

ént qu'il terre par dicat:on alors en 1 nom de

eg, Ceinrrure de u rond-

t) chez re: £3; l'orgue :

fants de 5.0.

ANNE ON CAPE PE TE PM IE AA SAM CLEO A CN PES CA GANT AN VOLE j f Ÿ l'A: ( Ne ( :

François-Xavier Drolet, le marguillier comptable, remet à son successeur, Paul Ouvrard, la somme de £448.2.3, ce qui fait £548.2.3, en comptant les 100 louis dûs par la fabrique de Saint-Raymond.

(1855). La paroisse a eu encore un autre marchand dans la personne de Pierre-Narcisse Rinfret, marié à Marie-Adèle Lacroix. Ils faisaient baptiser leur fille, Marie-Olive-Æmma, (1) le 4 de février. |

Le 15 de mai, Séraphin Caouette, originaire de Saint-Jean-Port-Joli, épouse Délina Moisan, fille de Joseph.

Lost fait mention, sur un acte du 26 juin, de M. Dunn, comme étant, alors, curé de Sainte-Catherine.

Le 19 septembre, était enterré, dans la nof de l'église, Louis Fiset, cordonnier, époux de Marie- Josephte Jobin, mort à 67 ans.

Le 25, inhumation, dans la nef de l’église, du corps de Marie-Josephte Thibault, épouse de Jeau-Bte Dion, âgéo de 79 ans.

Le 27, Messire Z. Gingras, prêtre dont le nom paraît à plusieurs actes, baptise “ sous condition John, âgé d'environ vingt-six ans, enfant légitime de Peter Murray, Capitaine de frégate anglaise, et de Rosanna Gill, du nord de l'Angleterre. Parrain : Joseph Juneau ; marraine : Marie-Josephte Racette. ”

Lo même jour, John Murray, qui demeurait dans la aroisse, avait abjuré les erreurs de l'Eglise d’'Ecosse à aquelle il appartenait, et c’est encore Messire Z.

Gingras qui reçut son abjuration d’hérésie, après y avoir été autorisé par Mgr Baillargeon, administrateur du diocèse.

Un certificat de publication de bans indique que, au mois de novembre de eette annéo, M. Poiré, curé actuel de Sainte-Anne de la Pocatière, desservait alors la paroisse de Deschambault. (1)

(1) M. Milette écrit Aëma, comme il écrit Laida pour Lédu. Ce n'était

pas un grand mal de massacrer l’orthographe de tous ces noms en a. (2) M. Poiré est aussi un dos anciens missionnaires de la Rivièreuge

Vers la fin de l’année, le 15 décombre, il est fait une autre inhumation dans la nef de l’église : celle de Madeleine Falardeau, épouse de Louis Jobin, morte à l’âge de 78 ans.

Au cours de cette année, il s’est élevé une difficulté entre la fabrique, d'une part, et Régis Lapointe et Ambroise Côté, de l’autre part. Ceux-e1 réclamaient un certain montant que eelle-là ne reconnaissait point leur devoir. Cette difficulté, portée devant les tribunaux, semble avoir originé comme suit :

Lapointe et Côté avaient commencé des travaux à l'église qu'ils ne livrèrent pas au temps dit, Ces travaux, paraît-il, devaient se payer au moyen de souscriptions volontaires par les habitants, la fabrique n’ayaat pas voulu en prendre la responsabilité, ot ‘ la fabrique, dit un écrit des archives, n’a pas fourni un Ft denier de ces ouvrages, ot n’était pas obligée de le

aire.”

Au sujet de cette difficulté légalo, il y eut, le 16 décembre de cette année, une assemblée des marguilliers, qui autorisèrent le marguillier comptable d'entrer une défense à la poursuite de Régis Lapointo et Ambroise Côté, et d'employer, à cet effet, M. UL Tessier, avocat.

L'année 1855 n’a pas eu de dépenses extraordinaires.

La balance au coffre était de £567,19.5.

