Voir aux Pièces justificatives, n
trouve aux Archives communales de Roubaix ; nous ne le citons que pour mémoire, car il a été rédigé après la loi de g-erminal ; c'est un manuscrit en quatre volumes, d'importances diverses. Le premier porte le titre suivant :
Commentaire da dispensaire de Lille imprimé en l'an lyjs ou pharmacopée raisonnée par M. Louis Joseph DecroiXj apoticaire et chimiste à Lille, membre honoraire de la Société des Sciences et des Arts de ladiite Ville, Correspondant de la Société de médecine de Douai, Membre da Jury médical du Département du Nord'^.
G^est plutôt un cours de pharmacie qu'un commentaire. Decroix le dit lui-même dans son avertissement : « Le commentaire de ce dispensaire n'est pas une critique. ))
Quant aux autres volumes, ils ne portent aucun titre.
On pourrait croire que les pharmacopées lilloises, comme toutes celles de la même époque, sont des ouvrages remplis de naïvetés, d'erreurs,, de propos bizarres ; c'est une injuste prévention. On peut bien sourire en les exhumant des rayons où elles reposent, mais en ouvrant et en parcourant leurs pages, on éprouve bien vite une autre impression et vraiment l'on se croirait plus d'une fois en présence d'un codex du xix^ siècle, tant il est vrai de dire que nil novi sub sole. Cette ressemblance est frappante ; jusque dans certaines phrases, même de la préface, on retrouve des expressions identiques.
Les différentes éditions de la pharmacopée de Lille subirent les fluctuations du système économique ; ainsi, en 1 694, on voit apparaître des produits étrang-ers au pays. On suivait les progrès de la science, surtout ceux de la chimie.
D'ailleurs, les g-uerres presque continuelles de cette
1. Ces volumes portent les n" 15, 16, 17, 18. Le premier a 393 feuillelf, le deuxième 90, le troisième 80, le quatrième 256, tous de la même grandeur : 205/162 "'/'°.
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époque ne furent pas étrang-ères à ces progrès ; des différents pays où nos armées évoluaient, les médecins, les chirurgiens et les pharmaciens militaires rapportaient d'ordinaire des formules locales dont ils avaient constaté reffîcacité ; pourquoi n'aurait-on pas introduit chez nous ces remèdes jusqu'alors inconnus et cependant utiles?
L'introduction de ces « nouveautés d'importation directe » n'empêchait pas toutefois qu'en de nombreuses circonstances, les rédacteurs de nos pharmacopées, tant à Lille que dans les autres villes importantes, ne fissent aussi — cela ne se fait-il pas encore couramment de nos jours? — quelques emprunts aux pharmacopées des voisins, essayant de perfectionner certaines formules, de rectifier certaines erreurs.