‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 136 sur 196 · Folet (H.) Hôpitdux lillois disparus. Lille, 1899, p · texte numérisé non relu

Folet (H.) Hôpitdux lillois disparus. Lille, 1899, p

3. RiCHEBÉ (A.). L'hôpital militaire, dans le journal La Dépêche, du 15 août 1900.

Quel que fût l'endroit où étaient soig-nés les malades, il y avait un apothicaire chargé de fournir les médicaments. Celui-ci (que l'on appellerait aujourd'hui adjudicataire), avait, en i685, la fourniture des hôpitaux militaires et g-arnisons de Lille, Tournai, Cambrai, Condé,Valenciennes, Douai et Menin.

Cette adjudication se faisait tous les trois ans, suivant un contrat, comme on peut le voir aux pièces justificatives ^

A partir de 1728, il y eut sans doute un apothicaire attaché à l'hôpital, non plus comme le précédent comme un simple fournisseur, mais comme préparateur, car l'article III du règlement du roi pour les hôpitaux de ses troupes, en date du 22 novembre 1728, dit :

Il y aura aussi à la visite du médecin un apothicaire qui marquera les remèdes et qui rendra compte des effets de ceux dont il aura été particulièrement chargé dans sa visite précédente 2.

Les militaires de Lille continuèrent à être soignés simultanément à l'hôpital Saint-Louis et à l'hôpital Comtesse jusqu'après le milieu du XVIIP siècle. Une plaque de marbre, placée en ce dernier établissement, rappelle les noms et la « glorieuse mémoire de Messieurs les officiers blessez à la bataille de Fontenoy et décédés en cet hôpital l'an 174^ ». Ils sont au nombre de trente '^. Dans ce chiffre ne figurent pas les soldats ; un g-rand nombre étaient dirigés sur l'hôpital voisin de Seclin, qui en reçut plus de 800 au moment des sièges de Lille, de 1667 à 1669, et 263 au lendemain de la bataille de Fontenoy ^.

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