VICAIRES CAPITULAIRES
Nous l'avons dit : les vicaires généraux regardèrent la nomination d'Expilly comnie nulle et non avenue ; ils avaient publiquement dénoncé son entrée dans le diocèse comme une vraie intrusion. Ils continuèrent donc, malgré la juilion, à administrer le pays dont ils araient. seuls, rei;u canoniquement l'administration.
Mais, comme la position devenait de plus en plus difficile, ils écrivirent au Souverain Pontife, le suppliant d'wxorder k l'un d'entre eux.â M. de Larcliantel (l'oncle), des ponvoirs extraordinaires aussi étendus que possible.
commnnieables aa tout oq en partie, tant aux antrw vicaires généraux iju'li ceux des recteurs ou simple; prêtres qui lui paraîtraient les plus aptes à en faire bon usage.
Le î'.i juillet 1791, Sa Sainteté lui adressa dans les termes de la demande un bref de vicaire apostolique pour le diocèse de Ouimper. A la nouvelle de la réception de ce bref par M. de Larchantel, l'émotion fut grande parmi les patriotes. Il fut immédiatement dénoncé devant le tribunal qui lui intenta un procès criminel. Dans les interrogatoires qu'il eut h subir, pendant l'instruclion de ralTaire, l'abbé de Larchantel avoua sans ambages le fait qu'on lui reprochait. Le jour fixé iwur le jugement étant «enu, le président du tribunal qui coanaissail, aimait et vénérait l'inculpé, avança tout exprés l'heure de l'audience, afin d'éviter la foule dfts curien*; et des gens de désordre. Nous ne savons pas, du juste, qiiel fut le jugement : nous n'avons pu en décoiivi te teste; tout ce que nous pouvons en dire, c'e^l qu'il fut. eu égard aux circonstances, bienveillant et modéré. On n'osa pas tout de suite sévir contre un prêtre^ presque octogénaire, jouissant de l'estime et de rafTection de tous, tant à cause de ses lumières et de ses vertus sacerdotales que de sa douceur et de sa modestie.
Hais l'évéque intrus ne pouvait soulîrir lougleiD{ vis-à-vis de lui l'homme qui avait osé lui écrire qu'il prenait pour un loup dans !a bergerie, le prètro ron par le Pasteur suprême du l'aiilorilé épiscopale, que iiatioo était impuissante à donner aux élus de son cbots. Aussi Ëxpilly dut-il travailler k susciter des tracasseries au vicaire apostuliiiue, à exiger le renvoi de celui qui n un autel que rejetait litaliou da clergé. Il menaça sans doute les jap
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e les tléuoiicer eux-œâinea â la^ s'ils Dt! âe hàliient (['tkarler de la villu épiscopalu l'adversain? el l'eniieml de son adiuinislratiuii schisraatirim).
Sa situation devorianl. chaque jour, plus périlleuse, M. de Larchaiitel se vit abligé de s'éloigner, le plus posâil)le, de Quimper ol de se nifugier en liâu siïr. pour éviler de nouvelles pouriiuile!'. Errant dans le diocé&e, m (roiivaut tantôt âur im poÎEit. tautàt sur un autre, il oxerc-ail itmt de même pour le plus grand bien des lîdèles i|ui lui étaient caaiiês.les pouvoirs étendus (|a'il tenait du Vicaire de Jésus-Clirisl. Aliu que l'on pAt sVlressor facilement à lui en c:is de besoin, il informait des personnes dévouées et discrètes des divers endroits uA il portail ses pas fugitifs. Il continua à gouverner ainsi le diocèse, pendant an certain temps; mais sur l'avis qu'il reçut de plasieurs amis qu'on parlait de s'emparer de sa personne et de l'emprisonner, il suivit te conseil donaé par ISotre-Seigneur à ses ap()tres : Si l'on tous poursuit dan$ une ville, fuyez dans une autre : il se retira à Saint-Malo. De là il correspondait encore avec Quimper ; il expédiait des dispenses pour les mariages et accordait d'autres grâces et permissions.
