CENTRAL
J2 octobre, Dk la Longeyille. F.-Alexis Morand, juge de paix, l' pour avoir fait délivrer un faux certificat de résidence à Aimée, ci-devant dame Lallemand, épouse d'un colonel; 2« pour avoir prêché en faveur des arrêtés liberticides du département, et contre la Montagne et Marat; 3*^ pour avoir favorisé les fanatiques, en invitant le maire de la Longeville à accorder un passe-port à J.-O. Faivre-Pierret, fanatique outré et méchant, père d'un prêtre émigré; V pour n'avoir pas puni sévèrement P.-F. Vemier, père de ses fermiers, qui, au moment d'une insurrection des fanatiques, se sauvait du côté de la Suisse avec environ soixante livres en argent; 5' pour avoir, le 5 septembre, lors d'une autre insurrection des brigands pieux, ramené chez lui ses deux domestiques jeunes et vigoureux, munis de fusils, tandis que tous les ofilciers municipaux, les vieillards et même les estropiés du canton, ayant la plupart pour toute arme de mauvaises piques, pioches ou tridents, avaient tout quitté pour poursuivre ces brigands, et ont essuyé les fatigues d'un long voyage, par un temps rigoureux. (Elargi le 24 octobre 1 793 , apr^ j ustification .)
J.-Cl. Faivre-Pierret, déjà renfermé pour délit, père de Cl.-Fr. Faivre, prêtre émigré. (Consigné dans la commune le 5 mars 1794.)
Pernette Baverel, son épouse, et leur fille Cl.-F"*. (Consignées dans la commune le 5 mars 1794.)
Etienne-F. Faivre-Picon, journalier. (Reclus chez lui le iO novembre 1793.)
Claudine-F** Vuillemin, femme de Cl.-F. Vemier.
Marg^« Chuard, veuve de Cl.-F. Sordet-Pierret, mère de Jn»*- Marg^% émigrée. (Recluse chez elle le 20 novembre 4793.)
J.-Cl. Tournier, menuisier. (Elargi le 14 janvier 1794.)
J.-B. Gauthier, sa femme et son fils Cl.-Jos., qui a quitté la commime de la Longeville dans le courant de mars dernier et
s*est fixé à Besançon^ trayaillant à l'hôpital Saint-Jacques^ où il déguise son aristocratie.
J.4rénée Chuard. (Reclus chez lui le 20 novembre i793.)
J.-Et. Barthelet^ déjà renfermé comme prévenu.
Cl.-F** Vuillaume, femme de P.-F. Droz-Vincent.
P.-F. Bertin-Denis. (Elargi le i4t janvier 1794.)
Cl.-F. Létondal, dit Chevalier. (Elargi le 10 novembre i793, après rétractation.)
Marie- Anne Droz, des Courtois.
Lesquels ont montré par une conduite constante, depuis le commencement de la Révolution, par leurs propos fanatiques incendiaires, qu'ils étaient les ennemis de la liberté, favorisant par leurs démarches les prêtres insermentés, qui sont la peste du genre humain.
Db Yillb-du-Pont. Denise Garnache, veuve Champrenx, et sa fille aînée Ferdinande, trop connues par leur fanatisme impur et aristocratie qu'elles ont toujours afiectés, parce que leurs richesses semblaient les mettre au-dessus de tous les autres.
Anne Cressier, veuve Garnache, mère de ladite Champreux.
Melchior Muller, parce qu'il a prêché le fédéralisme, blÂmé la Montagne, s'est apitoyé sur le sort des membres corrompus de la Convention, etc. (Ajourné le 15 octobre 1793, après rétractation.)
P.-Jos. Nicod. (Libéré définitivement le 16 octobre 1794.)
J.-Nic. Cressier. (Ajourné le 15 octobre 1793.)
Ursule Fauconnet, femme de J.-B. Marguier.
Jnn*-Cl. Girardier et Marie-Ant. Toumier, sa fille.
J.-F. Fauconnet, âgé et infirme, et ses trois filles, Marie- Josèphe, F»« et B*«.
L'aînée des filles de J. -Denis Barthod-Tonnot, tailleuse, et la mère de celle-ci.
