LA SOCIÉTÉ POPULAIRE
Maximin Roussel, fanatique, qui a donné des secours aux prêtres réfractaires avant la déportation, a dit que le roi signait les décrets malgré lui et s* est trouvé au rassemblement chez Gujot (de Vercia).
Noél Myotte-Gomte, qui a fermé tous ses volets, lors de la procession de Tenterrement de la royauté, pour ne pas voir la fosse du tyran.
Jos. Billot, marchand, qui avait chez lui des écrits incendiaires trouvés dans sa cave.
Salomon, marchand, fanatique du premier genre, qui a fait beaucoup de démarches pour le temple non conformiste.
Vincent Poissenot et P.-F. Amiot, qui étaient au rassemblement chez Guyot.
P.-F. Monnin, fanatique, frère d*émigré.
Cupillard, J.-B., marchand, qui était au rassemblement.
Cl. -Et. Martin, fanatique à outrance, qui s* est trouvé à la tète d*un attroupement, une hache à la main, pour casser les portes de Téglise, lorsque Roussel, prêtre réfractaire, y était enfermé.
F.-Rougnon-Buchin, fanatique entêté, suspecté d'avoir rassemblé chez lui les gens du parti fanatique. Il a porté signer chez tous les autres fanatiques une pétition pour la construction du
temple non conformbte et pour faire un traitement à un prêtre réfractaire ou pour conserver le curé Thomas.
Simon Barrand^ soutien des prêtres réfractaires.
Reine Jacquier, grande fanatique.
Nannon Béliard, fanatique très suspecte, qui a insulté les prêtres constitutionnels par des chansons.
Jeannette Fury, qui a prêché le fanatisme.
Marie Thér. Roussel, fanatique et sœur d*émigré.
GuilL-F. Corneille, fanatique du premier genre.
— Le président de la société, Singier; Cupillard, secrétaire.
No XXII.
SUSPECTS DU CANTON DE VAUCLUSB INCARCÉRÉS OU RECLUS A DOMICILE PAR LE COMITÉ CENTRAL.
9 octobre. Bretonvillers. Incarcéré, J.-Jos. Gouverd, pour avoir souffert chez lui le rassemblement de ceux qui ont désarmé les patriotes, les 4 et 5 septembre.
Reclus à domicile. Cl. -F. Verdot, pour avoir engagé son domestique à participer à ce désarmement.
15 octobre. Incarcérées. Marie Receveur, femme de Jac.-F. Boil- Ion, prévenue d* avoir prêché le fanatisme, d'avoir cherché à détourner son beau'frère de reconnaître Tévêque constitutionnel, et d* avoir empêché un malade fanatique de recevoir la vbite du médecin Emonin, de peur que celui-ci ne le fit devenir patriote.
Ludivine Boillon, servante de Monnot, ci-devant prêtre à Bretonvillers, prévenue d*être porteuse de nouvelles des prêtres déportés. Les gens suspects s*assemblaient chez elle à son retour.
Marg. Chopard, prévenue d'avoir retiré chez elle des prêtres déportés.
Reclus à domicile. Cl.-F. Verdot-Bourdon, prévenu de s*être trouvé à rassemblée des aristocrates chez J.-Jos. Gouverd, pendant la nuit du 4 au 5 septembre.
J.-B. Verdot, prévenu de s'être trouvé à l'assemblée des aristo-
mies au Gigot, le 25 août.
P.-Jos. Gaume, pour n'avoir pas voté pour la constitution ré-
nblicaine, quoique présent à l'assemblée.
Alexis Gaume, prévenu d'être le commissaire des prêtres dé-
'>rtés.
Jac.-Jos. Chopard, prévenu d'avoir laissé dire la messe chez lui par des prêtres déportés.
9 octobre, Rosureux. Reclus à domicile. Guill.-Jos. Pêcheur, tanneur et aubergiste^ pour avoir répondu avant-hier à Damien Pètre^ de Vernois, qui lui disait que Dieu répandait ses bénédictions sur nos troupes : « Le bon Dieu ne s* en mêle pas plus que mon cramait. » Il fournira en outre une caution de trob mille livres. (Interné et mis en réquisition le iO décembre 1793, ainsi que sa femme, pour fournir des cuirs à la république.)
jime pa« Dalguey, femme du précédent, pour avoir appelé à minuit, au moment de F insurrection. Cl. Pépiot, son domestique, qui se leva aussitôt, sortit après avoir parlé un instant avec ses maîtres, et peu de temps liprès fut arrêté.
i^ octobre. Incarcérée. Pierrette Faivre, prévenue d'avoir averti les habitants de Varin de se rendre au rassemblement des rebelles dans la nuit du 5 au 6 septembre.
