‹ Histoire de la persécution révolutionnaire dans le Départment du Doubs, de 1789 à 1801, d'après les documents originaux inédits (volume 3)Chapitre 56 sur 67 · N*» XIX · texte numérisé non relu

N*» XIX

TABLEAU DBS SUSPECTES DE Là VILLE-DU-PONT, RECLUSES A DOMICILB PAR LE COMITÉ LOCAL^ LE 18 FÉVRIER 1794.

Gl.-F'* Bertin-Guyot^ femme de J -Cl. Droz-Barthoulet; Josette Beuoit-Pequignot; Jnn*-Marie Nicod; Claudine -Françoise Bertia; J»"»-Marie Bertin-Guyot, et J""* Bertin, femme de Denis Gauthier.

No XX.

SUSPECTS DU CANTON DE MORTEAU INCARCÉRÉ» OU RECLUS A DOMICILB PAR LÉ COMITÉ CENTRAL.

11 octobre 1703. Haucbrnbux. Incarcérés, Jos.-X. Berger, pour avoir conduit une voiture de vivres et autres effets aux frères Sergent, prêtres déportés , et autres personnes retirées à Cressier et au Landeron.

J.-Cl. Berger et Cl.-Ant. Berger, frères du précédent, fanatiques, qui se sont rendus à Maucerneuz lors de la dernière levée pour s'y opposer, et ont insulté les ofiiciers municipaux qui y présidaient. (J.-Cl. fut reclus chez lui le 22 octobre , et CL-Ant. le 21 décembre 1703. Ils furent tous libérés définitivement le ^ octobre 170-4.)

14 octobre. Lac ou Villbrs. Incarcérés. Cl.-Jos. Caille, fanatique obstiné, dénoncé par P.-Benolt Sirron, pour avoir dit qrôvèque Seguin n'avait aucun pouvoir; que le citoyen Nicol administrateur de la cure, l'avait volée au curé Bidault; que V n'avait pas donné à l'assemblée nationale des pouvoirs si étend pour les outrepasser, et qu'elle perdait la religion. (Reclus d lui le 28 décembre 1703.)

DOCUBISMTS. 623

Cl.-Jos. Bournel, de Malpas^ fanatique très suspect de rassemblements dangereux et ayant traité le curé d'intrus. (Consigné dans la commime le 28 décembre 1793.)

Cl.-Jos. Michel, du Pré-Grillot, mêmes motifs. (Reclus chez lui le 21 décembre 1793.)

J.-Ant. Dubois^ de Goudot, père de prêtre déporté, et son fils Gaspard, fanatiques. (Le père fut reclus chez lui le 12 décembre 1793.)

P.-Adam Taillard, accusé par P.-Jos. Michel d'avoir fanatisé les enfants dudit Michel, de les avoir retirés chez lui pour les sous* traire à Fautorilé paternelle, et d'avoir dit qu'ils ne rentreraient chez leur père qu'à la condition qu'il les laisserait vivre dans le fanatisme. Il est aussi accusé par Boiston d'avoir retiré chez lui plusieurs fanatiques des Fins. (Reclus chez lui le 2i décembre 1793.)

F.-X. Chopard, de la («ombe-du -Plane, ex-ofBcier municipal, fanatique dangereux, pour s'être opposé aux fouilles faites chez lui par la garde nationale pour arrêter ses deux frères prêtres, actuellement émigrés, ce qui n'a permis de saisir que l' ex-curé. (Reclus chez lui le 28 décembre 1793.)

Pierre Billod, de la Côte, fanatique et frère de prêtre émigré, n'a pas montré son attachement à la Révolution; il a même tenu des propos contre -révolutionnaires rétractés forcément. (Reclus chez lui le 24 décembre 1793.)

Cl.-Henri Caille, fanatique enragé et très dangereux , frère de prêtre, a disséminé ses principes. (Reclus chez lui le 28 décembre 1793.)

La femme du précédent, sœur du prêtre Petitjean.

Jeanne- Baptiste Caille, femme Petitjean, sœur d'émigré et fanatique bien dangereuse. (Recluse chez elle le 24 décembre 1793.)

