‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 90 sur 147 · DES · texte numérisé non relu

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vais et froid; :

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22, Premier curé provisoire ou par intérim : M. Charles-Stanislas RicHARD.

Il naquit, le 11 avril, 1832, à Sainte-Anne de la Pocatière, du mariage de François Richard, menuisier et charpentier, et de Josephte Gagnon.

Il fut ordonné prêtre, à Québec, le 18 septembre, 1858, puis nommé vicaire aux Eboulements ; en 1860, il était vicaire à Notre-Dame de Lévis, IL devenait curé de Sainte-Anne du Saguenay, en face de Chicoutimi, on 1862. En 1867, il fut nommé vicaire à Saint- Roch de Québec. (1)

23, Le dixième curé de la paroisse de Saint-Augustin est M. l'rançois PILOTE.

Ce vétéran du sacerdoce. canadien est né à Saint- Antoine de Tilly (comté de Lotbinière), le 4 d'octobre, 1811 ; de sorte qu'il a atteint ses 73 ans le 4 d'octobre de cette année (1884).

Son ancêtre, Léonard Pilote, venait de Saint-Nicolas, évêché de La Rechelle, France. Le Dictionnaire généalegique de M. Tanguay ne dit pas en quelle année il arrivait au pays ; mais l’époque de son arrivée dans la Nouvelle-France ne put être que peu d’années après la fondätion de Québec, puisqu'il mourait, dans cette ville, le 3 décembre, 1665. II était habitant de Beauport. Il n’est pas fait mention non plus de l’époque de son mariage avec Denise Gauthier,

M. Pilote, :e curé actuel de Saint-Augustin, appartient à la sixième génération de ce Léonard Pilote. Il est fils unique d’Ambroise Pilote et de Marguerite Coulembe,

Il fut fait prêtre le 9 d'août, 1835. II pourra donc,

(1) Nous devons nous horner à cette esquisse imparfaite au sujet de

ce digne prêtre, vi que sa modestie, suivant nous exagérée, ne lui n

pas permis de nous donner les renseignements dont nous avions besoin, de 1870 à 1884,

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lé 9 d'août de l’année prochaine (1885), célébrer ses noces d’or.

L'année où il fut ordonné, son évêque (c'était alors Monseigneur Signay) l’envoya au collége de Nicolet comme prefesseur ( qualité jusqu'à la fin de l’année suivante : 1836,

Vers la fin de 1836, M. Pilote devint lo vicaire du grand vicaire Cadieux, alors curé de la Rivière-Ouelle,

A cette époque, le collége de Sainte-Anne, cette œuvre d'amour d’un prêtre distingué, M. Painchaud, n'avait encore que neuf années d'existence, Cet homme si grue regretté était alors le supérieur de cette belle institution, son œuvre à lui, appelée à produire tant de bien et d'où est sortie une foule d'hommes remarquables dans tous les genres.

En 1836 donc, M. Païnchaud demanda à Mgr Siguay la permission d'agréger à son institution naissante le

6 théologie, où il demeura en cette :

jeune vicaire de la Rivière-Ouelle, qui n'avait alors que :

25 ans. Cette permission lui fut accordée et, le 27 do

décembre de cette année (1836), M. François Püote !

devenait le directeur adjoint et professeur de théologie

dogmatique du collége de Sainte-Anne. Il devait y 4 ae 34 ans de sa vie, après avoir occupé les plus |

autes charges que peut conférer cetée grande et belle ! institution. L'Histoire impartial: dira que M. Pilote #4

peut et doit être considéré comme le deuxième fonda-

tour du collége de Sainte-Anne et comme une des plus @ belles figures parmi toutes celles qui ont illustré cette ?

maison.

En 1870, M. Pilote quittait lo collège de Sainte-Anne. | Vers le milieu d'août, Mgr Baillargeon le nommait curé de Saint-Augustin, dont il prenait possession le |

19 septembre suivant, Le 31 décembre de cette année

(1884), il était le curé bien-aimé de cette paroisse .

modèle, depuis 14 ans, 4 mois et demi. :

Une coutume presque générale, dans notre pays, | veut que l’on ne dise que peu de bien des vivants, 1 mais que l’on ne se gêne pas pour les calomnier, les |

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noircir et les jalouser. C’est un malh Fair € ' eureux penchant pe ep à la racc française et qui nous a fait Lsancoup ee tort. Je ne me soumettrai pas à cette loi injuste et yrannique de nos écrivains généralement, pour deux ET : parce que, étant opposée aux principes de la jus ice et de la charité chrétiennes, elle ne peut prouire rien de bon ; puis, parce que la carrière sé par ! vhs carrière du prêtre sans tache, ne sse rien à la malveillance et ab i i re ha solument rien à celui Sous le rapport de l'intelligence, M. Pilote est beaubr à plus qu’un homme ordinaire. Ce qu'il a fait et rit le prouve surabondamment ; mais ce qui le pate encore mieux, c'est qu'il a été en butte à la Jalousie venue de hauts lieux, et l'on n’a pas l'habitude de ann les gens médiocres.

