MONSEIGNEUR L'ÉVÊQUE, PRÉSIDENT
Un des membres de la compagnie a donné communication d'une déclaration et d'une lettre adressées à M. le Procureur-général-syndic du département du Finistère, par M. Concn de Saint-Luc, évèque de Quimper.Aprés en avoir entendu la lecture et en avoir mûrement délibéré, Monseigneur et Messieurs en ont adopté les principes sans restriction ni réservation :
Considérant que sans l'autorité ecclésiastique on ne peut fixer à chaque pasteur les bornes de son territoire ; que c'est méconnaître et renverser la puis- 2!^ance de l'Église, que de la réduire à un état purement passir de servitude et d'esclavage, quand il s'agit de
Oppression, réunion ou érection de tiiinâfices à ehâi^ (l'àme : quand il s'njjil rie l'anéanlissBtnent et de l'extÎDClioa d'un grand nombre de titres et d'otfîces dont l'estsltioce rtiSpecUlile remonte aux plus beaux siècles >)a Christianisme, et se perd dans la nuit des temps; i]ac, quoique rautoritc séculière intervienne dans la circoDscTiplion et fixation îles territoires, lion ministère se tKirne à provoquer le juRemenl de laulorité ecclésiastique, et sanctionner ce jni^ement.quand il est prononcé; fjttc. pour établir canonii|nemenl une nouvelle circonscription de territoire, pour créer, unir ou éteindre des titres de bénélices, il faiii avoir entendu tes habitants, k» patrons, l<js titulaires dont on diminue la juridictiUD, ou dont ou supprime le bénéfice, et autres parties "mléressèes ; que la puissance temporelle ne peut, sans UDe ÎDComputence manifeste et sans abus, dépouiller par le aeul acte de sa volonté les Archevêques de leurs pérogatives et de leur suprématie , élever des sièges 6piscopaux à la dignité de métropole, et investir les tîtolairc de ces nouvelles métropoles du droit ailribué an Siège de Rome, comme centre de l'unité; que c'est au Souverain -Pontife seul qu'il appartient de changer et de modifier les formes canoniques qui établissent la succession apostolique, la mission légitime «t l'autorité spirituelle des pasteurs ; et que, dans ce eu, la puissance politique et civile ne peut se permettre d'autre inllueace que de protéger les saints Canons, de maintenir les lois de l'Église, et de forcer les réfractaires à les respecter et à s'y soumettre ; déclarent qu'ils regarderont comme intrus et hors de la communion catholique les prôlres qui, ayant été élus à l'épiscopal, suivant lei Cormes établies par les décrets du 1â Juillet auraient la témérité d'exercer les fonctions
épiscopales, avant que TÉglise, dérogeant eUe-mème et sans contrainte à ses usages et à ses droits, ait adopté la nouvelle forme d'élection, et que les élus aient obteou de N. S. P. le Pape la coalirmation, la mission et Tinstitution canonique ; déclarent encore qu'ils regarderont comme coupables d une invasion scandaleuse, tendante au schisme, les Archevêques et Évéques qui, avant le jugement préalable de TÉglise, oseraient étendre leur juridiction spirituelle au-delà des anciennes limites de leurs diocèses res|>ectifs, et qu*eu conséquence Mgr et MM. ne peuvent reconnaître dautre métropolitain que que M. Tarchevèque de Tours; déclarent enfin qu'ils regarderont comme intrus les prêtres qui, étant préposés à régir des paroisses, exerceraient leurs fonctions avant d'avoir reçu lamission comme ci-devant de TÉTèque institué suivant les formes canoniques.
