‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 71 sur 147 · en ) Saint · texte numérisé non relu

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ossements des corps de l'ancien cimetière de la paroisse de Saint Augustin et les avons déposés dans le nouveau cimetière de la sus dite paroisse de Saint Augustin avec les cérémonies requises ; ce après avoir obtenu la permission de Monsieur Cazeau Vicaire Général de Sa grandeur Monseigneur de Tloa Administrateur du Diocèse de Québec, ainsi que la permission des juges de la cour civile, Présens Augustin Gaboury, Ambroise Desroches, etc. etc,

Signé : Auc. Miserre ptre curé.

À la date du 24 d'août, se trouve l'acte de baptême de Marie-Anne, fille de Joseph Petitclerc, marchand, et de Justine Martel,

Il semblerait qu'il y avait plus de marchands, dans la paroisse, alors, qu'il y en a aujourd'hui. Cela peut être dû à l’établissement de chemins mac-cdamisés, ce qui permet aux habitants d'aller beaucoup plus facilement et fréquemment porter leurs denrées à la ville, où ils font presque tous leurs achats.

Le locteur n’a pas oublié la difficulté survenue entre

la fabrique et deux personnes du nom de Régis

Lapointe et d'Ambroise Côté. Le8 février de cette année, il y eut une autre assemblée des anciens et nouveaux marguilliers au sujet de cette affaire. IL fut résolu que la fabrique devait prendre les moyens légitimes de défendre ses droits dans la cause intentée contre elle par Ambroise Côté, représentant Régis Lapointe ; qu'à cette fin, il était à propos de porter

cette causse en appel, et que le a de la fabrique

fût chargé de procéder à cet eftot.

Ce qui précède indique que la fabrique avait perdu cette cause en première instance. - Voici comment se termina ce litige. Sur représentation des anciens

marguilliers, Mgr l'archevêque fit abandonner les procédures.

fabrique, À cette occasion, il se produisit un acte de générosité qui fait le plus grand honneur aux paroissiens. Il avait d’abord été question, en 1856, d'augmentation d'améliorations à l’église : on voulait construire deux

Cette affaire coûta un joli denier à la

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tours ot pour cet objet M. Milette obtint, au moyen de souscriptions volontaires, $2,400 payées Hit nn Ceci n’empêcha pas Mgr l'archevêque de modifier le projet, et les travaux furent limités à la construction d’une sacristie neuvo, du clocher principal et d'autres travaux de moindre importance, Ces travaux furent confiés à Régis Lapointe, comme nous l'avons vu, et les syndics refusèrent de payer la balance qui lui était due pour les raisons déjà données. De là poursuites en loi qui cessèrent par l'intervention de Mgr l'archevêque.

Le premier de novembre, il y eut une assemblée de la fabrique et de la paroisse, aux fins de considérer de nouveau la décision prise par l’assemblée du 6 novembre, 1854, touchant l’aliénation de la terre de la fabrique, située au premier rang de la paroisse, et contenant 11 perches de front sur 30 arpents de profondeur.

L'assemblée, après délibération, a confirmé et ratifié la décision de l'assemblée de 1854, disant qu'il serait plus avantageux d'aliéner coetto terre et de la mettre en vente, à la criie, à la porte de l'église.

L'assemblée a autorisé M. le curé et Joseph Juncau, le marguillier en exercice, à opérer cette transaction aux conditions qui leur sembleront les plus avantageuses,

Jacques Jobin, (du lac) fut élu marguillier, cette année.

Les déboursés faits pour dépenses en dehors des dépenses ordinaires, ont été: £8,10.0 pour l'horloge de la sacristie ; £20 pour le chemin couvert, et £7.3.0 pour nettoyer et frotter l'argenterie.

Balance à l'avoir de la fabrique : £669.10.1.

