Portrait d'une jeune dame morte en
comme ratle«te Vinscriptioii. Chei le roi de Hollande, à La Havc.
MinUIL'RES.
100. Dans le livre de prières, qui appartenait à Philippe-le-Bon , duc de Bourgogne, livre orné de grisailles magnifiques. « Quelques unes, dit Passavant, sont d'une grande douceur et me paraissent évidemment de Hemling , entr autres une annonciation et une glorification de la Vierge. » Dans la bibliothèque royale de La Haye.
101. Dans le livre d'heures en latin que ^possédait le pasteur Fochem , à Cologne. 11 se trouve maintenant dans la bibliothèque Bodleiënne , à Oxford. Waagen le croit un peu postérieur à Hemling.
102. Probablement de Hemling : les miniatures d'un livre de prières conservé dans la bibliothèque de la cour, à Munich.
103. Les miniatures de deux splendides manus* crits que 1 on admire dans le cabinet des ivoires, à Munich. Ces pointures sont au moins de son école.
104. Il doit avoir exécuté un certain nombre de miniatures dans le fameux manuscrit de la bibliothèque St. Marc, à Venise. Le mois de février a pour symbole un paysage entièrement couvert dé glace et de neige , au milieu duquel on voit un en-
.■572 IIISTOinE DE LA PEÏNTmE
Tant qui pisse M. Mathieu van Brée regarde comme «le Hemling les peintures suivantes. Page 67, verso. La circoncision. — Page 75. Esther à genoux devant Assuérus, qui est assis sur son trône et entouré de quelques personnages. La reine est également escortée de plusieurs femmes. — Page 213. Le génie de Hemling se révèle dans ce beau travail qui figure la Sainte-Trinité. Dieu le père et Dieu le fils se ressemblent de tout point. Le caractère de leur physionomie est doux, majestueux et céleste : ils portent un sceptre pareil , de même que le Si. Esprit. Ce qui distingue Jésus, c'est qu'il est assis à la gauche de son père et tient une croix.. La troisième personne du mystérieux emblème a la forme d'une colombe. Une gloire pleine de chérubins les entoure; on voit sous leu rs pieds une partie du globe terrestre. — Page 288. Les jeunes filles d'Israël venues à la rencontre de David, qui porte la tête de Goliath, et lui offrant une couronne. Ce dessin rappelle de la manière la plus étonnante la châsse de Ste Ursule. Les compagnes de la sainte et ces jeunc$ filles sont certainement du même auteur. — P^gc 310. Cette page renferme deux sujetis : David jouant de la harpe devant Saûl, et David couronné roi. 1^ composition des deux scènes est très riche. — Page 321 . David, après avoir vu Bethsabée, envoie son mari à la mort , en lui faisant confier un poste dangereux. — Page 348. David prosterné devant larche. Les figures du premier plan sont très belles.
— Page 422. Une troupe de saints évèques et de patriarches. Jamais Raphaël n'a mieux fait : c'est un chef-d'œuvre. Neuf tètes plus belles les unes que les autres doivent être des portraits. Deux papes et deux cvéques peints sur le premier plan sont admirables. Les coutumes se distinguent par leur richesse et leur fini. L'intérieur du temple montre u quel point Hemling connaissait déjà la perspective aérienne. — Page 432. Les vierges bienheureuses, par le même. On en voit sept jusqu'aux genoux, sur le premier plan. Ste Catherine, Ste Cécile et Ste Barbe se trouvent au milieu. Elles ont la même dimension que les plus grandes qui soient sur la châsse de Bruges et ne sont pas moins belles.
— Page 468. Les bienheureux autour du trône de l'éternel. Ils flottent au milieu d'une gloire, qui leur donne une couleur suave et aérienne. Hemling seul a pu communiquer aux têtes une aussi grande poésie. — Page 478. La vierge assise sur un trône d'or, la tête baissée, appuyant la main gauche contre son sein et tenant un livre de la droite. Ses genoux portent son (ils, petit enfant ceint de rajons d'or. En haut de l'image , le Père éternel vu dans le lointain. Les têtes sont merveilleuses et quelques amis de M Van Brée partageaient son opinion que Hemling avait seul pu les faire. — Page 500. St. Fabien et St. Sébastien , le premier en habit d'évêque, le second couvert d'une armure. Cette image est certainement de Hemling. — Page 530 L'annon-
.T7i HISTOIRE DE LA PEINTURE
ciation. — Page 538. St. George tuant le dragon pour délivrer Ste. Marguerite. — Page 542. St. Philippe et St, Jacques. — Page 602. St. Pierre en habits pontificaux y la thiare sur la tête, tenant b triple croix et donnant la bénédiction. — Page 603. L'apôtre St. Paul , tenant d une main le glaive qui lui a tranché la tète et un livre de Vautre. Dans le fond se trouve représenté le miracle de sa conversion. — Page 628. Madeleine aux pieds du Christ : onze personnages les entourent. Ce groupe admirable doit être de Hemling; la manière, les fabriques, les airs de tête ne laissent aucun doute. — Page 632. L apôtre St. Jacques à cheval combattant les infidèles. Aucun peintre n a fait un plus beau destrier. Le paysage et toutes les figures sont dignes d'éloges. — Page 684. La Vierge couronnée par le Père éternel. — Page 719. Marie assise sur un trône et entourée de cinq Vierges martyres, parmi lescpielles on distingue Ste. Catherine et Ste. Agnès. Je ne sais plus comment exprimei* le mérite et la grâce de ce dessin. — Page 746. L'ardiange St. Michel , habillé en évêquc et dessiné à partir des genoux. — Page 788. Une céleste procession : la Vierge marche en tête , portant l'enfant Jésus dans ses bras : tous les saints et toutes les saintes du paradis la suivent. Si Hemliug n'a pas seul exécuté cette miniature, il a fait au moins les têtes et le plan. — Page 824. Ste. Catherine argumentant })our défendre la religion. Hemling a pu seul mettre
FLAMANDE ET HOLLANDAISE. S7:i
au jour ce chef-d'œuvre. — Page 830. La Madone avec lenfant , assise au milieu d'un beau paysage. Rien de plus beau, de plus gracieux, les pieds de Jésus exceptés. La scène était difficile. Hemling a su rendre la Vierge mère recevant un baiser de son fils.