De plus Mgr. et MM. considérant que rien ne doit être plus sacré ni plus inviolable que la religion du serment; fidèles à celui qu'ils ont librement prêté sur le saint Évangile, en prenant possession de leurs titres respectifs, de conserver, protéger et défendre à leurs périls et risques, et par toutes voies de droit, les bénéfices dont on les investissait, et de ne jamais consentir à leur envahissement et à leur aliénation; effrayés de l'excomnuinication lancée contre tous ceux qui contribuent, soit directement, soit indirectement, au dépouillement du sanctuaire ; craignant d'encourir la suspense que prononcent les saints Canons contre les ecclésiastiques qui, de quelque manière que ce soit, même par faiblesse et par leur silence, favorisent la déprédation de biens de l'Église, et ne font aucun effort pour s'y opposer; convaincus qu'on ne peut ni être saisi, ni être dépouillé d'un bénéfice quelconque que suivant les formes canoni-
'tifne tes revenns consacrés par tu piété i anrtires à l>nlr(!li(>n des ministres de la religion, à la majcsié lin mile et an soulagement rios pauvres, m peoveol. contre la volonté expresse et connue des litnbirc$, Rt contre les lois reçues par t'i^gli^c, tlevciiir le [KtlriraoJne hérèilttaire ttes Familles ; que les ac(]uêreurs *1 (léleoleur^ de ces biens consacrés à Dieu, parlicipcnicul à l'injustice et au sacrilège i{tie commettraient reax qui se |>erniettraieni de s'en emparer et de les rendrv: convaincus, eiilin, que la spoliation des églises cathfili<|ueK exécatée malgré les réclamations du clergé, Undi» <|ae l'on conserve, et que même on restitue letu's rereums aux Aglises protestantes, peut avoir les suites I« plas funestes, et qu'il est à cnûtidre qu'elle n'en- Irallie la raine fk- lu créance catholique, apostolique et rrunAtm- en France, croient devoir, pour obéir h la voix impérieuse de leur conscience, protester, comme en effet ils prolestent formellement, contre la saisie, la vente, rei»jî»gemenl et l'aliénatiou des biens des différentes églises, notamment de celles du diocèse de Tréguier : et protestent avec non moins de force contre tous actes lie corps administratifs, sous quelque dénomination qu'ils puissent être établis, qui tendraient à s'emparer de l'exploitation, de la recette et du gouvernement do ces mômes biens, au préjudice des merabi-es du clergé ft qui ces droits appartiennent par le titre de leurs bén^tices-
Bl néanmoins Mgr.et MM. renouvellenl les offres, qu'ils ODt en déjà riionnt'iir de faire à Sa Majesté.de se livrer CD faveur de l'Ëtat à tontes les privalinns et à tous les sacrtlice^ que peut itispii\>r l'amour de la patrie, le plus (inr et le plus ardent, et que permetlent la conscience et Iw trais intérêts de l'Églisi'.
De plus, Mgr. et MM. délibérant sur les moyens d'empêcher la ruine et Textinction de la croyance catholique en France, persuadés qu'il n'en est pas de plus efficace que la tenue d'un concile national, se joignent aux différents Évéques, Chapitres et autres membres du clergé, et à une partie notable de l'Assemblée nationale,à Teffei d'obtenir la convocation d'un concile libre et général de l'Église Ciallicane pour, de concert avec le Souverain Pontife, retrancher efficacement, et d'une manière juste et légale, les abus que la suite des siècles et la corruption des mœurs auraient pu introduire dans le sanctuaire.
Enfin, le Chapitre de Tréguier instruit par la notoriété publique de la dissolution déjà opérée de plusieurs chapitres d'églises cathédrales, tant dans cette province que dans plusieurs autres du royaume ; et ne pouvant se dissimuler à lui-même qu'il est prochainement menacé d'une pareille dispersion, aussi inviolablement attaché à la discipline générale de l'Église Romaine, qu'inébranlable dans sa foi, déclare que cette dispersion illégale et forcée de ses membres ne peut priver le corps du droit que lui attribuent les saints Canons d exercer, pendant la vacance du siège, la juridiction èpiscopale, en ce qui n*exige pas la puissance de TOrdre ; arrête, en conséquence, qu avenant la vacance du siège, ceux de ses membres qui |H)urront se réunir à temps, et en nombre oom|>ètent, iiremlnuit en mains le gouvernement du diocèse, et nommeront les vicaires-gènèraux, Tofficial et autres olficiers ministériels, alin d'empêcher le schisme de s'introduire dans le diocèse, et que les tjdèles soient gouvernés par des pasteurs et des prêtres qui aient une mission apostolique et légitime pour leur administrer validement les sacrements et autres secours spirituels.
sJin i|uA >IM. iùi recleurs el prêtres continuent (t'avoir <kâ sup^ieurs iniméiJiats.aver lesquels îl^ puissent communiquer in dimnis. sans rompre le lien de l'unité sacerdoUlti ;
Arrèle que la présente ilélibéralion sera souscrite par ctiuun (les membres du Chapitre, ainsi que les expédilions qui en seront déllvri^tf an nombre de quatre pour être dépo^m. une clies un notaire île Paris, une chez nn DuUire de cette Province, et les ilm\ autres eu deux greffes dilTérents.
Signé: f August., Évèque de Trêguier ; Le Gonidec, chiotrp ; du l^anadan, chanoine-trésorier ; Borie, chanoîue-scholastique : Siochan. chanoine ; Kergrech, chanoine ; J.-C. Le Dali, chanoine : De S. Priest. chanoine ; (te la Motie-Rouge, chanoine; Chauvel. chanoine ; Laènusc: do Penticore(0> chanoine; Bolland. chanoine; Teslard du But, clianoine, par adhéxùnt.
Jt toustigtié certifie le présent exlrail conforme à Coriginal auquel Je l'ai fidèleinent collationé. A TréfKMr, ce 39 octobre 1790.
C. Malet, Greffier du Chapitre de Tréguier. DÉCLARATION De MM. Iftt Chantre, Dùjniiaim el Chanoines du vénérable Chapitre de l'Églûe Cathédrale de Trégnier, adrrtsée à ,H,V. de la Municipalité de Trégnier, en réponse à leur notification de ce jour, mardi 16 Noeanbre {790, portant intimation d'exécuter l'Arrêté du Ilépartemmt dei Côtei-dn-lVord, concernant l'organisation civile du Clergé.