Recluse à domicile. Marie- Anne Bourdon, coupable du même délit, mais on a eu égard qu'elle est mère de quatre petits enfants.
9 octobre. Longevbllb. Incarcéré. P.-F. Humbert, pour avoir souffert chez lui des attroupements nocturnes de prêtres réfrac^ taires, ce qui a été constaté par procès-verbal du geadai'me Faivre, en décembre 1792, et pour avoir trois de ses lils en arrestation à raison d'attroupement et de rébellion.
9 janvier \ldi. Incarcéré. F. -Jos. Etalon, prévenu d'avoir battu la caisse sans en prévenir la municipalité et d'avoir sauté à la gorge d'un patriote, & Sancey, en lui disant : Koici les ennemis du recrutement, et autres propos inciviques.
9 octobre. Chambsey. Incarcéré. P.-Et. Tournoux, pour s*être trouvé à l'assemblée des aristocrates tenue au Gigot le 25 août, et tendante à désarmer les patriotes.
Reclus à domicile. Honoré Girardot, pour chansons inciviques et mépris des assignats.
23 octobre. Incarcérée. Marie Huot, prévenue d'avoir été visiter les prêtres déportés en Suisse, et porteuse de mauvaises et fausses nouvelles.
9 octobre. Ebby et là Violette. Incarcéré. P.-Cl. Girardot, prévenu d'avoir dit à un membre du comité, que les prêtres constitutionnels n'avaient pas plus de pouvoirs que lui> et qu'il n'asâsterait jamais à leur messe, et d'avoir reproché au curé Boillon, lorsqu'il présidait l'assemblée primaire du canton, pour l'élection des députés à la Convention, ses sermons en faveur de la constitution.
DOCUMBI^TS. 635
Reclus à domicile. J.-F. Pépiot^ de la Violette^ pour avoir insulté les patriotes.
23 octobre. Reclus à domicile. Cl. -F. Perrot, ci-devant ofiicier de cavalerie^ pour avoir débité des livres incendiaires. On a eu égard à son grand âge. (Malade^ il fut élargi et interné le 15 janvier 1794 )
13 novembre. Reclus à domicile. P -F. Perrot, pour avoir déclaré qu'il désirait que les seigneurs rentrassent eu France: que s'il passait devant eux^ il leur tirerait son chapeau; que s'ils n'avaient point d'armes^ il leur donnerait son fusil, et qu'il les aiderait de tout son pouvoir ; que tous les volontaires partis pour la défense de la patrie étaient des gueux et des canailles ; que la messe des prêtres constitutionnels ne valait rien et que ceux qui y assistaient étaient des schismatiques On a eu égard à ce qu'il était ivre lorsqu'il a tenu ce propos au mois d'août^ et qu'il parait ne plus être fanatique.
9 octobre. Bkllbhbrbb. Reclus à domicile. CI .-Et. Boillon, exmaire, pour s'être retiré de l'assemblée primaire du canton sans avoir voté l'acceptation de l'acte constitutionnel, et pour avoir dit que les prêtres intrus partiraient (Interné le 15 janvier 1794, à cause du grand nombre de ses enfants.)
9 janvier 1794 Incarcérée. Marie-Ant. Cheval, rectrice d'école, pour avoir publié une lettre du ci-devant abbé Roussel, vicaire à Belleherbe, émigré.
9 oc^o&re. La Grakgb. Incarcéré. Et.-Jos. Besançon, prévenu d'avoir dit, le l«r mars dernier, à un citoyen, que les prêtres constitutionnels ne valaient rien; que le citoyen Seguin, évéque métropolitain du département, n'avait point de pouvoirs, et qu'il reconnaissait l'évêque de Lausanne. Il est prévenu, en outre, d'avoir parlé en faveur des nobles et, étant maire, l'an dernier, d'avoir prêté une pyxide à l'abbé Huot, prêtre déporté, comme celui-ci l'avait déclaré lors de son arrestation.
Rechis à domicile. Phil. Emonin, procureur de la commune l'an dernier, prévenu d'avoir coopéré au prêt de la pyxide, suivant la déclaration du prêtre Huot. (Interné le 15 janvier 1794.)
