VI AVERTISSEMENT
de traits édifiants, se sont offusquées d'y rencontrer le souvenir de quelques taches mêlé à celui des admirables vertus de l'ancien clergé franc-comtois. L'amertume de ces plaintes, cette opposition venue du côté même qui semblait le seul où l'auteur eût le droit de n'en point attendre, l'ont vivement surpris, encore plus attristé, mais nullement ébranlé. En effet, si la conscience d'un devoir accompli et l'exemple des historiens ecclésiastiques les plus révérés, y compris même ceux qui ont écrit spécialement pour la jeunesse, avaient pu lui laisser la moindre inquiétude sur le parti qu'il a pris de tout dire, et d'exposer avec une égale sincérité les désordres qui avaient préparé la ruine de nos institutions religieuses et ceux qui l'ont consommée, il aurait lieu d'être complètement rassuré par les encouragements beaucoup plus nombreux qui lui sont venus du même côté, et qui ont acquis toute sa reconnaissance.
A la suite des témoignages si précieux de M^' l'évêque de Montauban et de M. le comte de Montalembert, il est heureux de consigner ici le témoignage, tout aussi inattendu, de M^"^ Gaume, prélat franc-comtois, dont les écrits jouissent de tant de popularité.
« Paris, 24 septembre 1867.
« Cher Monsieur,
» J'ai lu avec intérêt le premier volume de votre Histoire. Vous » m'avez rajeuni de cinquante ans, en me faisant revivre parmi les » témoins des scènes que vous décrivez. Je vous remercie du plai- » sir et du profit que vous m'avez procurés
» Votre reconnaissant et tout dévoué serviteur in T-°.
» J. Gaume, pro^. aipost, »
Ce nouveau volume et les suivants risquent beaucoup de soulever des mécontentements d'un autre côté; et à l'égard de ces derniers, l'auteur avoue qu'il éprouve plus de scrupules. En effet, quoiqu'il n'ait retracé la conduite des autorités persécutrices que d'après des documents certains , émanés de ces autorités elles-mêmes , et quoique les hommes, aussi bien que les partis, obtiennent rare-