Catapus, Catapuce, Epurge {Euphorbia Lathyris L
'i. Euforbium, Euforbe , gomme résine d'Euphorpe, produite par y Euphorbia resinifera, Berg.
o. Archives communales de Lille. Registre aux ordonnances de police du Magistrat, côté F, f» 183 v°.
Malgré cela, les empoisonnements étaient nombreux à cette époque ; en [680, Louis XIV fit paraître une « circulaire royale » dans laquelle il est stipulé que tous les empoisonneurs seront punis de mort ; seuls les apothicaires auront le droit de tenir des poisons.
Les poisons n'étaient pas seulement nécessaires à la pharmacie ; les teinturiers, les pelletiers avaient aussi besoin de ces produits. Or, dans deux enchères publiques qui eurent lieu à Lille, le 3o mars 1 779 et le 1 7 mars 1781, on vendit, la première fois, une collection de minéraux, la seconde fois, le matériel d'un maître teinturier. Dans l'un et l'autre lots, se trouvait de l'arsenic, annoncé comme de l'albâtre. Heureusement il fut acheté par des apothicaires. Ces deux faits émurent fortement le corps pharmaceutique lillois qui les signala au Magistrat en lui demandant une nouvelle ordonnance pour en empêcher la récidive ^ .
Il est inutile de faire observer qu'ils eurent gain de cause et qu'à toutes les ventes de médicaments les apothicaires, avertis préalablement, furent chargés d'empêcher le renouvellement de ces faits.
Si les poisons furent l'objet d'ordonnances réitérées, les remèdes secrets, ce qu'on appellerait aujourd'hui les spécialités, furent également soumis à des règlements particuliers à la fin du xvm^ siècle, dès leur apparition.
Dans toutes les villes on trouve un certain nombre de ces remèdes secrets ; mais Paris semble, sous ce rapport, avoir tenu le premier rang.
L'un d'eux, inventé à Lille, existait encore vers 1826 ; en voici la formule ^ :