Il se réunit dans celle ville à M. l'abbé Floyd . aussi ficaire géuéral et recteur de Plusquellec. Cet ecclésiastique avait été forcé, par le district de son canton, de quitter sa paroisse. Il s'y était maintenu jusqu'alors, malgré toutes les avanies et les persécutions, à travers ' tonte sjrte de périls... Après avoir soutenu par ses conseils, ses e.\emples et son zélé, tout le clergé des paroUses qui l'entouraient, après avoir rempli vis-à-vis de 800 troupeau tous les devoirs d'uu bon pastour, traqué comme une bote fauve, il crut devoir se mettre
|t l'abri daus uii pays plus calme, en attec i pouvoir rejoindre sou poste. Hélas I cette beare ne k!v:iit pas souner de longtemps)
La municipalité de Sainl-.Malo accueillit bien MM. t ^rcltantel et Floyd : elle leur Qt même diro que, le I 'Jour où ils tie pourraient plus rester sur lu tcmloira françuis, ils en seraient avertis, eux et tous [^ ecclési3sti(|ue3 réfugiés dans la ville; de plus, elle leor i jpromit de faciliter leur évasion et leur passée on bOgleierre. On leur tint fidèlement parole; et quand il | Hir fallut sortir des murs hospitaliers de cette bonne J litè, on les fit embarquer sur des navires qui Ifw eonluisirent les uns à Jersey, les autres à Londres. M. de Larchantel se réfugia à Londres et M. Floyd à 1 persey.
A la lôte des vicaires capilulaires doit tigurer le plus ancien des chanoines et le premier dignitaire du chapitre, M. Descognets. Attaqué d'une maladie de langueur, au moment où le siège devint v;icant, ce prêtre vénéré 1 mourut pendant le carême de 1791, plein de Jourâ et I (le mérites, après avoir combattu le bon combat etj gardé inviolablement la foi. Ses infirmités ne l'empli cbéreni pas de donner, dans toutes les occasions, le»! prenves les plus manifestes de l'horreur que lui caasail] tout ce qui se faisait contre la sainte Eglise. Il travailUj lai-m(-me à la censui-e de l'écrit du perfide Lo Coz ; ilj icourageait les prëires lïdéles à la patlenre et à ramonrl l devoir, par ses conseils et par ses libéralité^ qn'UJ Mtgnait îi ceux qui étaient dépouillés de leurs bénéOces J et dépourvus de tout autre moyen d'existence. En
il sufOsait d'être bon catholique et bon serviteur J Lpi, pour trouver en lui aide, .recours et protociioa.,
lft.:Tfaibiffge, vicaire général, se retira dans une m&îsoQ lit! inaoïpagne, aux environs de Qulmper, d'où il exiirçait ISii rouclions de sa charge. Il y conseillait ut encourageait les prêtres qui recouraient à lui ; il instruisait les fidèles [|iii venaient lui demander la lamière dont ils avaient besoin, pour affermir leur foi ébranlée par les violents" assauts de l'impiété révulutioniiairo et les scandales ({m se produisaient chaque jour sous leurs yeux. Réunissant dans une chapelle de la paroisse sur laquelle il se trouvait, les catholiques des environs, il leur disait la sainte m«ââ(i et les catéchisait. . . (Joe telle conduite ne pouvait demeurer secrète, ni manquer d'irriter le département et le district : aussi, vers la lin de l'année 1791, donoèrent-ils ordre d'arrêter le vicaire général. Mais celui-ci, ayant aperçu de loin les cavaliers do la maréchaussée, prit la fuite et put se mettre à l'abri de leurs poursuites. Retiré aux confins du départemenl, à une demi-lîeue do soti diocèse, il trouvait encore le moyen d'être utile aux prêtres et aux fidèles de Quimper avec lesquels il commtmiquait le plus qu'il pouvait, allant d'un endroit à un antre, de manière à ne point attirer l'alteation des patriotes. Après avoir été errant ainsi, pendant plus de quatre ans. il profita, en 1795, d'un moment où les prêtres pouvaient reparaître, et il se rendit à Quimper où il ne tarda pas à être saisi et renfermé, avec beaueoap d'autres, dans la maison d'arrestation. Voici, sans doale, à quelle occasion.