Elle est donc arrivée, Messieurs, celle heure à laquelle
||| U. I<aËniiec avait èU recteur d'Elliant au diocèse de Qulmper n naît firfre du célèbre mi<decin^onla'hi'noreQiiim|)er, sa ville natal<'. 411I hd a Mgé une slâtiie sur h [ilaci' SRint-Corenlin.
le calice de J.-C. devait noas être présenté pour en partager Tamertume avec son Église. Le disciple n'est pas au-dessus du maître ; nous recevons ce calice, et nous le boirons avec lui. Prosternés chaque jour au pied des autels, alarmés des orages qui menaçaient le sanctuaire, nous conjurions le Dieu de paix de la donner à son Église ; mais à ce moment où la foudre éclate, soumis et résignés, nous nous taisons, nous adorons, nous souffrons, nous nous livrons pour le salut du peuple ; nous arrosons de nos larmes le pavé du sanctuaire ; et après avoir demandé notre pardon et celui de nos ennemis, contraints d'abandonner un Temple consacré depuis tant de siècles à la gloire du Très-Haut, nous nous dévouons à la Justice Divine, comme ministres et comme victimes, ne pouvant plus lui offrir dans cet auguste sanctuaire l'encens de nos prières, et le prix de notre rédemption.
Déjà les voies de Sion sont inondées de pleurs , ses portes sont fermées, ses ministres chassés et dépouillés, ses vierges défigurées de douleur ; il n'y a plus personne qui vienne à ses solennités.
Ah I Messieurs, vous en êtes vous-mêmes attendris, et vous ajoutez à notre douleur, en nous montrant la vôtre. Était-ce donc des concitovens, des amis et des frères qu'il fallait armer contre nous ? Était-ce des mains aussi chères qui devaient nous porter le dernier coup ?
Vous ne trouverez en nous. Messieurs, ni résistance ni aigreur, ni ressentiment, ni vengeance. Le Dieu, que nous adorons, impose silence à la nature, et subjugue les passions. A l'exemple de notre Divin Sauveur, nous baisons la main qui nous frappe, nous aimons celui qui nous immole. Condamnés à la retraite, et réduits à nos oratoires, nous ne cesserons de prier pour la nation et
; pôor les admintslratenrs et'fê^sf^i^ Irais, ol de supplier le Dieu de lumière et de vertu d'écbirer leurs esprits, de loucher leurs i:feurs, de les diriger dans le» voie» de la justice et d<-. ta sainteté. S<ws prierons pnur notre auguste monarque, pour la gloire de sa couronne, pour la prospérité de son empire. poiu- le maintien de son autorité. Nous prierons pour l'Église de J.-C, agitée par les vents et par les Ilots ; nous demanderons, avec une Terme confiance, ù son Divin Époux, l'accomplissement lie ses promesses, le reloor du calme et de la paix.
Mais, dans ce désordre effrayant et dans les horreurs du oaurrage, nous élevons encore nos voix, et nous disons. c«mme l'Apùtre des nntions : Nous souffrons, mais DOO.S n'en mugissons pas ; nous n'eu sommes point AbaltDS. Nous savons que notre cause est celle île IHeu el de J.-C. son Fils, celle de son Église et de la religion sainte »]ue nous professons ; celle de tous les vrais fidèles ; U vAtre, Messieurs, celle de nos concitoyens et de MB frères en J.-O. ; car c'est pour eux comme pour nous , c'est pour l'espéiance d'Israël que nous sommes csplifs et noyés dans l'affliclion. ^ous savons que le pasleiir est Trappe du même glaive que les brebis ; que (ons sont également proscrits et dispersés. Mais nous snons aussi pour qui nous souffrons ce trititement, et k qn] nous confions c« dépflt précieux ; que c'est à un Weo également puissant et fidèle qui nous le réservera m grand jour. Ne croyez cependant pas, Messieurs, que ce saa-ilice ne cortle pointa nos cipui-s. S'ils sont Termes et gènéreos, ils n'eu sont pas moins sensibles, et ce wntûneiii est plus Tort que la mori. Oui , c'est avec au- Uai lit* douleur que d'étoiinemenl que nous voyons, au sandale des fidèles, unt* main proTane venir chasser
comme des sacrilèges de la maison de Dieu,qui est aussi la nôtre, des ministres irréprochables dans lear mœurs, invioiablement attachés à leurs fonctions ; que nous la voyons renverser de sa chaire pontificale et arracher à son troupeau un prélat digne des plus beaux jours de rÉglise. Fallait-il que ce coup lui fut porté par une portion de ce troupeau pour lequel il eût donné sa vie?