Cl.-Jos. Faivre, frère de prêtre, fanatique très dangereux.

Marie-Anne Caille, femme Faivre-Chalon, qui a empêché ses enfants d'aller à l'école constitutionnelle. (Recluse chez elle le 24 décembre 1793.)

Jeanne-Marie Caille, fanatique disséminant les nouvelles.

Geneviève Caille, sa sœur mariée ; mêmes motifs.

Anne-Marie Perrot-Minot, qui a beaucoup exhorté les jeunes gens k se mettre de son c6té.

Cl. -F. Billot, du Rompre, frère de prêtre émigré, qui n'a mon* tré que du mépris et de la haiue pour la constitution. (Reclus chez lui le 24 décembre 1793.)

F.-Jos. Besançon jeune, fanatique dangereux, forcé par la

garde nationale de marcher contre les brigands de la petite Vendée , il a montré tant de répugnance qu^on Ta renvoyé chez lui. (Reclus à domicile le 21 décembre 1793.)

Alexis Petitjean, fanatique dangereux. (Malade, il fut reclus chez lui le 5 novembre i793.)

J. -Benoit Girardot-Thomas, des Bouchots^ fanatique dangereux, faisant les commissions des gens de son parti. (Elargi de la prison en juillet 1794.)

Recluse à domicile. Bernardine Dubois, femme de P. -Adam Taillardysœur de prêtre émigré, n'ayant pas montré son attachement à la Révolution.

Les Gras. Incarcérés. Phil. Bobillier, fanatique, père et frère d* émigrés, a tenu plusieurs propos contre la constitution civile du clergé, et n'a montré que de la haine pour la sublime liberté.

P.-Ant. ou Alex. Vermot, ennemi de la Révolution par son fanatisme, et ayant voulu contraindre un de ses fils à se mettre de son infâme parti. (Reclus chez lui le 28 décembre 1793.)

Paui-Mathias Vermot-Desroches, mauvais fanatique, n'ayant obéi que forcément aux lois, et ayant montré une haine bien marquée pour notre sainte liberté. (Reclus chez lui le 21 décembre 1793.)

F.-X. Jacquot, mêmes motifs, et ayant refusé de faire sa patrouille. (Reclus chez lui le 12 décembre 1793.)

Phil.-Emmanuel Baron, fanatique à outrance, ayant porté en différentes maisons des brochures incendiaires.

Phil.-Emmanuel Roussel-Simonin, fanatique, qui a déclaré avoir lu la brochure infâme provenant du précédent. (Reclus chez luile 12 décembre 1793.)

Phil.-Ferd. Roussel, fanatique et père d'émigré, ayant déclaré avoir eu chez lui des brochures incendiaires, et ayant fait partie des rassemblements des gens suspects de cette commune. (Consigné dans la commune le 21 décembre 1793.)

Marie-Philippe Thomas, fanatique à outrance et sœur du curé.

Marie-Marg. Roussel, ci-devant religieuse à Versailles, fanatique. (Recluse chez elle le 28 décembre 1793.)

J"""-Cath. Philibert, qui a tenu des propos inconstitutionnels et fanatiques. (Consignée dans la commune le 21 décembre 1793, et réincarcérée trois jours après.)

Marie-Josèphe Garnache, ci-devant maîtresse d'école fanatique, chez qui on a trouvé des brefs du pape et autres mauvaises brochures. (Consignée dans la commune le 21 décembre 1793.)

Gertrude Gauthier, veuve Jeannin, et sa fille Marguerite, pour n'avoir donné que des preuves d'incivisme. (Incarcérées par la

DoccMKirrfl. 625

municipalité le S9 septembre 1793, et élargies à sa demande le lOjanyier 1794.)

Les quatre sœurs du curé Thomas, Jnn«-F**, Thér. -Victoire, Anne-B^ et Marie-F'*, pour avoir tenu des propos infâmes contre la constitution et avoir communiqué des brochures incendiaires. (Incarcérées par la municipalité, et élargies à sa demande le 10 janvier 1794.)

P.-Jos. Boichard, beau-frére du curé Thomas. (Reclus chez lui le 29 octobre 1793.)