.M- Thiberge fut mêlé à une question trés-délicate : celle de la soumission du clergé au décret du 7 Vendémiaire an IV (39 Septembre 1795). Il était notamment prescrit par ce décret it tous les ministres du culte de Elire, avant qu'ils pussent exercer leurs fondions, la déclaration suivante qui devait être affichée , d'une
manière très-apparente, dans chaqae église, chapelle, ou temple : « Je reconnais que Vunùenatiié des citoyens « français est le souverain, et je promets soumission « et obéissance aux lois de la République. »
Cet acte tyrannique fut un des derniers de la Convention, de cette assemblée qui, suivant l'expression énergique d'une écrivain, « naquit, vécut et finit dans le sang. »
Il fut, après quelques mois de répit, une occasion de nouvelles persécutions contre les prêtres tidéles, auxquels leur conscience ne permettait pas de souscrire à une déclaration, qui formulait une proposition d'une orthodoxie fort contestable et admettait un principe gros d'inconvénients et de périls de toute sorte pour la société : la Souveraineté du Peuple (I).
Gardien, en sa qualité de vicaire général, de la foi des prêtres et des fidèles du diocèse, justement alarmé de la division que l'appréciation du sens de cette déclaration pouvait amener parmi eux, M. l'abbé Thiberge consulta, paraît-il, les évêques émigrés en Angleterre, car il lit circuler dans le Finistère et toute la Bretagne une décision en forme de mémoire émanant de ces prélats. D'après cette décision, il était défendu aux prêtres de faire ce nouveau serment qui contenait tout le venin des premiers, — il fallait éviter les prêtres qui
(1) Au nombre des propositions déférées au Saint-Siège figure U suivante :
c La volont4^ du peuple ou le sufl'rage populaire est par elle-même d'une autorité telle qu'elle n'a besoin d'aucune raison pour valider ses actes. >
Cette proposition est ainsi notée dans le n>cueil des actes du Siège apostolique :
c En tant qu'elle constitue la volonté du peuple ou le suffrage populaire loi suprême, indépendante du droit naturel et divin, eue dît bèrétique. >
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le prnaonceraieiit presque connue lesjiii'eui:f>, — il l'allait Ijarder lidélité aa Udj légitime, etc.. .
Le» ùtèqutis âignalaires ilu niémaiio disaient que leur seDliineiit était cciiifonae ii celui du Souverain roiilife qu'ib avaient conâulté. . .
On lesUî, si quelques ecclésiastiques, jouissant de l'estime générale par leurs lumières et leurs talents, étaient d'un avis cnnlrairc, il faut avouor que la grande majorité du clergé de la France, à la tOte desquels on comptait les éTé<)ues qui habitaient en ce moment le |jays, s'était prononcée contre la soumission.
M. l'abbé Tresvaux trouve que M. Thilicrge montra pina de zèle que de prudence, en publiant ce mémoire <ini lui paraît (il n'en donne aucune (ireuvo) n'être pas noe décision anthentiipie des évéïiues réfugiés en Angleterre, mais seulement l'opinion de la plupart de ces prélat}), et surtout de ceux de Tréguier et de Léon. Il ajoute que la publication de cette pièce eut pour efTet (le j'ier le trouble et la division parmi quelques Udèles. ea Im séparant des prêtres catholiques qui avaient fait la première soumission (nous ne savons pas de iiuelle Mminissiou il s'agit, si ce n'est pas celle dont nous pirlons!), et exercé leurs fonctions dans les églises, pendant les courts instants de liberté dont la religion ntmX de jouir (!).