Mais ce qui comble sa douleur et la nôtre, Messieurs, ce sont les suites de ce malheureux jour de notre dissolution et de notre dispersion. Nous conjurons le Ciel d'épargner les coupables et de ne pas laisser souffrir des innocents. Nous lui demandons qu'il prenne en une spéciale protection cette ville que nous porterons tonjours dans notre cœur ; qu'il fasse pleuvoir la manne sur ces membres de J.-C. dont nous nous faisions gloire d'être les tuteurs et les pères ; qu'il suscite de dignes ouvriers pour la culture de la vigne du Seigneur, qui invoquent avec respect son saint nom, qui chantent solennellement ses louanges, qui annoncent avec majesté sa divine parole, qui soient la lumière et l'exemple des peuples, qui maintiennent la gloire et la pureté du temple , qui en révèrent et en consenent religieusement les dépôts sacrés, qui en acquittent exactement toutes les obligations et particulièi-ement celles qui nous furent imposées par la piété de nos souverains et de nos autres fondateurs,dont nous chargeons, expressément et devant Dieu, leurs consciences et celles de lous ceux qui y porteraient la main.
Ici, Messieurs, et avant de nous séparer, nous devons un hommage solennel au Dieu de vérité, à notre caractère et à notre conscience. Oui, nous le déclarons à la face du Ciel et de la terre, si nous cédons à la force pour l'amour de la paix, nous ne sacrifions point à la
nos devoirs. Nows rendons"!
pobsADceâ ifitnporelleâ le respert. la scamiâgion, et nous en donnons an pcnpie l'exemple ; mais nous rendrons k Dien ce qui est à Dieu. iNuus reconnaissons pour vrai el seul ËT&<]ue de ce diocèse œ pontife que Dieu nous <hinna «ians sa miséricorde ; nous n'en reconnaissons point d'autre, et nouï^ loi suerons constamment unis par on lien indissoluble. Nous nous regarderons toujours r<omine le ohapilre-calhêdrai fit le premier corps de cette église, du sein de laquelle on nous arrache. Nous y liaiidrons inviolalilement par los tita-â sacrés du iiotrn ioslilulion canonique, de notre antique et légitime pos- Mssion, et nous y réservons tous nos droits. Foreês de suspendre le culte public que nous rendions à l'Être Snprâme. au nom et à l'cditi cation de son peuple, nous «léclaittns n'attendre que le moment favorable pour rentrar dans no> fonctions.
Nous réclamons contre tous décrets el entrei>rises de la paissauce séculière, au préjudice de la religion de J.-i:., de la doctrine et de la discipline de son Église. de ses droits et de ses propriétés ; et en particulier des drnits el propriétés de l'église de Tréguier. de son évêrpie, de son chapitre et de son clergé ; renouvelant nos prolesiations déjà faites, et réservant toutes celles â faire la besoin. Nous déclarons, enfin, à l'exemple de l'Ap^- Ui, pleins de confiance dans la grâce de notre Dieu : Odï I nous déclarons, nous protestons que ni les propriétés, ni les disgrâces, ni les périls, ui le fer, ni la rie, ni la mort, ni quoique ce soit au monde, ne sera jamais cipalde de nous séparer de l'amoui- de J.-i'.., de l'allacliemenlàson Église, de ta charité qui nous réunit eonme membres d'un même corps, sous notre illustre chef, premier pastenr du diocèse.
Je soussigné certifie l'extrait présent conforme à l'original, auquel je l'ai fidèlement collalionné. A Triguier, ce 46 novembre 4790.
il. Malet, Greffier du Chapitre de Tréguier.
Nous rapporterons également la protestation des prêtres de Léon contre la Constitution civile du clergé, en général, et notamment contre la réunion des Évèchés de Quimper et de Lé«)n, et rélection d'un Ëvèque du Finistère. Cette pièce trouve tout naturellement sa place ici, puisqu'en elTet ces deux diocèses n*en font plus qu'un. Le titre de l'Évèché de Léon, supprimé par le Concordat de 1801 , a été rétabli par le Souverain Pontife, Pie IX, sur la demande de Monseigneur Joseph-Marie Graveran, par un décret, en date du 23 Novembre 1853. (I)
Copie de la protestation de MM. les recteurs et
AUTRES ecclésiastiques DE l'ÉvÊCHÉ DE LÉON.
Nous soussignés recteurs et autres ecclésiastiques de rÉvéché de Léon, avant connaissance de la nouvelle Constitution civile du clergé décrétée [)ar l'Assemblée nationale, et de la convocation des électeurs du département pour procéder, le 31 de ce mois, à Télection d'un Évéque du Finistère, suivant les formes énoncées dans la susdite Constitution ; inviolablement attachés à la religion et à la discipline de TÉglise catholique, apostolique et romaine, protestons contre 4oute suppression et réunion de bénéfices, spécialement contre la réunion des Évèchés de Quimper et de Léon, sans Tau-
«h Voir les œuvres de Mgr Graveran. L m. p. 87.
torilé de rÉglise et l'exécution de toutes les formes canoniques ; protestons en conséquence contre l'élection qui pourrait se faire à Quimper d'un Evêque du Finistère. Ce 22 Octobre 1790.
MM
Abjean, recteur de Saint-Thégonnec.
Autheuil, recteur de Guiclan.
Bizien, recteur de Kernouès.
Bourva, recteur de Plouguin.
Bonroullec, recteur de Plouédern.
