ABBAYE DE BONREPOS (ORDRE DE CITEAUX
Située sur la paroisse de Lanniscat, dans la Haute- (!) Abbatia BeaUe Marise de Bona-Reqxik.
Cornouaille, l'abbaye de Bonrepos comptait quatre religieux en 1790; elle dépendait, à celte époque, de révêché de Quimper.
Nous n'avons sur celte abbaye aucun renseignement certain ; nous savons seulement que les moines ne donnèrent pas dans le schisme.
D'après une lettre des administrateurs du Directoire du district de Rostrenen à ceux du déparlement des Côtes-du-Nord, en date du 8 Avril 1791 , le père Desloges, ci-devant religieux de Bonrepos, s'était fixé à Cambrai; le père Guillemin, religieux du même monastère, s'était établi aux Forges, dans le district de Ponlivy ; les pères Huet et Gardot, leurs confrères, restés adjudicataires du bail à ferme de leur ancienne abbaye, avaient déclaré être dans l'intention de l'habiter provisoirement.
Les divers bâtiments de ce monastère, qui furent aliénés, dès le commencement de la Révolution, ont été détruits.
Abbaye de Coetmaloen (ordre de Citeaux.) (1)
L'abbavc de Coëlmaloën, située aussi dans la Haute- Cornouaille, sur la paroisse de Sainl-Ciilles-Pligeaux, dépendait également du diocèse de Quimper, avant le concordat.
Il y avait, en 1790, le même nombre de religieux qu'à Bonrepos.
Nous avons moins encore de renseignements sur celle abbaye (|ue sur celle de Bonrepos : mais il paraît que, comme ceux de celle dernière abbaye, les religieux de
{{) Abbnlia Bealœ Maria* de sylva Mellonis. Coêtmaloên : ce nom est composé de deux mots brâtons : Coèl, qui signiHe bois, et Malocfiy qui signilierait Mellon.
Coëtmaloën se laissèrent chasser de leur maison, sans faire aucune déclaration scliismatique.
Aujourd'hui, à Tcndroit où s'élevait jadis le monastère de Coëtmalouan ou Coëtmaloën, le regard attristé n'aperçoit plus que des ruines.
Abbaye de Langonnet (ordre de Citeaux.)
Nous n'avons sur l'abbaye de Langonnet que peu de documents.
Le dernier abbé commendataire , Charles-François Chevreuil, chanoine, vicaire général, olïicial du diocèse de Paris, a dû payer de sa télé sa fidélité à l'Église. Il était originaire du diocèse de Quiraper.
C'est en sa faveur que iMonscigneur de Saint-Luc s'était démis de cette abbaye en 1786.
Le prieur de Langonnet,en 1790, était très-âgé et inlirme ; il était obligé de se faire porter à l'autel par ses religieux, dont le nombre ne dépassait pas six ou sept.
Il paraît qu'ils furent maltraités par les agents révolnàionnaires, quand on les chassa de leur monastère : d'après nos rccherches,nous sommes porté à croire qu'ils ne firent aucun serment schismatique et (lu'ils émigrèrent en Angleterre, où (luelques-uns d'entre eux seraient morts.
Deux des survivants ont dû rentrer en France vers 1816. Avant de se rendre à l'abbave de La Meilleraie, ils voulurent visiter les ruines du berceau de leur vie religieuse, en passant par Langonnet. Ce qu'il y a de certain, c'est que les religieux de ce dernier monastère s'affilièrent directement, après la Révolution, à celui de La Meilleraie où l'on voit un arbre généalogique de Citeaux où Langonnet figure à ce titre.
Cette abbaye est anjoard*hai entre les mains des Pères du Saint-Esprit et du Saint-Cœur de Marie qui y ont établi un collège et un pénitencier agricole pour les jeunes détenus. Elle dépend actuellement du diocèse de Vannes.