J.-Cl. Prêtre, frère d'émigré et fanatique.

Reclus à domicile. J.-Ânt. Billot, frère d'émigré et fanatique.

18 octobre. La Grànd'Gohbb. Incarcérés. Les deux sœurs Racine, «œurs de prêtre émigré, qui n*ont pas manifesté leur attachement 4 la Révolution. (Recluses chez elles le 24 décembre 1793.)

Charlotte-Françoise Caille, fanatique, sœur d'un prêtre, et qui n*a pas fait administrer le baptême (constitutionnellement) à son enfant. (Recluse chez elle le 8 novembre 1793 pour maladie grave.)

Barth. Courtot, membre du conseil de la commune, fanatique, qui a retiré les prêtres réfractaires chez lui pour y confesser, et chez qui on a trouvé un encensoir et des burettes.

J.-Cl Court et sa femme, fanatiques, et pour avoir retiré chez eux le curé Gaudion, qui y confessait.

F.-X. Boichard, greffier de la municipalité, ex-séminariste, qui a servi la messe des réfractaires jusqu'à leur déportation. (Elargi provisoirement au mois de mars 1794, il fut réincarcéré le 22 juin et élargi définitivement le 18 juillet.)

F.-X. Gauthier-Gonney, membre du conseil de la commune, pour avoir donné asile au curé Sergent, qui y confessait.

Gl.-Jos .Simon, receveur de la commune, pour mauvais propos tenus contre le citoyen Seguin, le 6 décembre 1791, et pour avoir permis à un prêtre, émigré ensuite, de dire la messe chez lui. (Reclus chez lui le 21 décembre 1793.)

Marie-Cath. Yaugne, chez qui on a trouvé un bref du pape, et qui a fait la quête pour sustenter F abbé Receveur, du Chauffaud. (Recluse chez elle le 21 décembre 1793.)

Guill.-Jos. Boichard, fanatique, qui propage partout sa doctrine dont il est vraiment l'apôtre. (Reclus chez lui le 28 décembre 1793.)

GI.-Ant. Marmet, ci-devant greffier de la municipalité et maître d'école, pour s*être refusé de chanter la messe du curé Cupillard, tandis que dans des assemblées à Téglise ou dans des conciliabules particuliers, il chantait les vêpres aux fanatiques et faisait toutes les autres cérémonies religieuses.

F.-X. Gaulard, maire; O.-F.-Simoa Ghopard^ procureur de la commune; Ci. -Jos. Simon , J.-Ânt. Roussel^ Ch.-Simon Chopard, et Ant. Girard, ofQciers municipaux; Gl.-Jos. Philil>ert9 Et.-F, Bobillîer-Monnot, Et.-Jos. Girard, J.-B. Boillot, F. -Jos. Girard, F.-X. Girard, P. -Alexis Perrey, et F.-X.Gauthier-Gonney, membres du conseil de la commune, pour avoir pris un premier arrêté ftinatique le 27 octobre 179i, et en avoir pris un autre le 9 juin 4793, tendant à refuser les services du curé Ravier, qui avait offert son ministère pour célébrer la messe à ia Grand*Combe les dimanches et fêtes. (Le comité n* osa pas les incarcérer, et se borna à les faire désarmer, sauf M. Gauthier, détenu à un autre titre.)

20 octobre. Les Fiks. Incarcérés, P. Dornier, fanatique et père de prêtre émigré. (Reclus chez lui le 24 décembre i793.)

Jos. Dornier, fils du précédent, déjà détenu depuis six semaines au couvent des bénédictins pour cause de fanatisme et propos inciviques.

Marie -Anne Dornier et Reine Dornier, femme Guibelin, sœurs du précédent.

Hyacinthe Tournier, fanatique, père de deux émigrés. (Reclus chez lui le 24 décembre 1793.)

Agnès Tournier, fanatique, déjà détenue pour cause de fanatisme. Actuellement consignée chez elle, et qui, malgré sa consigne, va toujours de c6té et d'autre, sous prétexte de faire le commerce des dentelles.

Adrienne Jacquin, femme Billot.