Branellec, recteur de Plougar.
Breton, recteur de Sibiril.
Briant, recteur de Plounéour-Ménez.
Cadiou, recteur de Lanneuffret.
Cail, recteur de Tréménach.
Carlner, recteur de Saint-Mathieu.
Cloarec, recteur de Tréflez.
Coat, recteur de Lesneven.
Corre, recteur de Minihy. (1)
De Bonnemez, recteur de Plounvez.
De la Rue, recteur de Saint-Houardon.
De la Rue, recteur de Saint-Sauveur de Brest.
De L'Abbaye, recteur de Lampaul-Ploudalmézeau.
De Poulpiquet, recteur de Plouguerneau.
De Puvferré, recteur de Plouescat.
Cavé, recteur de Trégarantec.
Joly, recteur de Guissény.
Floc'h, recteur de Saint-Louis de Brest.
Gales, recteur de Plouzévédé.
Gai, recteur de Plouénan.
(1) Le Minihy était, à ceUe époque, la paroisse de la ville de Saiot-Pôl-de-Léon : elle était formée des sept paroisses qui existaient auparavanl dans cette ville.
Garo» rectenr de Bréyentec.
Girandet, recteur de Kerlooan.
Gotr, recteur de Kersaint-Plabennec.
Gralî, recteur de Lanhouarneau.
Hanus, recteur de Tréglonou.
Hamelin, recteur de Trébabu.
Iliou, recteur de Piouvien.
Inizan, recteur de Plouzané.
Inizan, recteur de l'Ile-de-Batz.
Jaffrédou, recteur de Larret.
Jestin, recteur de Plabennec.
Kerboul, recteur de Landéda.
Kermarrec, recteur de Saint-Vougay.
Kermegant, recteur de Piougouvelen.
Kersauzon, recteur de Plourin.
Laot, recteur de Taulé.
Laurent, recteur de Ciéder.
Le Bihan, recteur de Plouvorn.
Le Borgne, recteur de Goulven.
Le Bris, recteur de Pioudiry. Le Cam, recteur de Piounéventer.
Le Duc, recteur de Lannilis.
Le Floc'h, recteur de Sizun.
Le Fur, recteur de Piougourvest.
Le Guen, recteur de Coatméal.
Le Guen, recteur de Milizac.
Le Jeune, recteur de Plougoulm.
Le Pen, recteur de Ploudaniei.
Le Rest, recteur de Loc-Brévalaire.
Le Roux, recteur de Commanna.
Le Saout, recteur de Tréflaouénan.
Martin, recteur de Saint-Thonan.
Masson, recteur de Drennec.
Ollivier, recteur de Tréhou.
Pédel, recteur de Plouarzel.
Pelleteur, recteur de Lanildut.
Perrot, recteur de Ploumoguer.
Perrot, recteur de Plounéour-Trez.
Piczrel, recteur de Guipavas.
Pervez, recteur de Brouennou.
Pilven, recteur de la Forest,
Poullaouec, recteur de Saiot-Reuan.
Richou, recteur de Guimilliau.
Rolland, recteur de Languengar.
Rouxel, recteur de Beuzit.
Séoéchal de Penanguer, recteur de Goueznou.
Scouarnec, recteur de Quilbignon.
Tanguy, recteur de Guiquelleau.
TouUec, recteur de Lampaul-Plouarzel.
Ulfien-Duval, recteur de Guilers,
Vaillant, recteur de Porspoder.
Nicolas, curé de Plouédern.
Saliou, curé de Plounéventer.
BoUoré, prêtre à Plounéventer.
Scouarnec, desservant de Saint-Derrien.
Kerlidou, desservant de Locmélard-Plounéventer.
Le Roy, curé de Saint-Servais.
Le Roux, prêtre à Saint-Servais.
Huguen, curé de Trémaouézan.
Berthou, prêtre à Trémiaouézan.
Morvan, curé de Ploudaniel.
Le Goff, prêtre à Ploudaniel.
Le Duff, prêtre à Ploudaniel.
Monan, curé de Saint-Méen.
L'Haridon, ckaooiae de Lesueven. (1) Brichet, chanoine de Lesneven.
Maiiach, curé de Trégarantec.
Abgrall, curé de Lanliouarneau.
Mesguen, curé de Saint-Vougay.
Saillour, curé de Saint-Vougay.
Le Floc'li, prêtre à Saint-Vougay. Gouachet, curé de Plouzévédè.
Quéré, prêtre à Piouzévédé.
Berthou, curé de Plougar.
Ural, curé de Bodilis.
Goas, prêtre à Bodilis.
Mévei, prêtre à Bodilis.
Pellen, curé de Landivisiau.
Thépaut, prêtre à Landivisiau.
Bléas, prêtre à Landivisiau.
Roquinarc'h, prêtre à Landivisiau.
Bléas, sous-diacre à Landivisiau.
Bogues, clerc à Landivisiau.
Pouliquen, curé de Plougourvest.
Corre, curé de Plouvorn.