J.-L Fauconnet et ses deux filles, J<"^*-Cath. et Anne. (Le père fut reclus chez lui le 20 novembre 1793, et tous furent libérés définitivement le 16 octobre 1794.)
La fille de P.-Ant. Droz-Grez.
Marie-Jos.-Benolt Pequignot et Denis-Benoit Pequignot, son père.
Cl.-F*» Bertin, femme de J.-Cl. Droz-Barthoulet, sœur de Bertin- Guyot, prêtre émigré. (Recluse chez elle le 20 novembre 1793.)
P.-F. Droz-Barthoulet.
Hugues-J. Vuillaume et sa femme.
lnn«-Cath. Louis-Jacquet.
J«»*-Marie Vuiilemin.
€18 D0C0HBNT8.
P.-F. Doruier et ses deux filles, Marie-Ant. et Dorothée.
Tous et toutes connus pour leurs correspondances avec les prêtres émigrés ou avec les aristocrates et les fanatiques de Tintérieur, et enfin par leur fanatisme privé.
Db GiLLBY. Noëi-Jos. Bruchon, pour s*étre trouvé au désarmement des patriotes, lors de l'insurrection du 5 septembre.
J.-€l. Jacquet, pour sa dangereuse aristocratie, puisée chez les fanatiques de Longe maison.
Denis Lambert, notaire, i« pour avoir méprisé et décrié les assignats; ^ avoir eu des correspondances avec des prêtres insermentés et très fanatiques; 3° ne pas aimer le peuple et fuir ses assemblées; 4« avoir menacé ceux et celles qui rappelaient citoyen; 5« enfin, pour n'avoir jamais favorisé le peuple, ni contribué en aucune manière à l'aider depuis la Révolution, lorsque, cependant, sa fortune se monte à 200,000 livres. (Libéré définitivement le 10 octobre 1794.)
Db la Chaux. F.-Sigismond Bonnet; Aug*âi Nicod et son frère J.-B.; leur sœur Adélaïde-F", et Jn«>«-Thér Belot, leur mère: poiur leur coalition avec les aristocrates et fanatiques, dont leur maison a toujours été remplie, dès le commencement de la Révolution ; sentiments qu'ils ne pouvaient manquer d'avoir, attendu qu'ils sont les riches fermiers d'Anl. Marguier, ci-devant d'Aubonne, très connu pour contre^révolutionnaire , et qu'un fik delà famille est prêtre déporté. (Augustin Nicod fut reclus chez lui le 20 novembre ^93, et tous furent libérés entièrement le 6 octobre 1794.)
Db Lièvrbmont. Denis Fauconnet et ses fils, Cl.-Alexis et Cl.- F., père et frères de l'émigré J.-Cl. Fauconnet ; — J.-B. Dodane ; — Aug**n Tournier et ses deux fils. Math, et Ant.-F. ; J.-Jos. Guinchard et son frère J.-F. — P.-F. Pourchet, officier muniâpal, sa femme et son fils Gl.-Jos. — Math. Fauconnet. — Anne- F*« Bonnet, femme de F.-X. Pourchet. — P.-L. Couquard. — P.- Math. Fauconnet, des Ricornes. — Cl.-F. Fauconnet le jeune. — Cl.-Alexis Carel, du Préjacquier. — Claudine Tournier, du Préjacquier.—Cl. -Ant. Chaboz.— Cl. -Simon Baverel; l.-Cl. Fauconnet. — Tous et toutes de la plus puante aristocratie et du plus détestable fanatisme. (Tous libérés définitivement le 7 octobre 1794.)
Db Montflovin. — Cl.-Ant. Bonnet le jeune, père de Tecdèsiastique émigré, et Claudine sa fille. (Recluse chez elle le 20 novembre 1793.)
Ant.-F. Bonnet, père de réquisitionnaire émigré (Reclus chez lui le 20 novembre 1793.)
J.-Ant. Bonnet.
Nie. Bonnet^ officier municipal, et son fils Ant.-F. ( Le père fut élargi provisoirement, le 10 novembre 1793, pour donner des soins à sa femme malade.)
F.-Jos. Bonnet, maire de la commune, frère de F.-X. Bonnet, émigré. (Ce dernier était déporté, comme presque tous les prétendus émigrés mentionnés dans ces tableaux de suspects.)
