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^PERSÉCUTION RÉVOLUTIOMAIRE
\ DiNS LE DÉPARTEMENT DU DOUBS.
ÉTABLISSEBTENT DU DIBEGTOIRE NOUVELLE ADMINISTRATION.
OCTOBRE 1795 — JÀRTIER 1796.
1. Au moment où la Convention mit fin à son orageuse carrière, le sentiment qui dominait tous les cœurs était un immense désir de voir la Révolution s'arrêter enfin et le calme succéder à de perpétuelles agitations. Le seul moyen de résoudre le problème de la stabilité et de la paix intérieure était d'accorder une juste satisfaction aux intérêts religieux et populaires, si gravement lésés au milieu des emportements d'une lutte fratricide; car diminuer les sujets de plaintes, c'est diminuer à la fois le nombre des mécontents et les aspirations à un autre ordre de choses. Mais au lieu de suivre ' cette voie rationnelle, honorable et sûre, en complétant l'œuvre réparatrice qu'elle avait si bien commencée, la Conyention n'avait rien imaginé de mieux, pour clore Tère des révolutions, que d'imposer aux Français la prolongation de sa dictature et de raviver, dans un dernier accès de colère, toutes les proscriptions de la Terreur. C'était donc sous de tristes auspices que la France entrait dans sa nouvelle carrière politique. Elle trouvait devant elle une constitution qui