‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 120 sur 196 · Archives communales de Lille. Carton 1284, lO»'» dossier · texte numérisé non relu

Archives communales de Lille. Carton 1284, lO»'» dossier

Le dix-neuf avril mil sept cens soixante la loy assemblée, rapport fait que le sieur Dezobry cy devant apoticaire par nous nommé pour les maisons où l'on envoie les personnes à la charge de cette ville, avoit abandonné cette profession, l'on a nomme en son lieu et place le sieur Nicolas de Brigode i.

A Nicolas de Brig-ode succéda sa veuve. Le 12 décembre 1778, la ville nomma J. Decroix pour la remplacer lorsqu'elle cesserait d'exercer la profession.

Dans l'assemblée de la loy du 12 décembre 1778, rapport fait que la veuve de Brigode apotiiicaire pour les maisons où l'on envoie les personnes qui sont à sa charge, était à la veille de quitter sa profession que son grand âge ne lui permettait plus d'ailleurs de continuer et sur le compte avantageux qu'il a été rendu sur le sieur Decroix apothicaire en cette viUe, connu par des ouvrages dont nous avons agréé la dédicace et par les secours qu'il rend au public, il a été fait choix du sieur Decroix pour remplacer la veuve de Brigode lorsqu'elle quittera sa profession -.

Le (( grand âge » n'empêcha pas la bonne veuve de continuer plus de douze ans encore sa profession. Par mesure de prudence, Louis-Joseph Decroix demanda, le 22 juillet 1791, aux maire et officiers municipaux de la nouvelle municipalité de Lille, confirmation de la délibération ci-dessus qui lui accordait la « survivance de Madame veuve Debrigode ^. »

Avant 1099, la ville payait non seulement les médicaments des prisonniers et insensés^ mais aussi ceux des pestiférés.

A partir de celte époque, ce fut la Bourse commune des pauvres qui fut chargée de cette dépense, comme l'indique la pièce suivante :

Du Registre aux Conclusions reposant soubz Eschevins de la

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