(1856). Lie 14 d'avril, est inhumée, dans la nef de l'église, Félicité Moisan, fille de Jean-Baptiste, morto à l’âge de 78 ans. |

Le 13 de mai fuc un jour de deuil pour les habitants de cette paroisse. Le corps de leur ci-devant curé, M. Lefrançois, était inhumé dans l’église. On verra les

létails de cette belle, mais triste cérémonie, dans la notice biographique consacrée à cet ancien curé. (Voir le chapitre intitulé : ‘ Missionnaires et curés.”

Le 23 mai, c'était Marie Côté, épouse de Baptiste Constantin, de Québec, que l’on enterrait dans la nef de l’église. Son âge n'est point donné.

ait une lle de iorte à

fficulté inte et lent un ; point UNAUX,

vaux à t, Ces yen de abrique ot‘ la arni un ée de le

t, le 16 aarguild'entrer into et M. UL

linaires.

nef de , morte

abitants curé, M.

erra les dans la é. (Voir

Baptiste 4 je nef

Le 18 Juin, une autre inhumation dans la nef de l’église : celle de Madeleine Rochette, épouse de Louis Cantin, morte à 73 ans.

Le 8 juillet, le Père M.-J, Royer, O. M. I, baptiso sous condition Alexandre, âgé de 18 ans, enfant légitime d'André Keachie et de Marguerite Kelly, né en Écosse, dans la ville de Dumfries. Parrain : Michel Rochette, marraine : Eléonore Laberge.

Le 25 juillet, Jérôme Garneau, âgé de 28 uns, mourait d'une attaque violente d’épilepsie. Le certificat du coronaire Panet, après enquête taite, est encore rédigé en anglais. C’est le troisième document de cette nature

où M. Panet fait montre de ses sentiments de mépris

à l'égard de la race d’où il sortait, L'année se termine par le décès de Genevièv Lamothe, épouse de Jean Tessier ; elle était âgée de 84 ans. Son corps fut inhumé dans la nef de l’église.

Le document suivant est le premier que l’on trouve aux archives ot écrit de la main de Mgr Baillargeon.

Vus et alloués les comptes de cette Fabrique re”.dus depuis la dernière visite pour les années 1850, 61, 52, 53 dont nous déchargeons les marguilliers comptables.

Recommandé à MM. les morguilliers de faire en sorte que les comptes du marguillier en exercice soient rendus au moins dans les six mois après la fin de son année.

Recommundé à MM. les marguilliers de passer une règle générale, en vertu de laquelle tous les bancs qui seront vendus à l'avenir reviendront de plein droit à la fabrique, si la rente n’en est payée dans les quinze jours qui suivront son échéance ; et cela afin de mettre un terme à la négligence de payer la rente des bancs qui jusqu'ici a causé tant de trouble aux marpur en exercice et porté tant d'embarras aux affaires de la abrique. É

Fait au presbytère de St Augustin le 12 juillet 1856.

Signé : + C.F. Evêque de Tioa.

Le 7 décembre, les anciens et nouveaux marguüilliers, réunis en assemblée, résolurent de mettre à exécution la recommandation ci-dessus de Mgr de Tloa.

La rente des bancs a donné £188.11.7.

Les dépenses extr sordinaires sont comme suit :

£19.10.0 pour armoire de la sacristie ; £92.12,5 (3me paiement) pour les trois cloches ; £25 pour aider à la construction de la chapelles du Cap-Rouge ; £10 pour façon d’un confessionnal ; £4,10.0 pour deux tuyaux à trois branches ; £8 pour façon de 6 bancs dans l'église, ot £10 pour deux paratonnerres, rideaux, etc.

Argent au coffre : £575.12.7, ou Æ£676.12.7, en comptant la balance due par la fabrique de Saint- Raymond.

(1857). Cinq personnes ont été inhumées dans l'église. Voici leurs noms : Pélagie Juneau, à l’âge de 57 ans, fille d'Augustin Juneau, morte le premier d'avril ; Charlotte Bédard, épouse de Michel Moisan, morte le 4 du même mois, à 76 ans ; Monique Delisle, épouse d’Augustin Thibault, décédée à 71 ans, le 8 du même mois d'avril ; Marguerite Thibault, veuve de Jesa-Marie Gaboury, morte le 2 d'août, à 70 ans, et Pierre Drolet, époux de Louise Carpentier, de Sainte- Catherine, décédé le 10 novembre, à l’âge de 59 ans,

Page 1