Aprt^s cela, le vénéré clianoine de Taris écrit ce qui «lit : " Quand les prêtres lidèles. restés en Bretagne. ■ n'auraient pas su que l'avis de quelques évèques de « la province était contre la soumission, fait dont ils a pouvaient aisément avoir connaissance par la corre»- • pondanc« que les évé<iues de .Nantes, de Vanuus, de
(1) IlIsUJire lie la peniécuiioii en Brciapie (T. II. i». iO."> et 'i(ie;.
« Tréguier et de Léon entreteDaient avec leurs diocèses, « ils avaient bien d'autres motifs pour refuser de se « conformer aux dispositions du décret du 7 Vendémiare. « En effet, on les obligeait à se prononcer" sur une « question très-grave : celle de la souveraineté du peuple, « et contre les droits des princes légitimes. On exigeait « d'eux non-seulement une soumission passive, mais a encore Tobéissance aux lois d'un gouvernement qui, à « répoque,n'était reconnu par presque aucune puissance « de l'Europe, à des lois dont plusieurs étaient manioc festement opposées à celles de la morale chrétienne. « C'était trop en demander à des hommes qui avaient « fait tant de sacrifices à leur conscience, et qui « avaient tant souffert puur conserver la pureté de leur « foi... »
M. l'abbé Tresvaux admettait donc, et avec raison, que les prêtres ne pourraient, sans prévarication, se soumettre à cette exigence. En cela il est d'accord avec M. l'abbé Thiberge. Pourquoi le blàme-t-il alors d'avoir répandu l'avis de la décision dans le même sens des évêques émigrés en Angleterre ? Se trouvant sur le théâtre même de la persécution, le vicaire général de Quimper voyait sans doute des hésitations autour de lui ; il savait que plusieurs de ses confrères,pas assez éclairés sur la valeur du nouveau serment qu'on leur demandait, réclamaient d'une autorité supérieure à la sienne une réponse à leurs doutes... Il consulta ces évêques, et il publia leur décision. Ne doit-on pas l'en louer, car c'était le meilleur et peut-être le seul moyen d'éclairer les esprits flottants, de fortifier les volontés chancelantes? La preuve en est, au dire même du chanoine de Paris, que pas un seul prêtre non assermenté ne souscrivit en Bretagne à la perfide déclaration. En eut-il été de même,
sans ta difTnsion (le la réponse des évéques émigrés f Nous en doutons.
t Dans- des réunions des prôlres lidéles, qui eurenl « lieu pour examiner cette nouvelle formule de soumtsa sion, il parait que li's avis furent unanimes pour h « r^eler, et nous ne nous rappelons pas avoir entendu « nommer un seul ealésiaslïque uon assermenté qui * l'ail souscrite en Bretagne. Aussi avaient-ils abandonné « loules les églist's rouvertes au printemps précédent. « C'est ainsi que Onit l'année 1795. » (Tresvaax. T. II. p. 207).
M. Cabblê Thiberge fut déporté, croyons-nous, en AlliMuagnc. Rentré dans son diocèse, après le concordat, il y reprit sa stalle de chanoinu ; il mourut an comiBeDcement de la Restauration.
M. du Laurents de la Barre, vicaire général demeura, quelque temps, caché au manoir de Quénéquéguen. siXaè sur la paroisse de Saint-Yvi, et qui appartenait à son neveu, Jean-Jacques du Laurents. Les prêtres du diocèse, qaî coDRaissaitiot le lieu de sa retraite, y venaient, dépiîsés CQ paysans, le consulter et fortitier, au contact 9 la sienne, leur volonté de mourir plutôt que de Moquer à leur devoir. Grâce à la sollicitude de sa ^DÙIIe, ot, une fois, à la bienveillance du médecin, qui i déclara incapable de supporter un déplacement, il Échappa à plusieurs visites-domiciliaires. Le saint vieillard se soumettait avec peine à ces précautions et ï ces moyens employés par ses parents et ses amis, pour le Dteltre â l'abri des atteintes des agents de la Révolu- ; ils étaient opposés â la simplicité et à la droiture e 30U caractère. Il désolait sa nièce qui. après avoir u laisser tguorer sa présence dans la maison, l'enten-
dait, lorsque les gendarmes y étaient encore, toasser et marcher dans sa chambre. Il ne voulait pas qu'on leur mentît, en d^isant qu'il ne s'y trouvait pas.