(1858). Ties personnes inhumées dans l’église, cette

aunée, fu Le 16 mars Marie-Josephte Juneau, veuve ” -Bte Paradis, morte à l’âge de 62 ans ; le 17 -16 mois, Angélique Fiset, épouse d'Augustin

Drol, .79 ans ; le 18 juin, Marie Côté, épouse de Pierre Jobin, à 62 ans ; le 19 octobre, Marie Marois,

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fille de Jean, morte à l’âge de 51 ans ; le 29 du même mois, Ignace Gaboury, époux d'Ursule Gingras, mort à 68 ans.

L'année finit par l'acte de baptême d’un onfant d'Ignace (’antin et d'Esther Père. Ce nom de Père estil bien le vrai nom de Ia mère ? Ne serait-ce pas plutôt Perrée ou Paré? Mais ce n’est pas tout, |

On a baptisé l'enfant sous le nom de Mérégil : c'est tout probablement Æerménégilde que l’on a voulu dire ; mais ça n'empêche pas que Mérégil portera un nom massacré toute sa vie,

Les coraptes de la fabrique, présentés par Nicolas Côté, font voir, au chapitre de la recette : £198,13.0 pour la rente des bancs.

On voit, au chapitre des dépenses extraordinaires s £20 pour le grand autel et le tabernacle ; £31,12.0 pour la peinture de la sacristie et l’imitation; £13.5.0 pour les tuyaux, et Æ£20.4.0 pour faire accorder et réparer l'orgue, pour le souffleur, etc.

e salaire annuel de l'organiste a été porté de $12.10.0 à £25.

(1859). Le 2 de mai, le docteur Praxède Larue, domicilié à Saint-Augustin, épousait Henriette Couture, fille mineure de François Couture, cultivateur de la paroisse, et de Louise Valin., Le marié était fils de feu Damase Larue, notaire, et de Marie des Anges Lefebvre, de la paroisse de Saint-Antoine de Tilly,. paris à laquelle se rattachent de beaux souvenirs

istoriques.

C'est Messire P.-0. Drolet, qui, sur l'invitation de M. le curé, bénit cette union. Un grand nombre de parents èt d'amis furent présents et signèrent à l'acte avec M. Drolet (1).

(1) Il sera fait mention du Dr Laruo, dans la partie civile de cette histoire ; cax cet excellent homme a rendu de grands services à la aroisso, comme médecin habile, comme député zéié et comme citoyen évoué à toutes les bonnes causes. Il arrivait à Saint-Augustin en 1844, et était lo promier médecin établi dans la paroisse.

Le 15 de mai, François Tardif et sa femme, Marcalline Côté, font baptiser Jean-Désiré et François-Victor, frères jumeaux.

Le 14 septembre, sépulture d’Augustin Petitelerc, époux de Marie Gingras, mort subitement à l'âge de 77 ans.

Le certificat d'enquête, portant permission d’inhumer, rédigé par M. le coronaire Panet, est écrit en anglais.

À une assemblée de la fabrique, tenue le premier de l’an, les messieurs dont les noms suivent, furent élus directeurs de l'Association d'assurance mutuelle des Fabriques des diocèses de Québec et des Trois-Rivières, savoir : Messires erland, Laberge, Déziel, Payment et Edmond Langevin. Cette éleotion était pour einq années, à partir du premier de février suivant.

La vente des bancs, cette année, s’est élevée à un

chiffre quo n’a pas encore donné : £204.4.3,

Le salaire de l’organiste a augmenté de £5: de £25, on l’a mis à £30.

On a dépensé £110 pour l’autel et le tabernacle, et £5 pour réparation des murs du cimetière.

Jacques Jebin, marguillier en eharge, laisse à son

successeur, George Juneau, comme avoir de la fabrique: £832.15.7.

(1860). La paroisse de Saint-Basile, située dans le comté de Portneuf, avait pour curé, cette année, Messire Sasseville, aujourd’hui euré de Sainte-Foye. Ce monsieur 8’ost occupé beaucoup de l'histoire de la paroisse de Saint-Augustin et des autres paroisses du ec.nté. Le lecteur à vu que nous avons puisé largement dans les notes préciouses écrites par ce prêtre, amateur distingué de nos vieilles archives et des souvenirs du passé.