24 décembre. Incarcéré. P.-Jos. Beuret, prévenu d'avoir tenu des propos inciviques, entre autres de s'être moqué des patriotes, lors des troubles de septembre, et d'avoir dit qu'ils allaient être bien étrillés, que la Convention nationale n'était qu'un tas de gueux et de coquins.
9 octobre. PbovbnchKrb. Incarcérée. Jac.-Marie Racine, prévenue d'avoir prêché contre la constitution depuis le commencement de
la RéTolution, d'avoir fanatisé plusieurs personnes et d*aToir assisté les prêtres déportés dans les endroits où elle savait qu'ils se retiraient.
15 octobre. — Incarcérés, F** Beauvais, ci-devant servante de Tancien curé Faivre, déporté^ pour avoir fait plusieurs voyages en Suisse sans passe-port et porté des nouvelles aux prêtres déportés, avant la loi contre l'émigration. (Elargie le 28 août 4794, à la demande du comité local.)
P.-Jos. Roch, prévenu d'avoir crié le 15 août dernier : Vive le comte d* Artois!
Donat Dubois, prévenu d'avoir dit^ il y a enyiron dix-huit mois, à un membre du comité, que le citoyen Seguin, évêque métropolitain, n'avait aucun pouvoir, de même que tous les prêtres constitutionnels, et que les patriotes étaient des schismatiques.
Modeste -Boniface Roch, prévenu d'avoir défendu à un mendiant d'aller à la messe des prêtres constitutionnels, en lui disant que s'il apprenait qu'il y allât, il ne lui ferait plus d'aumônes. H restera reclus chez lui jusqu'à l'accouchement de sa femme.
Recluse à domicile. Marie-Thér. Viant, femme de Félix Roch, prévenue d'avoir dit, il y a environ vingt mois, à F.-X. Moutot, qu'elle voudrait que les prêtres réfractaires et les seigneurs rentrassent dans leurs droits; qu'on ne valait plus rien, et qu'elle voudrait que les seigneurs tuassent tous les volontaires avant de rentrer.
23 octobre» Incarcéré. Jos.-Humbert Maillot, prévenu d'avoir dît, en parlant des patriotes, qu'ils étaient des apostats, et que bientôt Bourbon rentrerait dans ses droits; que le curé Maillot, de Villars-sous-Ecot, son frère, était un apostat et un tyran; qu'il était possédé du démon, et que notre évêque Seguin n'avait pas plus de pouvoirs que son chien.
9 janvier 1794. Incarcéré. Joachim Guittard, prévenu d'avoir troublé l'ordre en maltraitant les patriotes, parce qu'ils faisaient leurs actes de religion, et même d'avoir fait des menaces au curé.
15 octobre. Dboitpontainb. Incarcérée. J"n«-Cl. Breuillot, veuve Receveur, prévenue d'avoir été dans plusieurs maisons de Cour- Saint-Maurice pour les fanatiser, d'avoir prêché le fanatisme depuis le commencement de la Révolution et d'avoir mandé à l'un des membres du comité et à sa femme de l'aller trouver, parce qu'assistant à la messe des prêtres constitutionnels, ils n'étaient pas dans le bon chemin.
Reclus à domicile. J.-Jos. Breuillot, père d'un prêtre déporté, prévenu d'avoir dit, dans le conseil général de sa commune.
qu'il se déclarait aristocrate ; que ceux qui allaient à la messe des prêtres constitutionnels étaient ses ennemis, et qu'il aimait mieux boire bouteille. On a eu égard à sa vieillesse et à ses infirmités.
7 novembre. Incarcéré. J.-Cl. Bailly, prévenu de n'avoir pas voté pour la constitution républicaine, étant d'ailleurs violemment soupçonné d'avoir retiré chez lui des prêtres réfractaires et paraissant suspect.
15 octobre, Valonne. Incarcérés. Gabriel-Jos. Perrey , maire, L.-Jos. Courtot, Et. Ponceot, ofiiciers municipaux, et P. Ponceot, membre du conseil de la commune jusqu'à l'an dernier; prévenus d'avoir, tant par leurs écrits que par leurs propos et leurs actions, été partisans de la tyrannie , notamment d'avoir, en assemblée générale, délibéré pour conserver l'abbé Roussel, leur desservant, quoique interdit par le département le 9 octobre 1791, et de n'avoir pas fait exécuter l'arrêté du département qui l'obligeait à quitter le presbytère dans les vingt -quatre heures.