P.-F. Guincbard , sa femme , et M*«-F*« Faivre , sa bru , sœur du prêtre Faivre, émigré. (Reclus chez lui le 15 décembre 1793.)
AuL Guincbard et sa femme.
Guill. Guincbard, officier municipal. (Reclus chez lui le 20 novembre 1793.)
Qui tous , dès le commencement de la Révolution, ont été imprégQés du venin fanatique et aristocratique et ont causé la désolation des patriotes du canton. (Tous furent libérés définitivement le 18 octobre 1794.)
De Maisom-du-Bois. J.-B. Courîet, beau-frère de Baverel, excuré d'Arçon, et de F ex- vicaire de Courvière. (Libéré définitivement le 9 octobre 1794.)
Cl. -Alexis Pourchet et Claudine-F»* Tavemier, sa femme. (Libérés le 9 octobre 1794.)
Barbe Vuillaume, veuve Couriet. (Recluse chez elle le 27 no* vembre 1793, libérée le 9 octobre 1794.)
La femme de P.-F. Vuillemin, Marie-Thér. Fauconnet. (Libérée définitivement le 6 octobre 1794.)
JnoMDlaudine Pourchet, et sa iille Josette, mère et sœur de Témigré Aug^i» Pourchet. (Libérées définitivement le 9 octobre 1794 )
J.-B. Vuillemin, id. — F.-Aug^"» Vuillemin, id. — Madeleine Vieille, id.
Marg. Vuillemin, ex-religieuse. (Elle s*évada, mais fut saisie à )a frontière et élargie de la maison d'arrêt le 19 juillet 1794.)
Marie-Josèphe Couriet, veuve Bourdin, et Reine Carel, sa servante. (Libérées définitivement le 9 octobre 1794.)
Denis-F. Laithier et sa sœur JnB«-F»« (idem).
Qui tous n*ont jamais pu être contenus dans les bornes de Tobéissance aux lois, ni par exemples, ni par menaces, ni par corrections.
De Hautbrivb. Nie. Vuillemin et son fils Cl.-Et. (Reclus chez M)n père le 20 novembre 1793.)
J. Vuillemin et sa femme. (Reclus chez lui le 20 nov. 1793.)
Denis-Jos. Vuillemin et sa femme Anne Domier, ayant deux fils volontaires.
Josette t'aivre, veuve de Cl. Carel. (Recluse chez elle le 15 décembre 1793.)
Dont les correspondances avec les prêtres déportés et émigrés ont nécessité la réclusion, de même que pour avoir refusé de prêter le serment civique. (Tous furent libérés définitivement le 9 octobre 1794.)
Des Allemands. Cl.-Ant. Dornier, dit Henry.
Jos. Maire et sa femme.
F.-Jos. Guyon. (Elargi définitivement le 27 octobre 1794.)
Nie. Dornier et sa femme. (Reclus chez lui le SOnov. 1793.)
Jnn«-B'* Baverel, veuve Guyon, sœur de Tex-curé de Grozon, émigré, et mère de J.-Jos. Faivre, prêtre émigré, et de deux autres émigrés. (Elargie le 19 mai 1794 par le comité local.)
Guill.-Ant. Dornier. (Elargi le 19 mai 1794 par le comité local.)
Jn"*-Claudine Depierre.
Ant.-F. Vuillaume, sa femme et ses deux fils J.-F. et J«-G , le père vieux et infirme. (Le père et le second des fils forent élargis le 19 mai 1794 par le comité local.)
J.-Nic. Dornier-Henry le jeune , de la Maison-Neuve. (Elargi le 19 mai 1794 par le comité local.)
Qui, fixés sur les frontières, ont entretenu commerce et correspondance avec les malveillants, les prêtres déportés ou émigrés, et ont afiiché le fanatisme et l'aristocratie.
De LA Fressb. F.-Hyacinthe Pourchet et sa sœur Anne-Gl., frère et sœur du prêtre Alexis Pourchet, émigré.
Cl.-Ign. Bezand, domestique desdits Pourchet. (Reclus chez ses maîtres le 20 novembre 1793.)
J.-Ant. Jeannier, fruitier.