Bizien, prêtre à Plouvorn.
Le Brun, prêtre à Plouvorn.
Abgrall, prêtre à Plouvorn.
Gougouil, desservant de Mespaul.
Moal, desservant de Sainte-Catherine.
Le Saint, curé de Plouénan.
Mingam, curé de Plouénan.
Pérou, principal du collège de Léon.
(1) li y avait à Lesneven une collégiale dont l'église était dédiée à sainte Anne. Cette église très-ancienne, av'ait été rebâtie entièremeot en 1448, par les soins et les deniers de Jean IV, duc de Bretagne, qui la fit ériger en collégiale.
Le Chapitre était composé de sept ctianoines.
Costiou, scolastique, à Sain t-Pôl-de- Léon.
Fercoc, professeur de physique, à Saint-Pôl-de-Léon.
Abgrall, professeur de rhétorique, à Saint-Pôl-de-Léon.
Le Roux, professeur de seconde, à Saint-Pôl-de-Léon.
Le Men, professeur de troisième, à Saint-Pôl-de-Léon.
Le Gai, professeur de quatrième, à Saint-Pôl-de-Léon.
Liscoat, professeur de cinquième, à Saint-Pôl-de-Léon.
Chantrel, supérieur du séminaire, à Saint-Pôl-de-Léon
Sar, professeur de théolo^çie, à Saint-Pôl-de-Léon.
Liard, professeur de théologie, à Saint-Pôl-de-Léon.
Richenet, procureur du séminaire, à Saint-Pôl-de-Léon
Corrigou, directeur des Dames Ursulines de Léon.
Blcunven, directeur de la Retraite, à Saint-Pôl-de-Léon
Kerébel, curé du Minihy, à Saint-Pôl-de-Léon.
Moal, curé du Minihy, à Saint-Pôl-de-Léon.
Branellec, curé du Minihy, à Saint-Pôl-de-Léon.
Grall, curé du Minihy, à Saint-Pôl-de-Léon.
Luguern, sacristain, à Saint-Pôl-de-Léon.
Le Lan, vicaire de chœur, à Saint-Pôl-de-Léon.
Jacob, vicaire de chœur, à Saint-Pôl-de-Léon.
Boutin, curé de Roscoff.
Bourgonnière, prêtre à Roscoff.
Décourt, prêtre à Roscoff.
Paul, curé de Santec.
Dandrieu, sous-diacre à Léon.
Riou, curé de Plougoulm.
Gallou, prêtre à Plougoulm.
Quiviger, curé de Sibiril.
Corre, prêtre à Sibiril.
Le Gat, curé de Cléder.
Le Borgne» curé de Cléder.
Marzin, curé de Cléder.
Bloch, prêtre à Cléder.
Postée, prêtre à Cléder.
LazenneC; curé de Tréflaouénan.
Cadiou» cnré de Plouescat.
Kerguvelen» curé de Plouescat.
Perrot, curé de Plounévez.
Léon, curé de Plounévez.
Modire, curé de Trefflez.
Lannou, curé de Goulven.
Corfa, curé de Plounéour-Trez.
Le Goff, curé de Plounéour-Trez.
Loustec, curé de Plouider.
Picard, curé de Plouider.
Abollivier, curé du Pont-du-Ch&tel.
Riou, curé de Guissény.
Prémel, curé de Guissény.
Le Floch, curé de Guissény.
Thomas, curé de Kerlouan.
Habasque, curé de Rerlouan.
Bothorel, curé de Piouguerneau.
Bleunven, curé de Piouguerneau.
Roudaut, curé de Piouguerneau.
Balcon, prêtre à Piouguerneau.
Abhamon, prêtre à Piouguerneau.
Le Goiï, prêtre à Piouguerneau.
De la Bardon, curé de Landéda.
Calvarin, curé de Lampaul-Ploudalmézeau.
Jacob, curé de Sainl-Pabu.
Bothuan, chanoine de kersaint-Trémazan (I).
L'Escalier, prèlre.
(l) KerMiDt-Trémazan éuit une chapelle fondée dans là paroisfie de Pk)urin-l..éon par les seigneurs de Trémaian. Cette dttpelie ftil ensuite érlsée en collé|iale : il y avait un doyen et cinq chanoines gai étaient nommés par l'Evéqûe de Iwéon, sur la prtenUtiott dn une de GonUult.
Maillons, chanoine de Kersaiot.
Le Hir, prêtre.
Crémeur, prêtre.
leranguéven, caré de Plabennec.
Qaéoéa, prêtre à Plabeonec.
Abernot» prêtre i Plabennec.
Colin» ptêtre à Plabennec.
Cloarec, curé du Drennec.
Kerébel, coré de Kernilis.
Gouaich, caré de Lanarvily.
Kemzoré, coré de Kersaint-Plabennec.
Gourion, curé de Plouvien.
Le Roux, curé de Plouvien.
Kerriou, curé du Bourg-Blanc.
Goaçhet, curé de Gouesnou.
Larreur, curé de Quilbignon.