O.-F. Boillot, prévenu d'avoir tenu des propos inciviques, l'an dernier et l'an présent, d'avoir détourné plusieurs citoyens en les fanatisant et en débitaDt de faux brefs, d'avoir refusé de voter l'acceptation de la constitution républicaine , quoique présent à l'assemblée primaire, et d'avoir refusé de prêter le serment, au 10 août dernier, quoique requis par la municipalité. (Interné le 15 janvier 1794 à cause de ses sept enfants et de sa femme enceinte.)
Luo-F. Ponceot, prévenu d'avoir tenu plusieurs propos inciviques et d'avoir chanté des chansons contre la constitution, en disant : Vive Bouille! vive le comte d Artois! et vive Malseigne! et d'avoir été un émissaire des prêtres déportés.
Jos.-PacLQque Pégeot , prévenu d'avoir tenu des propos inciviques continuels depuis la Révolution, d'avoir chanté les mêmes chansons que ci- devant, de s'être montré partisan de la tyrannie et même d'avoir dit plusieurs fois que l'évêque Seguin était un intrus, qu'il n'avait aucun pouvoir.
Nie. Gauthier, prévenu d'avoir tenu des propos inciviques, en disant que l'évêque Seguin n'avait pas plus de pouvoirs que son chien, et que c'était un intrus; de s'être montré depuis la Révolution comme le chef des suspects de la commune; d'avoir travaillé, de concert avec la municipalité et avec l'aide de Marguet, de Sancey, homme de loi, à faire ériger l'église de Yalonne en temple non conformiste; d'avoir refusé de voter pour l'acceptation de l'acte constitutionnel, quoique présent à l'assemblée pri-
maire, et d'avoir même dit plusieurs fois qu*il n* avait jamais prêté aucun des serments requis par la loi.
J.-P. Boillot, prévenu d'avoir, depuis la Révolution , tenu des propos inciviques, de s*être montré ennemi de la Révolution, d'avoir été un émissaire des prêtres déportés et d'avoir refusé de voter pour l'acceptation de l'acte constitutionnel , quoique présent à l'assemblée primaire.
Reclus à domicile. André- Alexis Perrey et Fr. Perrey, membres du conseil de la commune jusqu'à l'an dernier, prévenus des mêmes délits que les autres municipaux ci-dessus dénommés.
J-P. Guillaume, ex-fermier du ci-devant seigneur, prévenu d'avoir retiré chez lui le prêtre Roussel, lorsqu'il évacua le presbytère.
J.-Léopold Pequignot, oflScier municipal l'an dernier, prévenu d* avoir aussi retiré chez lui le prêtre Roussel, et de l'y avoir laissé confesser jusqu'à son départ.
Nie. Migand, prévenu de propos inciviques et même de menaces, en disant que si on ne lui rendait pas ses anciens prêtres, il y aurait du sang répandu. On a eu égard à sa vieillesse.
Alexis Frelin, prévenu d'avoir tenu des propos inciviques, d'avoir fanatisé plusieurs personnes, d'avoir chanté les chansons mentionnées ci- dessus et d'avoir refusé de voter pour l'acceptation de l'acte constitutionnel. (Interné le 15 janvier 1794.)
d janvier i79Â, Incarcérés, iac,- Kni Perrey; Marianne Boillot; Cl. Perrey; Richard Perrey; Thér. Boillot; F" Maire; Josette Maire ; Gl.-Marie, femme Gauthier ; Claire Ponceot ; Dominique Ponceot ; Thér. Ponceot, fille d'Anne-Cécile Goulot , et Anne-d. Boillot, pour incivisme aftirmé par plusieurs membres du oomité.
23 ocfo&re. Coub-Saint-Mauricb. Incarcérés, X. Perriot, qui a été dénoncé par le département et s'est trouvé absent lors de la révolte de septembre.
jBua.jgn, Yi2iiiemin et F.-X. Yuillemin, teinturier, prévenus d'avoir souffert un rassemblement de gens fanatiques et suspects chez eux, pendant les vêpres du dimanche 13 octobre dernier, d'avoir prêté des livres pour fanatiser plusieurs personnes, entre autres la femme Ligler-Party, du Chanois, et, la première, d'avoir parcouru différentes maisons toutes les fois qu'il y avait de mau* vaises nouvelles à annoncer. (J^*^-Ignace, malade, fut mise en réclusion à domicile le 24 décembre 1793.)