Mais il n'échappa pas longtemps aux poursuites dont il était l'objet. Arrêté, dès l'année 1792, à l'âge de 78 ans, il fut renfermé avec son neveu, Jean-Jacques, à la maison d'arrêt de Quimper.
Condamné plus tard à être déporté à Cayenne, il fut conduit à Rochefort , vers la fin de Janvier 1 795. En passant à Saint-Fulgent, dans la Vendée, le commissaire dû directoire, qui était un prêtre apostat et marié, eut la cruauté de lui ftiire lier les mains avec des cordes tellement serrées qu'elles furent rougies par le sang de la victime.
Sa santé affaiblie par l'âge (il avait alors 82 ans) et de longues infirmités ne put résister longtemps aux privations et aux indignes traitements auxquels il fut en butte, à la prison de cette ville. Il y mourut le 16 Décembre 1798, entre les bras de son lidéle domestique, Saint-Julien, que la pcrséculion n'avait pu séparer de son bon maître. Quant à son neveu, dirigé sur t'ayenne, à bord de la Décade, il mourut sur cette plage meurtrière, non pas victime du climat, mais empoisonné, croit-on, par (les nègres. 11 eut le bonheur, avant de quitter la vie, de recevoir les derniers sacrements des mains de Monseigneur de Beauregard, évê(|ue d'Orléans, en prononçant ces paroles, expression touchante du calme et de la résignation de son âme profondément chrétienne : « Je meurs en paix ; je me plais à voir le ciel. »
M. l'abbé du Laurents était d'une haute taille et d'une belle ligure. C'est le portrait qu'en a ("ait, dans ses mémoires, Mgr de Beauregard, son compagnon de captivité. Après avoir été principal du collège de Cornouaille,
professeur de théologie à celui de Navarre (1), il devint grand maître de ce deriiier établissomenî. et recteur de l'université. Ses vertus rappelèrent au poste délicat de premier aumônier et de confesseur de la pieuse reine, Marie Leczinska, femme de Louis XV. Il revint en Bretagne, aprè§ la mort de cette vertueuse reine, et fut nommé chanoine de la cathédrale de Quimper et vicaire général. Plein de science et doué d'une très-heureuse mémoire, il étonnait, à l'âge où il était, par la lucidité de son intelligence et par la solidité, la variété et rétendue de ses connaissances. S'étant livré tout spécialement à l'étude de la Sainte Écriture, il charmait et édifiait ses frères, les confesseurs de la foi, par les commentaires cfu'il leur en faisait, avec autant d'érudition que de piété.
Aimant à se reposer de ses travaux plus sérieux, en cultivant la poésie, M. l'abbé du Laurents a laissé un poëme intitulé : Les Monuments publics, volume in-i**, imprimé à Paris, en I75i. Il a laissé inachevés plusieurs autres écrits reli^âeux, entre autres, une imitation de Jésus-Christ en vers , qu'un de ses petits-neveux, .M. Ernest du Laurents s'est fait un pieux devoir et une douce joie d'achever et de publier en 1864.
M. Le Normand du Pharadon, théologal du Chapitre de yuimper (2) et vicaire général, fut renfermé dans la
(1) La France iitUTaire de Quérard, T. II. p. (304.
(2) D'après les lois canoniques, il doit y avoir dans chaque chapitre un théologal et un pénitencier. Le pénitencier a l'office d'entendre les confessions dans l'église cathédrale, aux jours et aux heures où les iidèles ont coutume de venir au tribunal de la pénitence. Le théologal est chargé d'y expli(|uer la Sainte Kcriturc ou d'autres points de la théologie ou de la morale chrétienne.
c Curent praeterea ut in unoquoque Capitulo, duo adsint canonici « çiuorum alter miMiitentiarii, alter theologi officio fungatur. » — iPius VIL in bulla : Commissa dwinltuSy anno 1817, % l'y).