Pérou, prêtre à Quilbignon.
Le Dréves, curé de Saint-Sauveur de Brest i
De La Pierre, prêtre.
Gourmélon, prêtre.
L'Hostis, prêtre.
Le Gendre, prêtre.
Ricbault, prêtre.
De La Goublaye, prêtre.
Laporte, curé de Saint-Louis de Brest.
Kermarrec, curé de Brest.
Le Nouvel, prêtre à Brest.
La Biche, prêtre à Brest.
De Pentrés, prêtre à Brest.
Gestin, prêtre à Brest.
Labous, prêtre à Brest.
Denis, prêtre à Brest.
Masson, prêtre à Brest.
- iOO -
Dubuisson, prêtre à Brest.
Bernicot, prêtre à Brest.
Plessix, prêtre à Brest.
Macabe, prêtre à Brest.
JacopiD, aamônier de l'hôpital général de Brest.
Kermergant, directeur da petit couventi de Brest.
Pelle, diacre.
Ségalen, curé de Guipavas.
Jézéquel, prêtre à (kiipavas.
Boulic, prêtre à Guipavas.
Pastézeur, prêtre.
Bernicot, prêtre à Guipavas.
Madec, curé de La Forêt.
Gourmélon, curé de Saint-Divy.
Causeur, prêtre à Saiot-Divv'.
Pilven, prêtre à Saint-Divy.
Moudeu, curé de Beuzit.
Joguet, curé de Saint-Houardon.
Cesson, prêtre à Saint-Houardon.
Tréguier, prêtre à Saint-Houardon.
Bodros, prêtre à Saint-Houardon.
Gourmélon, prêtre à Saint-Houardon.
Guillou, directeur des Dames Ursulines de Landerneau.
Corrigou, directeur des Ursulines de Lesneven.
Abyven, de Guissény.
Sibiril, curé du Tréhou.
Ottar, prêtre au Tréhou.
Berthoux, curé de Trévéreuc.
Henry, prêtre à Trévéreuc.
Roudaut, curé de Trétlé venez.
Cbapalain, curé de Sizun.
Paugam, curé de Sizun.
TaboUy curé de Sizun.
Pooliquen, caré de Locmélard-Sizun .
Grosvalet, prêtre à Locmélard-Sizùn.
Stéphan, curé de Commanna.
ProufT, curé de Commanna.
Nédélec, curé de Gaimilian.
Méar, prêtre à Guimiliau.
Breton» curé de Lampaul-Guimiliau.
Le Gai» curé de Lampaul-Guimiliau. Guîllerm» curé de Plounéour- Menez.
Flocb, curé de Plounéour-Ménez.
Le Vayer, curé de Pleyber-Christ.
Croguennec, prêtre à Pleyber-Christ.
Tanguy» curé de Saint-Thégonnec.
Dralach» prêtre à Saint-Thégonnec.
Cras, prêtre à Saint-Thégonnec.
Rolland, prêtre à Saint-Thégonnec.
Guénégan, curé de Sainte-Sève.
Bourc'bis» curé de Taulé.
Penguilly, curé de Taulé.
Querrien, prêtre à Taulé.
Prîgent^ curé de Henvic.
Hervet, prêtre à Henvic.
Le Lez» curé de Carantec.
Le Saout, curé de Carantec.
Jézéquel» curé de Guiclan.
Cabioch, curé de Guiclan.
Madec, prêtre à Guiclan.
Plocb» prêtre à Guiclan.
Cazuch» prêtre à Guiclan.
Le Roux» curé de Ploudiry.
Caro, prêtre à Ploudir)'.
Ouroual, curé de la Martyre.
Bézar prêtre à la Martyre.
Baron, prêtre à la Martyre.
CorcuiT, curé de LooÉgmner-Ploodiry.
Le Gai, curé de Pont-Christ.
Laot, curé de La Roche.
Floch, curé de Lannilis.
Bergot, curé de Lannilis.
Thomas, curé de Porspoder.
Lezoch, curé de Porspoder.
L'Aîné, curé de Plourin.
Quéré, prêtre à Plourin.
Le Guen, curé de Piouguin.
Bazile, prêtre à Plourin.
Tourmen, curé de Bréiez.
Michel, curé de Lanildut.
Trévien, curé de Saint-Renan.
Forest, curé de Plouarzel.
Lanuzel, curé de Plouarzel.
Michel, curé de Plouarzel.
Marzin, curé de Plouarzel.
Le Moign, curé de Ploumoguer.
Léoslic, curé de Ploumoguer.
Trébaol, curé de Lambert.
Le Gai, curé de Plougonvelin.
Quéré, curé de Plougonvelin.
Morvan, curé de Lochrist.
Nédélec, curé de Plouzané.
Labbé, curé de Plouzané.
Goachet, prêtre à Plouzané.
Le Hir, prêtre à Plouzané.
Jézéquel, curé de Locmaria.
Provost, curé de Guilers.
Cariou, prêtre à Guiler^^.
Riou, curé de Bohars.