J.-Gl. Guibelin, propos inciviques. (Reclus chez lui le 3 décembre 1793.)

Ajournées, Marie -Gabrielle Caille, femme Marguier, et les ^ois sœurs Cath., Victoire et Cl .-Ursule Tournier.

MoRTBAU. Incarcérés. Cl.-Jos. Faivre, veuf avec trois enfants en bas âge, fanatique, qui a sollicité plusieurs personnes à être de son parti, (bllargi de prison le 4 juillet 1794.)

^nne.Qt* Mouniu fille, agente d'émigrés, qui a toigours un grand mépris pour nos prêtres et a déjà été traduite devant le juge de paix pour des faits semblables. (Elle avait deux frères aux armées et tomba malade en prison.)

Marianne Roussel et sa sœur Gertrude, sœurs d* émigré, fanatiques à outrance, ayant continué une classe chez elles, malgré la municipalité, et convaincues d* avoir fait des rassemblements de fanatiques dans leur domicile. (Gertrude fut recluse chez elle le 26 octobre 1793.)

Les deux sœurs Bolle, Jeanne-Reine, veuve Roussel, 73 ans.

et Siizanne-Josephte, 65 ans^ fanatiques^ sœurs d'émigré ^ ayant fait chez elles des rassemblements de gens suspects^ où leur frère^ le susdit émigré» confessait et prêchait le fanatisme le plus pur. (Recluses chez elles le 24 décembre i793.)

P.-J. Jacquier, cultivateur, père de quatre petits enfants, fanatique du premier genre, frère d'émigré. (Consigné dans la commune le 24 décembre 1793.)

Sébastien Millot, cultivateur, fanatique, père d'émigré. (Reclus chez lui le 5 novembre 1793.)

Marie Balanche^ fanatique, sœur d'émigré. (Recluse chez elle» le 8 novembre 1793, pour maladie grave.)

Routhier, fanatique , ex-huissier, qui a fait des injustices. Il a donné asile aux prêtres et montré du mépris pour les prêtres constitutionnels; il s'est cependant bien montré lors de l'insurrection des fanatiques. (Reclus chez lui le 24 décembre 1793, réincarcérë le 27 avril 1794, il fut élargi le 3 août suivant.)

Marie-Âut. Charbon, tailleuse, fanatique, porteuse de lettres venant des émigrés. (Recluse chez elle le 21 décembre 1793, malade.)

J"*-C1. Pierre, fanatique, fileuse, 57 ans , toujours munie de brochures incendiaires et allant beaucoup dans les maisons prêcher rinfô.me fanatisme. (Recluse chez elle le 28 décembre 1793.)

Le père Bercail, 74 ans, fanatique de première classe, chef de la nstochraties de toute sa famille. (Reclus chez lui le 8 novembre 1793 pour maladie grave.)

Besson père, 71 ans, aristocrate et fanatique à outrance, déchu de sa charge d'officier municipal eu 1791. Il avait fait prêter à la garde nationale le serment avec restriction le 14 juillet. (Reclus chez lui le 21 décembre 1793 à cause de son grand âge.)

J.-B. Prêtre, 61 ans, médecin ^fanatique avéré, qui a protesté contre la lettre pastorale de Tévêque Seguin dans une grande assemblée, en disant qu'on allait tomber dans le schisme et dans l'erreur. (Reclus chez lui le 21 décembre 1793.)

Alexis Cuenot, fanatique. (Transporté chez lui, malade, le 28 mars 1794.)

Cl.-Jos. Molard, 63 ans, huissier, fanatique. (Reclus chez lui le S8 décembre 1793.)

Aug^'B Mollier, 58 ans, fanatique entêté, cultivateur. (Elargi de prison le 4 juillet 1794.)

Aug*^° Rod, fanatique, cultivateur. (Elargi de prison le 4 juillet 1794.)

I.-Ant. Pugin, boulanger, fanatique décidé qui a souffert des

rassemblements suspects chez lui. (Reclus à domicile le 28 décembre 4793.)