La paroisse de Saïint-Basile, située à 64 lieues de

Faint-Augustin, dans l’intérieur, fut fondée vers 1847,

Un des paroissiens de Saint-Basile, Thomas Rochon,

originaire de Saint-Augustin, épousait, le 21 d'août,

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Marguerite Rochette, fille de feu Jacques, de la paroisse de Saint-Augustin. à

Le premier de septembre, le Dr P. Larue faisait baptiser son premier enfant : Françors-XAvIER-Hartur (Arthur) a. Le parrain : François Couture, et la marraine : Louise Valin, aïeuls maternels de l’enfant.

Un marehand de la paroisse (combien y en avait-il À cette Le Fa ?) Dominique Martel, marié à Humbéline {Ombéline) Ouellette, fait baptiser, le 24 octobre, sca enfant Charles-Praxède.

Le 4 décembre, sépuiture de Jean-Baptiste Genesse, (2) “ mort asphyxié par le froid,” à 62 ans. Le certificat d’un autre M. Panet, (L.-Eug.) est écrit en français, ce qui prouve qu’il est possible de porter le même nom sans avoir les mêmes sentiments.

Quatre personnes ont été enterrées dans l’église, en 1860. Augustin Drolet, veuf d'Angélique Fiset, décédé le 31 mars, à 83 ans; Ambrois Côté, (2) fils de Nicolas, mort le 9 juin, à 62 ans ; Augustin Bourbeau, époux de Théotiste Gaboury, mort le 13 du même mois, à 67 ans, et Marie Fiset, épouse de feu Jean-Romain Marois, morte le 21 août, âgée de 75 ans.

La terre de la fabrique, au sujet de laquelle il y avait eu deux assemblées, dont il a été fait mention, fut vendue, cette année, pour la somme de £208 : c'est François Tessier qui en devint l'acquéreur.

La rente des bancs a rapporté £204.4.3.

Les dépenses extraordinaires forment la somme de .

£187,dont quelques louis pour faire accorder l'orgue. (4) Argent au coffre de la fabrique : £1,172.7.1.

() Il ‘out bien convenir malgré $ei que l’on se montrait d’une négligence impardonnable dans l’épellation des noms propres, comme on le voit par Harthur au lieu de Arthur.

(2) Ce nom se trouve écrit de différentes manières : Génesse, G'énuste, etc. Ne serait-ce pas plutôt Genest, que l’on aurait dû écrire, vu qu'il t'y a eu qu’un soldat du nom de Genesse, mort sans postérité, aux Trois-Rivières, en 1700 ?

(3) Le même avait poursuivi en loi la fabrique, avec Régis Lapointe, en 1856.

(4) L'ascord de cet orgue coûtait bien cher.

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DE 1861 à 1870.

(1861). Il y a éu quatre mariages en janvier, dont trois le même jour, le 22. Se mariaient : Godefroy Côté à Adélaïde Trudel, fille de François ; François Julien à Philomène Côté, fille de Louis ; Hilaire Desroehes à Adélaïde Rochette, fille de Charles.

Le 29 : Louis Gaboury épousait Delphine Thibault, fille de Joseph. Ce mariage fut béni par Messire P. Dionne.

Furent inhumés dans l’église, en 1861 : Maric- Thérèse Thibault, veuve de Jean-Olivier Gingras, morte le 2 d'avril, à 66 ans ; Prisque Fiset, fils de Prisqué, âgé de 70 ans et décédé le 10 mai; Agathe Fiset, épouse de Thomas Jobin, morte le 5 d'août, âgée seulement de 28 ans ; Edouard Constantin, marchand, époux d’'Ursule Fiset, mort le 7 de novembre, à 49 ans.