Le Chapitre adhérant unanimement à la protestation
d^destus , ont signé :
MM
De Troërin, chanoine-chantre, président.
Roassel, archidiacre de Quiminidilly.
L'Abbé de Keroulas, archidiacre d'Acre, et chanoine.
Le Dal, chanoine.
De Mathézou, chanoine.
Depayferré, chanoine.
Prigeot, chanoine-pénitencier.
Qaentric, chanoine.
De Limoges, chanoine.
Le Gac, chanoine.
Hardy, chanoine.
Henry, chanoine-théologal.
Riquet» chanoine.
Plusieurs chanoines, recteurs, curés et autres ecclésiastiques, au nom du Clergé du diocèse de Léon, ont présenté à leur Évèque, le 15 novembre, la présente déclaration munie de la signature de Tuniversité morale du clergé.
Le peu de signatures qui maifquent sont attendues, el plusieurs, particulièrement celles des îles, dont V abord tst difficile dans cette saison, ne sont retardées que par tiloignement : elles seront mises en supplément.
M. rÉvéque leur a fait la réponse suivante :
Messieurs,
Le témoignage public, que donne le clergé de mon diocèse de son attachement inviolable aux principes de la doctrine et de la discipline de l'Église, en même temps de sa fidélité à son pasteur légitime^ devient dans
les circonstances présentes plus précieux en lui-même et plus satisfaisant pour moi- Je ne dois point vous dissimuler ma joie, et je puis vous dire comme l'Apôtre : Gaudio in omni Iribulatione noslrâ superabundo.
Après avoir supplié le Seigneur d'établir à jamais dans notre cœur la charité de Jésus-Christ, sans laquelle nous ne sommes rien, je n'ai qu'une demande à lui faire, et je prie mon clergé de s'unir à moi pour l'obtenir : que la mort seule sépare le pasteur de son troupeau, et soit qu'il vive ou qu'il meure, qu'il ne vive et ^lu M ne meure que pour lui.
7 J. Fr. Évque de Léon.
SUrPLÉME?lT
te jour,i9 novembre 1790, nous soussignés déclarons que nous tenons pour constant, et faisons profession de croire que la juridiction spirituelle des pasteurs ne peut être ni étendue ni restreinte sans le concours de l'Eglise; que les pasteurs actuels ne peuvent être dépossédés de leurs juridictions que par une démission volontaire ou par un jugement canonique; qu'il ne peut s'établir de nouveaux pasteurs, sans le concours de la même Église, qui seule peut leur donner une juridiction; que telle est et a toujouis été notre croyance, et que. Dieu aidant, notre conduite y sera constamment conforme.
(lOret, recteur de IMoudalmézeau.
lloullouin, recteur de Landunvez:
Balch, rtrteur de Lanrivoaré.
Cren, curé de Plouilalmézeau.
relleleur, curé de rioudalmézeau.
pontdaven, prêtre à Ploudalmézeau.
Xeur, prêtre à Ploudalmézeaa.
Godeberi, curé de Landanvez.
l'ecar, recteur de Plouider.
LaDDurien, prêtre de Saint-Martin de Morlaix.
Rîchon, curé du Bourg-Blanc.
Person» prêtre de Plouvorn.
Pellan, prêtre de Plouvien.
Laviec, curé de l*Ile-de-Batz.
Le Bois, prêtre de Plouvien.
Peron, prêtre de Keriouan.
Brichet, prêtre de Lesneven.
Chavidon, prêtre de Lesneven.
Loscun, curé de Guipronvel.
Bloch, prêtre de Guipronvel.
Talarmin, curé de Milizac.
Le Menr, prêtre de Milizac.
Immédiatement après la mort de Monseigneur de Saint- Luc, M. Delaroque-Trémaria, son médecin et son ami, adressa à ses concitoyens un petit écrit, consacré à faire l'éloge du prélat défunt. Cet écrit, plein de cœur, est en même temps un acte de courage. Il y avait un vrai danger à louer, dans la circonstance, un pontife qui avait attaqué de front et démasqué publiquement les sociétés secrètes, alors toutes puissantes, un évèque qui était mort, on peut, le dire, eu protestant contre la constitution civile du clergé... Il y avait surtout du danger à blâmer ouvertement et en- face tous ceux qui lavaient dénigré et motesté pendant sa vie. Aussi, dès son apparition, la brochure de M. Delaroque fut-elle prohibée par la municipalité, et Tauteur fut signalé comme un mauvais citoyen. Sur l'exemplaire que noiisf possédons se trouvent les lignes suivantes :
« Malgré la solennité des décrets sar la liberté de la presse; bien qu'il n'existe encore aucane loi nouvelle particulière et positive qui la restreigne ; enfin, m^gré la déclaration des Droits de Thomme, le trône municipal de Quimper condamna, le 26 octobre 1790» ce petit écrit, dès qu'il parut, et son auteur fut voué à Tinfamie constitutionnelle. »
Citons ces pages : elles font connaître à la fois M. Trémaria et Monseigneur de Saint-Luc (1).