. Pilote, curé de Saint-Augustin, depui puis plus de 14 re iVeé gagné ra el do tous ses pe pe qu'il un bon père aime dese ti res me et ad en RAA MO e lecteur, curieux d'avoir une idée des trav ‘AVAUX pe ve par ce curé à grand esprit d'initiative et î entreprise, pourra lire ce qu'écrivuit un correspon- C mp = Le Courrier du Canada, le 23 et le 25 de ù sm Cet écrit est reproduit à la fin de ce Mk François-Amable BLANCHET, venu ici avec À ilote, est le premier assistant-curé de la paroisse. 14 na lu à aint-Roch-des-Aunaies le 23 avril, . on père, Joseph Blanchet, et Julienne Hudonrs eu, ne mr res d'honnêtes cultivateurs de € oisse : ils étaient iche rtus qu’ ins do FN nt plus riches en vertus qu'en . Blanchet entrait au collé Ï | ge de Sainte-Anne à l’âge ni. ans, en 1837, près d'un an après l'entrée de % ilo . dans cette maison. Ces deux hommes, également rs Is par le cœur, devaient formor là une de ces amitiés iennes qui les honorent tous les deux, qui no s’est

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rt à

308 MISSIONNAIRES YT OURÉS, ETO.

jamais démentie, qui est demeurée sans un seul nuage pour en obscurcir la beauté et qui ne cessera qu'à la porte du tombeau, pour: se renouer dans un monde où il Ÿ à a ni jaloux, ni envieux.

M. Blanchet prit la soutane, le 28 août, 1844, jour de

la fête de Saint-Augustin. En 1849, le 8 septembre,

il fut fait prêtre, dans l’église de sa paroisse natale. Là où il avait été baptisé, là où il recovait, plus tard, le pain des anges pour la première fois, là encore devait-il recevoir, à 27 ans, le titre sacré de Sacerdos in œternum. C'est Mgr Demers qui le consacrait prêtre.

Il devint tour à tour professeur, au collége de Sainte- Anne, de la deuxième classe, de la troisième, (dans le cours anglais), des humanités, de la versification et des belles-lettres. En 1859, il fut nommé professeur de théologie, et, à la mort de M. le grand-vicaire Célestin Gauvreau, en 1862, il fut promu à la charge de directeur des ecclésiastiques.

Lorsque M, Pilote quitta le collége, en 1870, M. Blanchet ne voulut point abandonner son bienfaiteur, et il le suivit à Saint-Augustin ; trait d'amitié d'autant plus touchante, d'autant plus généreuse que l’on offrait à M, Blanchet, pour le garder au collége, une des plus belles positions que la maison puisse conférer. ” . M. Blanchet fut nommé assistant-curé de la paroisse le 19 septembre, 1870 : il y arrivait lo même jour. Il : a donc desservi la paroisse, en qualité d’assistant-curé, | l’espace de 14 ans, 3 mois et 12 jours, le 31 décembre de cette année (1884).

Quant aux travaux que M. Blanchet a aecomplis, 4 dans la paroisse, conjointement avec M. Pilote, on ourra s'en former uno idée en lisant la correspondance . éjà mentionnée et que l’on trouvera à la fin de ce ! volume. l

25. Le cinquième vicaire de Saint-Augustin et le à dernier, jusqu'à présent, est M. Jean-Baptiste | Tarpouror. ÿ

n seul nuage sgera qu'à la in monde où

1844, jour de 8 septembre, woisse natale.

ait, plus tard, is, là encore 5 de Sacerdos le consacrait

ége de Sainteième, (dans le fication et des orofesseur de icaire Célestin la charge do

, en 1870, M.

bn bienfaiteur, amitié d'autant que l’on offrait », une des plus hférer. |

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t a aecomplis, M. Pilote, on orrespondance à la fin de ce

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Jean-Baptiste

DE SAINT-AUGUSTIN 309 Il est fils de Joseph Thiboutot ot de ; eultivateurs de Sainte-Anne de la Pont | Ta di ses études au collége de sa paroisse natale (Sainte-Anne) Il fut ordonné prêtre le 30 d'avril, 1882, et nommé e lendomain, vicaire de la paroisse de Saint-Augustin où il arrivait le 2, de mai. Son premier acte fut nn acte de baptême, à la date du 4. | I] y a donc 2 ans et 8 mois, le 31 décembre do cette

année (1884), que M. Thib EUR paroisse. h 4 iboutot est vicaire de cotte

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