Le 9 d'avril, est inhumée Françoise Paradis, épouse de John Murray, de ‘‘uébec, morte le 7, à l’âge de 25 ans.

Nous avons vu que John Murray, capitaine de

frégate anglaise, abjurait les erreurs du protestantisme, :

le 25 de septembre, 1855.

Le 22 du mois d'août, le Dr P. ïarue perdait son

pr enfant, enlevé à l’amour de ses parents à l’âge

e 11 mois et 22 jours. Il était né le premier septembre

de 1860. k Le 11 juillet, Mgr Baïllargeon approuve les comptes

rendus depuis sa dernière visite jusqu’à 1860 ‘a1clusivement, puis il ajoute: ‘“.Approuvé la résolution de MM. les marguilliers concernant le payement de la rente des bancs.

Ve au prosbytère de St-Augustin le 11 juillet 1861.”

Signé : ‘ C. F, Evêque DE TLoa.”

On a vu quelle était cette décision des margaillicrs dont parle ici l'évêque.

Parmi les dépenses extraordinaires mentionnées

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depuis plusieurs années, on a vu invariablement (sauf une année) la phrase suivante : ‘ Pour faire accorder l'orgue :”’ tant, Il y a encore, en 1861, la somme de £3 x ro pour cet orgue continuellement désaccordé. . On voit aussi, pour la première fois, l'entrée suivante: Pour le notaire, teneur de livres de la fabrique, cette année : £12.10.0. On a aussi payé £1.10,0 pour serviee d’un connétable (1).

L'avoir de la fabrique est représenté par £1,198.11.9,

Tous ces détails au sujet des dépenses de la fabrique paräîtront peut-être fastidieux aux yeux d’une certaine classe de lecteurs ; maïs il ne faut pas oublier que cette histoire est écrite avant tout pour les puroissiens de Saint-Augustin, qui, eux, s’intéresseront à tous ces détails, à tous ces achats, à toutes ces entreprises, etc. auxquels ils ont été mêlés, pour lesquels ils ont généreusement fourni, eux ou leurs auteurs,

D'un autre côté, ces sommes, relativement considé-

. rables, feront‘voir au lecteur étranger à ia paroisse que

les habitants d’ici et de ce siècle ressemblent aux habitants des deux siècles précédents : semblables à leurs Pères sous le rapport religieux et social, ils ne se lassent jamais d'ouvrir leurs bourses, quand il s’agit de la maison du Seigneur ou de quelque œuvre de charité, (2)

D'ailleurs, quel est celui qui n’est pas curieux de connaître l'emploi des deniers qu'il a donnés ?

Il y a eneore ure autre considération qui à induit l'auteur à faire ce travail surérogatoire : c'est que, au moyen de tous ces chiffres qu’il trouvera d'année en année, l'habitant de Saint-Augustin, curieux d'aller au fond des choses de eette nature, pourra se faire une idée approximative du denier qu'a coûté ‘église actuelle.

(1) Première mention de cet officior de la paix à gages.

(2) Messire Blanchet, l'assistant du curé actuel, M. Pilote, disait À l’auteur dernièrement que les habitants de la paroisse ont domhé, cette année (1884) : $226 pour la propagatien de la Foi; $110 pour le denier de saint Pierre, etc.

Toutes ces considénations engagent à continuer les recherches commencées dans les comptes de la fabrique, quoique ces recherches coûtent à l’auteur un travail long et difficile. (C’est pour le même motif: celui de satisfaire une curiosité très légitime, que le document suivant a été copié. |

C’est un inventaire des meubles de l’église, ete, Ce travail semble avoir été fait par M. Lefrançois, mais d’une écriture indiquant une main tremblante et fatiguée. Il est bien fâcheux qu'il n'ait point pensé à mettre une date à ce document. En dépit de cette lacune, on peut voir, cependant, par les effets qui y sont mentionnés, que cet inventaire dut être pris vers

Ce document a pour tout titre le mot MEUBLES.

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