P.-F. Reuille^ 61 aas^ marchand, mauvais fanatique , qui s'est moqué des décorations faites dans la rue pour la procession et qui avait donné à son chien le nom d* intrus et l'appelait ainsi lorsque le curé Ravier passait. (Dans une réclamation, Û déclara qu'il était bon républicain 9 qu'il avait fait serment de liberté et d'égalité et Tavait fidèlement tenu , qu'il ne croyait pas avoir dit une seule parole contraire à la loi, et que tout son crime était de s'être abstenu des cérémonies constitutionnelles. Il fut reclus chez lui , le 21 décembre 1793.)

P.-F. Coste, fanatique dans l'âme, messager des aristocrates. (Consigné dans la commune le 28 décembre 1793.)

F. Rouvenaz, fanatique, qui a souffert des rassemblements chez lui et n'a pas même fait baptiser son dernier enfant. (Reclus chez lui le 21 décembre 1793.)

Jos. Hominal, horloger, fanatique enragé. (Elargi de prison le 3 août 179^.)

Gl.-Ant. Monnin, 79 ans, ex-jardinier, fanatique, frère d'émigré. (Reclus chez lui le 24 décembre 1793.)

Josette-Charlotte Reuille, fanatique et méchante dans ses propos inciviques. (Recluse chez elle le 8 novembre 1793 pour maladie grave.)

Marie -Elisabeth Pugin, boulangère, fanatique à outrance, très suspecte de relations avec les émigrés. (Recluse chez elle le 8 novembre 1793 pour maladie grave.)

La Scipionne Bousson, couturière, très suspecte, qui a convoqué des conférences de personnes de son genre chez Cuenot, ancien buraliste, où elle prêchait le fanatisme le plus pur. (Recluse chez elle le 24 décembre 1793.)

Marie- Agathe Pierre, femme de Josillon Besançon, journalière, pour propos inciviques. (Recluse chez elle le 21 décembre 1793.)

Catherine Reuille , femme de Duquet , tailleur, même motif. (Recluse chez elle, le 21 décembre 1793.)

Marie-Josephe Groshuguenin, tailleuse, fanatique de la première classe ; ennemie des prêtres constitutionnels, entretenant une correspondance en caractères énigmatiques, et qui a même eu un procès à Pontarlier et a été condamnée à l'amende pour insultes faites au curé Ravier. (Recluse chez elle, le 21 décembre 1793.)

Reclus à domicile. P. Emonin, fanatique.

Nicolas Roussel, ex-douanier, père d'émigré, malade^ âgé de

74 ans, fanatique^ a souffert que ses filles eussent des relations arec les fanatiques.

Ajournés. Bercail fils; Salomon^ gendre de Besson.

MoNTLBBOif . — Incarcérés, La veuve Martin^ pour avoir toujours fréquenté le curé Racine. (Recluse chez elle le 24 décembre 4793.)

F. Rod^ qui a fait tout son possible pour fanatiser tous ceux qu'il a pu, a retiré les prêtres réfractaires chez lui, y a laissé confesser des femmes , allait toutes les semaines prendre des avis chez Tex-jésuite Racine , et enfin peut être regardé comme un vrai agent de Durfort. (Reclus chez lui le 21 décembre 1793, malade, et réincarcéré trois jours après.)

Cl. Yermot-Petitouthenin , fanatique dangereux, qui s'était coalisé pour empêcher la dernière levée et avait été rejoindre ses complices aux Sarrasins. (Reclus chez lui le 26 octobre, et consigné dans sa commune le 2i décembre 1793.)

Victor Roy, Ferréol Vermot-Groshuguenin, Maximin Mercier et P.-Théodule Vermot-Groshuguenin, complices du précédent. (Victor Roy fut reclus chez lui, le 12 décembre 1793, et les autres consignés, le 21, dans la commune.)

Guill.-Jos. Mercier, fanatique dangereux, n'a jamais donné preuve d'attachement à la Révolution. (Reclus chez lui le 24 décembre 1793.)

Agnès Mercier (recluse chez elle le 24 décembre 1793), Cath. Mercier, Félix Roy (reclus chez lui le 21 décembre), Jos. Roy (consigné dans la commune le 21 décembre) : mêmes motifs.

