RÉVOLUTIONNAIRE LOCAL
30 septembre 1793. Et. -Phil. Guy, huissier; Guyon, ex-procurem:; Tavernier, ex-procureur; Nie. Maillot, ex-procureur du roi; F.-Jos. Marmier, ex-notaire; Pernet aîné, épicier; J.-Nic. Courtois, arpenteur; comme habitués à soiitMr tous les désarmements et arrestations de suspects. (Ils furent mis en liberté par le comité central au mois de novexnbre 1793.)
Tournier, ex-procureur, pour avoir, sous le prétexte de la liberté des opinions religieuses, donné sa démission d'officier municipal lorsqu'il était question d'exécuter la loi de la constitution civile du clergé. (Elargi en novembre 1793.)
Alexis Colin, ofticier de santé , père de quatre enfants en bas âge, suspect comme frère de deux prêtres déportés, et en outre pour refus de certificat de civisme et pour avoir parié 100 livres contre 24, que les sociétés populaires seraient dissoutes au i*' janvier 1793. Il fréquente des personnes suspectes.
Ani.-F. Delamarche, frère d'un émigré (ou plutôt d'un prêtre déporté;. Il est suspect d'entretenir une correspondance avec lui, ei comme ayant établi cbez lui le foyer du fanatisme.
L. Delamarcbe» son frère, quincaillier, mêmes motifs. (Elargi en novembre 1793.)
Boissard, bomme de loi, procureur syndic destitué, incarcéré h Dijon, puis conduit au tribunal révolutionnaire de Paris et mis à mort. Eupbrasie Boissard, sa fille, sœur d'émigré, et ne fréquentant que les maisons fanatiques. (Elargie en novembre 1793.)
Veuve Colin, Marthe Galle, quatre-vingts ans, mère de deux prêtres déportés , fanatique et intolérante, propageant le fanatisme par ses discoiirs. (Consignée par Lejeune le 4 mai 1794, et libérée entièrement le SS octobre suivant.)
La Dubreuil, femme d'Athanase Battandier, intolérante, fanatique, foyer d'aristocratie. Elle a deux enfants de sept et trois ans. (Consignée par Lejeune le 5 mai 1794, libérée entièrement le 2i juillet suivant.)
Etiennette Gloriod et Claudinette Gloriod sœurs , suspectes pour aimer les mauvaises nouvelles, pour tourner en ridicule les sans-culottes, pour favoriser par leur conduite le retour de l'ancien régime et aimer les anciens prêtres. Deux papiers saisis chez elles en déposent. (Elargies en novembre 1793.)
La Brochon , veuve Duplessis-Violand, épicière, suspecte comme sœur d'émigré, comme traitant. les prêtres d'intrus, comme intolérante, comme foyer de fanatisme, et comme ayant défendu à son mari, membre du club, d'y assister. (Elargie eu novembre 1793.)
Amould Mondet, épicier, suspect depuis la constitution civile du clergé. Il n'a fréquenté que des gens suspects. (Consigné avec garde en mars 1794.)
Victoire Colin, sa femme, sœur de deux prêtres et intolérante. Consignée avec garde en mars 1794, et élargie le 7 mai suivant ;ous la caution de X. Colin.)
Veuve Gresset, marchande de fers, soixante-dix-sept ans, suslecte comme mère du chanoine et comme foyer de fanatisme. Elargie définitivement par Pelletier le 25 octobre 1794.)
Françoise-Charlotte Pion, femme de Gloriod, aubergiste, mère
d'un émigré, intolérante, propos railleurs contre les patriotes. (Malade , elle fut consignée chez elle avec un garde, le 7 mai 1794.)
La femme de Jacques Barbaud-Guenot, noble et intolérante. (Elargie en novembre 1793.)
La Roubaud, veuve Junet, ex-directrice de poste, intolérante. (Elargie en novembre 1793.)
1" octobre, Cl.-F. Colin père, ancien maire, SA ans, comme père de prêtre émigré. (Elargi parLejeune le 15 février 1794 ; il mourut peu de jours après.)
F. -Ferdinand Colin, homme de loi, fils du précédent, frère de prêtre émigré, propos intolérants, relations avec les patriotes jusqu*à la publication de la constitution civile du clergé ; et depuis, fréquentation des suspects et des fanatiques ; caractère doux, ayant eu beaucoup de zèle dans la garde nationale, au conseil général de la commune et au bureau de conciliation, jusqu'à rémigration de son frère, ex-curé. Dès lors ayant été nul et fanatique. (Consigné par Lejeune le 3 mai 1794.)
Elisabeth Colin, sœur du précédent , propos intolérants et fréquentations fanatiques. (Consignée par Lejeune le 3 mai 1794, et libérée entièrement par Pelletier le 22 octobre suivant.)
Girard, aubergiste. (Elargi en novembre 1793.)
Athanase Battandier, intolérant, fanatique, foyer d'aristocratie. (Pétenu à Dijon.)
