M. Moïse Duauay fut le quatrième vicaire de
la paroisse. Il était fils de Jean-Baptiste Duguay ot
de Josephte Grammont, de la Baie-du-Febvre, où il nafssait le 31 décembre, 1820.
Il fut ordonné prêtre le 5 septembre, 1845. Il était vicaire dans sa paroisse natale et au Cap-Santé, la même année. ÆEn 1846, il agissait en la même qualité à Saint-Augustin, où il signait son premier acte le 3 de mars, Il était le vicaire de M. Lefrançeis, qui se faisait vieux, ayant alors 79 ans.
M. Duguay ne fut ici que 7 mois et 3 jours ; son dernier acte porte la date du 4 d'octobre, 1846, De Saint-Augustin, il alla*éomme vicaire à Yamachiche ; en 1847, il desservit quelque temps la Baie-du-Febvre, puis il'alla avec tait d'autres prêtres à la Grosse-Isle, pour y secourir les pauvres immigrés irlandais qui mouraient du typhus par centaines. Il prit généreuse- . ment, avec ses confrères, sa part de travail apostolique, de risques et de mérite.
En 1848, on le voit missionnaire à Saint-Norbert d'Arthabaska ; en 1849, il desservait Bécancourt, puis il devint le. fondateur et le premier curé de Sainte- Flavie, dans le comté de Rimouski, où il a laissé les meilleurs souvenirs. C’est là qu'il mourait le 14 d'août, 1870, à l’âge de 50 ans.
21. M. Augustin MiLerre fut le nouvième curé de était fils de Josoph Milette ot de J'adith LeBlanc, 11 naquit à Yamachiche le 10 septembre,
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1811, I fut fait prêtre le 12 septembre, 1842 : il avait alors 31 ans. Il fut d'abord vicaire dans sa paroisse natale. En 1846, il était curé de Maskinongé. Sa dernière cure fut cele de Saint-Angristin, qu’il conserva Jusqu'à sa mort, c’est-à-dire 21 ans, 3 mois et 23 jours, Il mourait ici, le 2 février, 1870, à l'âge de près de 59 ans, Il n'avait été que 4 ou 5 jours malade d’une enflammation des poumons prise au service funèbre d'un de ses paroissiens. On lui a reproché de s'être
exposé imprudemment dans cette oceasion, vu qu'il ! était déjà indisposé, lorsqu'il présidait aux cérémonies | de cette inhumation par un temps mauvais et froid; | mais son zèle lui faisait peut-être ambitionner la !
gloire de mourir victime de son devoir, belle et noble ambition, qui va bien à un soldat du Christ.
M. Milette fut un prêtre de grandes vertus : il a 4 laissé derrière lui un joli monument : coiui des Anges
gardiens, dont il est parlé ailleurs.
Ce prôtre, plein de zèle et doué d’un grand cœur, 4 n'avait qu'un ennemi qui l’accompognait partout. 1 Cet ennemi, il le disait lui-même, c'était son caractère | violent et irascible, qui, lorsqu'il n’était pas sur ses ! gardes, s'emparait de lui et lui @ausait, l'instant d'après,
un chagrin sincère,
IL était un administrateur de première force, ot, | sous lui, les affaires de la fabrique out prospéré plus :
que sous aucun de ses prédécesseurs.
On ne peut pas dire qu’il fut remarquable sôus le & rapport littéraire, et, chose étrange, il préchait très bien. Ses sermons ont toujours été fort goûtés, même ;
par ses confrères los plus lettrés,
En un mot, on peut dire sans crainte de se tromper,
que le souvenir de co curé vivra longtemps dans cotte
| paroisse, qui conserve avec amour, dans le chœur de |
son église, ses restes mortels, placés à côté de ceux de
M. Lefrangois, son yprédécosseur immédiat. Leurs | rtraits, do grandeur naturelle et dûs an pineonl : abile de M. Antoine Plrmondon, de la Pointo-aux :
1842 : il avait 4 sn paroisse skinongé. Sa qu’il conserva is et 23 jours.
de près de 59 malade d’une vice funèbre roché de s'être sion, vu qu'il ux CéÉréMONnLes