‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 162 sur 196 · Cette heure est manuscrite · texte numérisé non relu

Cette heure est manuscrite

de Montpellier, disant que Vos Seig-neuries ont établi un Jardin Botanique dont la leçon est vacante par le décès du Médecin Gointrel. Le suppliant a fait une étude particulière, il pourroit dire ses délices, de cette belle partie de son art ; il s'est formé sous les plus g-rands maîtres dans les vastes jardins de Montpellier et de Paris où on démontre des milliers de plantes rang-ées selon la méthode de Tournefort. Ces connoissances il les a entretenues à Lille, soit en fréquentant votre jardin, soit par les herborisations qu'il a toujours faites avec plusieurs de ses confrères lorsque son tems et la belle saison le permettoient.

Depuis dix- sept ans consécutifs que le suppliant a fixé son établissement à Lille, il n'a cessé d'étudier pour mériter la confiance du public. Peut- on douter de son attachement à son art et de son zèle pour le bien de la médecine et le soulag-ement des malades, si on obsei've que depuis douze ans il a formé et reçoit chez lui tous les jours une société de médecins qui s'assemblent pour se perfectionner les uns les autres dans leur profession. Cet établissement si rare en médecine et non interrompu depuis si long-temps a mérité l'applaudissement des gens sensés et est un g-arant certain de l'empressement qu'il aura à seconder vos vues dans l'établissement de ce jardin.

Le suppliant vous prie d'observer que si vous lui confiez cette leçon, vous récompenserez cette Société de médecins, vous aug-menterez le bien qui en résulte, vous donnerez le moyen d'ajouter pour les pauvres le remède au conseil, vous animerez leur attachement à leur profession et ce sera pour eux une marque éclatante que vous applaudissez à leurs conférences. Il se propose de ne rien éparg-ner pour vous témoig"ner sa reconnoissance. Messieurs, et pour assurer le bien qui doit en résulter. Ce considéré le suppliant se retire avec confiance vers vous,

Messieurs, Afin qu'il vous plaise lui donner la leçon du Jardin publique de Botanique établi sous vos auspices en cette ville de Lille, quoi faisant, etc. Vangraesschepe de Cyssau.

(En marge) : On n'a point statué sur cette requête attendu que par résolution du 28 may 1761 on a supprimé ledit Jardin botanique.

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