4 octobre. J.-Et. Pianet, ex-grefBer du juge de paix, suspendu de ses fonctions. (Elargi le M février 1794 par Lejeune, comme calomnié.)
Nicolas Pion et Claudinette Gagelin, sa femme. Hs ont un fils émigré et n*ont pas marché constamment dans les principes. (Elargis en novembre 1793.)
X. Colin, suspect comme frère d'émigré , et pour n'avoir pas marché constamment dans les principes. (Elargi le 9 octobre, parce qu'il n'y avait contre lui que des oui -dire sans fondement.)
Alexis Roubaud , conduite intolérante , foyer de fanatisme. (Elargi en novembre 1793.)
J.-B. Duplessis, frère de prêtre émigré, conduite incivique et intolérante, n'a jamais marché dans les principes. (Elargi en novembre 1793.)
Cl.-Jos. Demesmay» frère de prêtre déporté, incivique, n'a jamais marché dans les principes. (Elargi en novembre 1793.)
Antoine Mauprel, ex-notaire, 61 ans, cinq enfants ; l'atné, âgé de 19 ans, est aux volontaires. Suspect comme fanatique et pour
DOCUMEIfTS. 579
refus de certificat de civisme. (Elargi définitivement par Pelletier^ le 25 octobre 1794.)
P.-X. -Thérèse Maire^ homme de loi, frère de prêtre réfracfaire, relations avec les patriotes jusqu'en 1 792, et depuis avec les suspects. Doux et peu dangereux, déjà désarmé en 1793. Refus de certificat de civisme. (Elargi par arrêté du comité de sûreté générale du 17 octobre 1794.)
J.-B. Colin, ex-tanneur, frère de deux prêtres émigrés, comme accoutumé à être désarmé et arrêté. 11 n'a pas marché constamment dans les principes. (Elargi en novembre 1793.)
Charnaux, officier de santé et apothicaire, 60 ans, habitué à souffrir tous les désarmements et arrestations dirigés contre les suspects, caractère doux. (Consigné le 6 juillet 1794, à la demande de la municipalité, pour exercer son art, étant le seul pharmacien de la ville, et libéré entièrement le 30 août 1794.)
8 octobre, Marie-Michel -Gaspard Petit, ex-garde du corps, 65 ans, patriote jusqu'en 1790. Conduite et propos inciviques, relations avec les fanatiques. (Libéré entièrement le 22 octobre i794, par Pelletier.)
Quetaud, conduite et propos inciviques. (Elargi en novembre 1793.)
Gloriod, Ch., fils, 20 ans et maladif, frère d'émigré et pour u'ayoir pas marché constamment dans les principes.
Guyon, J""*-Ant., femme de J.-B. Javaux, 56 ans, suspecte par sa conduite et ses propos inciviques, en propageant le fanatisme religieux. Intolérante, d'ailleurs charitable. (Mise en liberté le 30 août 1794.)
Guyon, F", sœur de la précédente, mêmes motifs. (Malade, elle fut consignée avec un garde, le 22 mai 1794.)
Gloriod, F. -Jos., maître de poste, père d'émigré, et pour n'avoir pas marché constanuuent dans les principes. (Consigné par Lejeune, le 5 mai 1794.)
9 octobre. Hautier, Ignace, marchande, suspectée d'avoir propagé le fanatisme et rappelé les anciens prêtres; elle a été tran- 4piille à toutes les époques, étant d'ailleurs faible d'esprit. (Malade, eUe fut recluse chez elle avec un garde le 22 mai 1 794, et
itièrement libérée le 30 août suivant.)
Guy, J.-Et , épicier, suspecté par sa conduite de maître d* école, kinsi que pour sa conduite et ses propos ultérieurs. Incivique et atolérant. (Elargi en novembre 1793.) Denizet, Adrienne-F"*, veuve, conduite incivique et discours 'intolérance. (Elargie en novembre 1793.)
580 docuhents.
M octobre. Demesmay, Luc-Jos. ^ ex-notaire, et Demesmaj, Guy-Et.-Phil., ex-grefiier, frères de prêtre émigré et inciviques.
22 octobre, La veuve de Cl. -F. Bonnet, du hameau desRebans, pour fanatisme, intolérance et aristocratie.
Dornier, P., pour être sorti de France au commencement de la Révolution. Il est rentré dans Fintervalle de la loi du 8 avril 1792. Il était accusé d* avoir dit qu'il aimait mieux garder ses fromages que de les vendre contre des assignats, dont il ne savait que faire, et qu'un prêtre assermenté avait deux bâtards.
Pourchet, J'^^'-B*", veuve, du hameau des Etraches, mère d'émigré, suspecte pour fanatisme et intolérance.
Pourchet, Marie, et Pourchet, Anne-Josette, filles de la précédente, mêmes motifs.
Mourot, Ant -L., des Etraches, propos inciviques.