Gl.-Ant. Garnache-Chagris, fanatique dangereux (Reclus chez lui le 21 décembre 1793.)

Marie-Josephe Bonnet; Pierrette Girard; Marg. Despland, veuve; J""«-C1. Outhier; Etiennette Mercier; J""*-C1. Mercier (recluse chez elle le 28 décembre 1793) ; Agnès Roy (consignée dans la commune le 21 décembre 1793); Etiennette Preney, femme d'Ant. Guyot; Marie-Ant. Vermot, femme de Rod; la Grémion, rectrice d'école, et Marie-Ant. Roussel.

Ajournés. P.-lgn. Gamache, qui a imité son père et a un enfant baptisé on ne sait où, si ce n'est par la femme de l'officier munidpaï Ant. Roussel. La femme dudit Garnache, Marie Mercier, est de la première classe des fanatiques. A informer.

Ant. Vermot- Petitouthenin, qui, ayant été conduit à la messe par les volontaires de la Drôme, a tenu à l'église des propos très scandaleux.

Cl. Berger; J.-Jos. Cupillard, ex-lazariste; Jos .-Alexis Groshu-

630 DOCUHEtfTS.

guenin; Emmanuel Mercier; la veave de Jn-Nic. Bonrnez; Q.p« Pierrette; J«««-C1. Bournez; Claudine Vermot-Petitoutheain; J«tt«-Cl. Edme, et sa fille Pierrette; Marie-Ign. Verraot-Desroches; Marianne Badichon ; Charlotte Vermot-Groshuguenin ; Marie Berger^ femme de Hyacinthe Cupillard; Marie-Ânt. Balauche- Jacquot; Martine Mercier; Suzanne, femme de Jos. Michel; Marianne Boucaud ; Scholastique Reuille, yeuve ; Marie-Thér. Dodichon; Pierrette Mercier; Pierrette Mercier-Despland; Célestine Vermot-Groshuguenin; lafemmedeP.Gnyot; Marie- Jos. ReuOle; les quatre sœurs Prenez ; Marcelline Duhois, femme de Jos. Vermot-Groshuguenin ; Véronique Dubois; Marie-Jos. Groshiigaenin ; Dorothée Vermot-Groshuguenin ; Pierrette Gamache-Groshuguenin; Agnès Girard, veuve, et ses trois filles, Gabrielle, Reine et Marianne; Cl.-F»' Girard; Jn»*-Cl. Mercier; Suzanne- Marie -Agnès Vermot-Petitouthenin; Marianne Ver mot; Agnès Perrot-Chevry*; Gertrude Nicod, femme Félix Roy; Thér. Reuille, femme de Jos. Roy.

MaucbrneuX'Dbssos. — Incarcérés. Gasp.-Jos. Rougnon, Timothée Rougnon (reclus chez lui le 24 décembre 1793), J.-CI. Vermot-Petitouthenin, J. -Cl. Mercier, F. -X. Beuque, domestique, J.-Ant. Simon- Vermot, Timothée Vuillemin, qui, lors de la levée du mois d*aoùt, se rendirent aux Sarrasins pour s'y opposer. (Les deux Vermot, Mercier et Vuillemin furent élargis le il décembre 1793.)

P. -Cl. Coeiirdane, très fanatique. (Reclus chez lui le 28 décembre 1793.)

Cl. -Agnès , veuve Vermot-Desrocbes, née Boumel, qui a conseillé à ses enfants de se révolter pour la dernière levée et a tenu de mauvais propos contre la constitution.

jnn^.Scholastique Cuche-Rousset, née Vermot-Desrocbes, très fanatique, qui a prêché Tincivisme et le fanatisme et était maîtresse d* école en ce genre. (Recluse chez elle le 12 décembre 1793.)

Emmanuel Caire-Remonuay, Tun des plus fanatiques. Propos inciviques. (Reclus chez lui le 12 décembre 1793.)

Félix Vuillemin, qui a exporté à T étranger des objets de première nécessité.

J.-L. Donzé, père de prêtre émigré. (Elargi le 24 décembre 1793 À condition de quitter le pays.)

F*' Chapuy, femme Belin.

