EAU DE MARQUETTE
Manière de s'en serpîr dans les différens accidens.
>AKs les apoplexies et Epilepsies on en prend deux cuillerées à bouche.
Les personnes incommodées de Vomissemens , Oppressions de poitrine , Eblouissetnens , f^erti.ges , et qui ont quelques dispositions à V Uy.dropisie et Apoplexie peuvent en prendre une cuillerée à café , deux heures avant de manger et autant après le repas, ce qu'il faut continuer deux ou trois jours, de lems à autre, suivant le besoin.
Pour faciliter V Accouchement ^ il faut en prendre une cuillerée à bouche dans les douleurs.
Pour les Brûlures , on y applique une compresse «rempée dans ladite Eau pure.
Dans les Eblouissemens ^ Etoiirdissemens , Soulet^eiuens de Cœur , Maux d* Estomach , ColiquBS et Indigestions , on en prend une cuillerée à bouche dans cinq d'eau commune.
Pour la Paralynie ^ il faut la mêler avec de l'Eau tiède ^ 5'e.n frotter souvent et envelopper les membres affectés. Elle est aussi bonne pour affermir la pue , en s'en frottant les yeux avec un linge propre , trempé dans une cuillerée de celle Eau mêlée dans six d'eau commune. On s'en sert aussi de la même manière dans les Contusions, Maux de Tête j Migraine , en s'en frottant les tempes et en tirant quelques gouttes par la narine , du côté du maL»«^gr
étaient dangereux et ceux qui n'avaient point de valeur.
Les apothicaires n'étaient point les seuls dépositaires de ces remèdes. La preuve se trouve en une lettre qu'un nommé François Charles adressa au Magistrat, le 3 novembre 1772, pour mettre sur sa porte un tableau avec ces mots : Bureau de Distribution des Poudres d'Ailhaud^. Le corps échevinal, sur l'avis défavorable émis par le Collège de médecine^, refusa d'abord; mais grâce à des démarches réitérées, cette permission fut accordée le 28 juillet 1773.
Une autre preuve est la demande du directeur des Diligences et Messageries royales d'avoir un dépôt de (( rEau Antiputride de M. Faure de Baufort » :
A Messieurs, Messieurs les Mayeur, Echevins et Huit Hommes de la Ville de Lille.
Supplie très humblement le s»' Pierre Petry, Directeur des Diligences et Messageries royalles de Lille à Paris,
Disant que M. Faure de Baufort, médecin ordinaire du Roy, vient de Cormer chez le suppliant un entrepôt de son Eau Antipuinde et de la composition après plus de trente années de travail de ce médecin célèbre dont la vertu, l'efficacité pour le bien publicq a été approuvée par le Gouvernement qui a même ordonné aud' S'' Faure de Baufort de composer un livre qui indique à coup sur la manière d'administrer cette eau avec succès dans les différents genres de maladie des hommes et des bestiaux.
Le suppliant animé du même zèle du bien public, en recevant chez luy un entrepôt de ces eaux et du livre cy dessus mentionnés, a jugé convenable, avant d'en l'aire la distribution en cette ville et dans les environs, d'y être autorisé, c'est ce qui l'oblige à avoir recours à votre autorité.
1. « Cet Ailhaud, dit Franklin {la Vie privée d'autrefois, les Médicamenls, Paris, 1891, p. 230), reçu docteur à Aix-la-Chapelle, se qualifiait conseiller secrétaire du roi. Je lis dans un prospectus publié par lui en 1746, que sa poudre est un remède spécifique à tous les maux connus.»