Reclus à domicile. Gl.-Ant. Yuillemin et Victoire Yuillemiii^ pore et sœur des deux précédents , mêmes moti&.
23 octobre. Vauclusottk. Incarcérés, F. Paris, 80 ans, ci-devaat
conseiller aulique du ci-devant prince évêque de Bâie, dénoncé pour avoir dit Tan dernier, au mois de mai ou juin, qu'il y avait une prophétie annonçant que la religion serait détruite en 1792 et rétablie en 1793; qu'on allait se battre avec acharnement et que ceux de l'autre côté étaient plus forts que nous. Il est allé à Bienne en Suisse avec le ci-devant évèque de Bâle et y est resté jusqu'au commencement de novembre 1792. Au mois de novembre, il a dit à un membre du comité qu'il n'y avait plus de prêtres à Porrentmy et que la religion était perdue. (Reclus chez lai le 10 décembre 1793, M. Paris, dans une pétition adressée, le 24 septembre 1 794, au comité révolutionnaire central du district de Saint-Hippolyte , représenta vainement qu'il avait plusieurs fils au service de la république et qu'il avait acheté pour cent mille livres de biens nationaux. Le comité le renvoya à se pourvoir devant les comités de la Convention. Il fut libéré le 25 octobre 1794 par le Comité de sûreté générale.)
23 octobre, Vauclusb. Incarcéré. Et. Froidevaux, ancien galérien, prévenu d'avoir volé les portes de la chambre de la conférence à l'église de Vaucluse, d'avoir tenu des propos inciviques chez Thuriet, aubergiste, en présence de Cl.-Ant. Flajoulot , commandant du bataillou des gardes nationaux du canton, au point que ce dernier mit le sabre à la main pour venger la nation outragée, et sans les personnes qui étaient présentes, voulait lui couper la tête. [Interné le 15 janvier 1794.)
2 novembre. Rosières. Incarcérée, Hélène , ci-devant servante de l'abbé Maillot, ci-devant desservant à Rosières, pour avoir dit qu'elle était meilleure aristocrate que patriote; qu'elle avait porté de l'argent à son ancien maître; que les affaires allaient bien pour les aristocrates ; qu'il n'y avait plus qu'un coup à donner ; que les gens de Yernois s'étaient acquis de belles bénédictions pour avoir arrêté le prêtre Huot, déporté , et qu'ils ne s'en porteraient pas mieux. (Recluse chez son père le 10 décembre 1 793 pour cause de maladie. )
Mbmbbbs du comité central. Cl.-Jos. Bresse, J.-P. Morey, J.- B. Grillot et Cl.-F. Maillard, de Yauclusotte.— Boillon, curé, Jos. Richard, meunier, P. -Modeste Pequignot, Ant. Monneret, Cl.- Ant. Chevroulet et Jos.-Vict. Cartier, de Cour-Saint-Maurice. — Cl.-Ant. Flajoulot, J.-Cl. Beurtelot et Jos. Bouhélier, de Chamesey. — Domin. Bole, juge de paix, F.-X. Roy, Hugues-Jos. Roy, P.-Jos. Monnin, F. -Jos. Simonnin, et P. -Jos. Char^noillaux, de Charmoille. — F. -Jos. Pahin, maire, Pascal Prudhan, et F.-X. Moutot, de Vernois. — F. -Jos. Beurtelot, Cl.-F. Huot, régent,
J.-Jac.-Jos. Huot-Marchand, P.-Jos. Clerc, et Jos. -Alexis Simon, de Bretonvillers. — P.- F. Morey, Ant.-L. Morey, J.-B. Baillj, de Droitfontaine.—Emoniny médecin, P. -Paul Bmonin et J.-B. Emoniii; remplacé par Félix Châtelain, aubergiste, de Belleherbe. — P.-Ant. Daigney, el J.-B. Bernard, de Longevelle.^ J.-B. Boillon, P.-Jos. Dclagrange, et J.-Cl. Châtelain, de la Grange. — J.-F.Perrey, Renobert-Phil. Perrey, Jac. Billey et J.-Jos. Bouhélier, de Valonne. — F. Charlemagne, curé , Nic.-Jos, Guedot et Jos. Receveur, de Vaucluse.— J.-Ign. Faivre, et J.-F. Simon, deRosureux. — Jos. Thiébaud, J.-Cl. Boiteux, Cl.-Alexis Bonvalot et Ch. Borrelet , notaire , de Peseux. — P.-Simon Roch et Prothade Racine^ de Provenchère.