Qui, fixés sur l'extrême frontière, ont montré constamment des sentiments contre-révolutionnaires. (Tous furent libérés définitivement le 9 octobre 1794 )
Db Montbbnoit. J.-F. Leschine, notaire, bien connu pour avoir prêché l'aristocratie et les principes fanatiques, et n'avoir donné aucun signe de patriotisme depuis la destruction des seigneurs, dont il était l'agent. (Reclus chez lui le 20 novembre 1793.)
P.-F. Vernier et ses deux fils, J.-B. et X., soupçonnés d'avoir retiré chez eux des prêtres émigrés, et connus pour avoir résisté au vrai patriotisme dont les trois quarts du canton leur ont donné l'exemple, et d'ailleurs très fanatiques. (Libérés définitivement le 6 octobre 1 794.)
La femme de Noël Marguier; Josette Faivre, veuve de Cl. Carel et sa fille Reine ; toutes trois connues pour empoisonner par leur
commerce impudique les jeunes gens du canton^ et en même temps^ chose surprenante, très fanatiques et soupçonnées d* avoir retiré les assassins des patriotes.
Phil. Garnache, meunier à Entreroche, pour avoir tenu des propos anti-ré puhlicains et tendants directement au royalisme, aussi très fanatique et prédicateur de la même doctrine. (Reclus chez lui le 20 novembre 1793, libéré déflnitivement le 40 octobre 1794.)
Anl.-F. Fauconnet, 4° pour avoir retiré les aristocrates « 2® comme suspect d'avoir agioté sur les assignats et cherché à les discréditer ; 3° pour avoir tenu des propos contre-révolutionnaires et répandu avec adresse les nouvelles alarmantes.
F.-X. Droz-Barthoulet, procureur de la commune, pour avoir cru empêcher de porter secours aux patriotes, menacés lors de rinsurrection du 5 septembre, et s'être enfui àGoùx, village connu pour son aristocratie, au moment où Ton venait d'annoncer que les patriotes de GiUey allaient être opprimés par les brigands le 7 septembre. Homme d'ailleurs très inconstant dans l'obéissance aux lois. (Ajourné le 15 octobre 1793.)
La Jacquemet, sœur du ci-devant curé de Montbenolt, émigré.
P.-F. Droz-Grez, très connu par ses correspondances avec les fanatiques et aristocrates, et soupçonné d'avoir retiré chez lui des prêtres déportés ou émigrés et de leur avoir fait passer des subsistances.
10 novembre. De Montflovin. Josette Bonnet, fille, pour avoir, de concert et à l'exemple des abbés Bonnet, émigrés, prêché le fanatisme, méprisé la Convention et les prêtres jureurs.
De la Longevillb. Claudine Dornier, servante de Cl.-F. Létondal, des Courtots, et i^* Bertin-Denis , violemment soupçonnées d'avoir eu des relations secrètes et dangereuses avec les prêtres insermentés, et d'avoir fanatisé tous ceux et celles qui ont bien voulu les écouter. (Elargies le 1^4 janvier 1794.)
Reclttë à domicile.
19 octobre. A Montflovin. Ant.-F. Bonnet, gardé à vue, étant violemment soupçonné d'avoir menacé les patriotes à raison de leur patriotisme, ayant en outre montré une désobéissance constante aux ordres de la municipalité et des chefs de la garde nationale et étant connu pour fanatique dangereux.
6 novembre. A la Chaux. Ch.-Noél-Jos. Querry, de la Grange des Crèts, gardé à vue. (Libéré le 20 octobre 1794.)
622 DOCOHENTS.
40 novembre, A la Longeyillb. Claudine-F»« Faivre-Pierrel, pour cause de maladie.
15 décembre. AGillbt. La femme de J.-F. Vieille; la femme de F.-X. Bole , du Ghaumont ; F.-Jos. Bruchon^ des Seignes-Caporai; F.-Jos. Bruchon et la femme Bole^ desSeignes: pouraToir Youlu causer uue insurrection à raison de l'établissement du jour de la décade et de la prédication de morale. (Libérés, tous les cinq, le 20 décembre^ comme n* ayant été égarés que momentanément et n* ayant donné jusqu'alors que des preuves de civisme.)