Recluse à domicile. Marie -Victoire Billod.

Les CoMBSs. — Incarcérés. Cl.-Et. Borne et sa femme, Anne-

DOCUHEITTS. 631

F'* Bonnet, père et mère de prêtre émigré. (Reclus chez eux le 24 décembre 1793.)

Ant. Faivre, P.-Ant. Faivre, Alexis Faivre, F.-X. Faivre, J"»n«- Christine Faivre, J«>n*-Marie Faivre et Jnn«-B'« Faivre, frères et sœurs du prêtre P.-Phil. Faivre. Les quatre frères n'étauent pas enregistrés dans la garde nationale.

Cl.- F. Pourcelot, frère de prêtre. (Consigné dans sa commune le 24 décembre i 793.)

F -X. Balanche , F. Balanche et Ludivine Balanche , frères et sœur de prêtre. (Tous mis en liberté provisoire et consignés le 21 décembre 1793, pour partager leur patrimoine avec la nation.)

Nic.-Jos. Jacquier, &ère de prêtre. (Reclus chez lui le 24 décembre 1793.)

F.-Jos. Faivre, qui a rétracté son serment par-devant commissaire.

J""*-Pierrette Faivre et Marie-Thér. Faivre, sœurs de prêtre, qui ont tenu des propos incendiaires contre la constitution, se sont moquées des prêtres constitutionnels et les ont traités d'intrus. (Recluses chez elles le 21 décembre 1793.)

J.-B. Rougnon-Glasson et P.-Cl. Myotte. (Elargis le 21 décembre 1793.)

8 novembre. Uouteav, Incarcérés. Jos.-Alexis Bercail, incivique. (Elargi le 28 décembre 1793 pour un mois, par Prost.)

Cl. -F'* Martin, femme de l'huissier Holard, fanatique dangereuse faisant les commissions des fanatiques. (Recluse chez elle le 28 décembre 1793.)

12 novembre, Mortbau. Incarcéré, P.-Jos. Béliard, membre de la municipalité, destitué comme fédéraliste et pour avoir dit à rassemblée départementale que la Convention délibérait sous le couteau des Parisiens. (Reclus à domicile le 21 décembre 1793.)

Reclus à domtci7e. J.-Félix-Athanase Ravier, curé constitutionnel, membre destitué de la municipalité, gardé h vue. (Elargi provisoirement le 3 décembre 1793, pour vaquer à ses fonctions.)

F.-X. Roussel-Galle père, ex-administrateur du département, fédéraliste. (Reclus chez lui à raison de son Âge. — > Reclus une seconde fois le 7 mai 1794, et libéré le 13 octobre suivant.)

Ch.-F. Cupillard, juge de paix destitué pour défaut de vigueur de caractère. Gardé à vue.

11 décembre. Le Lac-ou-Villbbs. Incarcérés. Constantin Billot- Mourey, du Pissoux, pour propos contre-révolutionnaires et relations avec les émigrés.

632 DOCDMBI^TS.

J.-F. Jacquin, pour avoir communiqué des écrits incendiaires. (£largi de la prison en juillet 1794.)

Nota. Dans le nombre des suspects incarcérés'et qui furent élargis en novembre et décembre 1793, pour être reclus chez eux, on trouve, outre les noms ci-dessus indiqués, les noms suivants : Marie-Angélique Mercier et Gabrielle Roussel, élargies le 8 novembre 1793, pour maladies graves. Cl. -Agnès Boumel, Félicien Vermot-Desroches, Mullot, ex-contrôleur aux Gras, élargis le 12 décembre; J["«-C1. Léoutre, servante, Anne-F** Taillard, la veuve de P. Alareine, Louis Duchet-Suchaux, tous élargis le 21 décembre, et la femme de J.-Gl. Comte, élargie le 28 décembre. Piusieurs de ces noms représentent vraisemblablement des personnes désignées plus haut d*une manière différente. Les autres parabsent avoir été omis par erreur dans la liste principale du comité.

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TABLRÀD SUPPLÉMENTAIRE DBS SUSPECTS DE MORTBAU, DRESSÉ PAR

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