Voir aux Pièces justificatives, U
et bien d'autres drogues comme la bryone^ la coloquinte et des poisons. Cela leur était moins permis qu'à d'autres. Un ban spécial du Mag-istrat, en date du 5 août i586, rappela sévèrement cette défense.
Ban touchant les triacleurs et aultres impiricques.
Pour ce qu'il est venu à la congnoissance des eschevins et conseil de ceste ville de Lille que plusieurs triacleurs, triacleresses et aultres impiricques vendent et usent journellement de coUoquin, rachine de brionia, stibium ou anlimonium, elaterium, catapus 1 euforbium 2 et aultres droghes corrosives offensans irréparablement les corps humains ; je fay le bande par lesdits eschevins et conseil que personne de quelque condition qu'il soit, triacleurs, Iriacleresses et tous aultres impiricques ne polront doresenavant en ceste dicte ville et taille vendre ne exposer en vente, débiter ne user, dispenser, dissouldre, ny adjouster à quelque composition ou forme de médecine, en appert ny en couvert, en fachon quelconcque, desdicts colloquin ou rachine de brionia, stibium, antimonium, elaterium, catapus euforbium et telles et samblables droghes sur payne de trente livres parisis d'amende pour chacune fois que on feroit le contraire, dont ung tierch sera au prouffict des esgards des apoticaires et especiers, ung aultre tierch du stil d'iceulx et l'aultre et dernier tierch comme amende de ban enffrainct.
Publié à la bretesque de la ville de Lille à son de trompe le ve jour d'aoust xv" iin^^ et six ^.
En 1682, Louis XIV, à qui Lille appartenait depuis seize ans, fit paraître une ordonnance qui obligeait les apothicaires de tenir les médicaments poisons dans une armoire spéciale, d'en avoir la clef sur eux et d'inscrire sur un reg"istre spécial les quantités employées. Ce n'était qu'un rappel ; on a vu plus haut que cette mesure de précaution avait déjà été édictée par le Magistrat le 28 mai 1626.