‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 169 sur 196 · DES VERTUS DES PLANTES · texte numérisé non relu

DES VERTUS DES PLANTES

Les systèmes dont nous venons de faire mention renferment bien des avantages ; ils sont d'autant plus utiles, qu'outre la connoissance qu'ils nous procurent des genres et des espèces des plantes, ils ne contribuent pas peu à nous en désigner les vertus et les propriétés. Les célèbres Hoffmann, Camerarius, Boerhaave, Paul Herman, Linnée et plusieurs autres observent que plus les plantes se rapprochent par leurs caractères, plus aussi se rapprochent-elles par leurs vertus et leurs propriétés. On donnera des exemples des genres, des sections, et des classes dont les plantes ont toutes des vertus analogues et faciles à connoître, même dans les plantes que l'on voit pour la première fois. Par exemple, parmi les sections sont les étollées, les colamnlfères, les ombelUfères, les cucurbltacées, etc. Parmi les classes sont la dldynamle, la iétradynamie, la dladetphie et la syngénésle de M. de Linnée, qui répondent aux labiées, aux cruciées, aux papilionacées, et aux composées de M. de Tournefort. Outre cette connoissance systématique, on fera voir aussi comment V odeur, le goût, la couleur d'une plante peuvent aider à décider sa vertu ; à quelle marque on peut soupçonner qu'une plante est alimentaire ou bienfaisante, malsaine ou venimeuse ; celles que l'on peut employer intérieurement et celles qui ne peuvent l'être (]\i extérieurement. En un mot, comment une méthode bien choisie peut servir à désigner les qualités et les propriétés de tous les végétaux.

II est donc clair et évident qu'on ne peut bien connoître les plantes et leurs vertus que par un système .

Vires Plantarum è systemate Natiirali optime intelligiintur . Lin., Fund. Bot., Concl. Ultima.

Archives communales de Lille. Carton 1284, 18'"'= dossier. — Pièce imprimée.

Tableau des frais de l'impression de 500 exemplaires de l'ouvrage intitulé « Botanographie Belgique ».

Art. I.

L'ouvrag"e est combiné à 25 feuilles l'exemplaire pour 5oo.

Il faut 25 rames de papier à lo iiv. la rame

Pour la composition des 2 5 feuilles à i5 Iiv. 5 s. chaque

Pour les frais de presse à raison de 6 Iiv. 5 sols la rame, les 25 rames .

Plus une rame d'impression pour le prospectus

Art. 2.

28 estampes pour chaque exemplaire, les 5oo feront 1 1 .5oo à raison de 2 liv. le cent pour l'imprimeur en taille-douce .

A raison d'une demi-feuille chaque, pour les ii.5oo fera (sic) six rames à 10 liv. chaque ........

Art. 3.

ES

Au graveur d'écriture pour les 28 planches, par marché avec ledit graveur et pour cuivre poli, à raison de 3 liv. 5 s. la livre évalué à 2 livres pesant chacune, les 23 font en total 649

Au graveur taille-douce pour l'intérieur des planches, estimé .... 260

Total général en argent de France ,

Archives communales de Lille. Carton 1285, 4:""= dossier. Pièce manuscrite.

Thèse de Botanique de Mortelette.

16 octobre 1782.

EXERCICE PUBLIC DE BOTANIQUE

qui sera soutenu dans la salle de l'Académie des Arts,

Mercredi 16 octobre 1782, à deux heures et demie de l'après-midi, par le S'' Etienne-Joseph Mortelette, chirurgien à Houplines sur la Lys, natif de Lille, élève de l'école de botanique établie en cette ville par MM. les Magistrats.

Le S'' Henri-Cécilien Lestiboudois, de Lille, humaniste et élève de ladite école y sera adjoint.

Le S'" J.-B. Lestiboudois, médecin et professeur de botanique, présidera à cet exercice.

A Lille, de •l'Imprimerie de J.-B. Henry, impinmeur de MM. les grands baillis des États. •

Nisi utile est quod facimus , stalta est gloria.

Phaed., Lib. 3, fab, 17.

A Messieurs,

Messieurs les baillis des quatre barons, seig-neurs haut justiciers représentant l'Etat des chàtellenies de Lille, Douay et Orchies .

Messieui^s,

Le zèle disting-ué que vous avez pour les sciences vient d'éclater par la distribution d'un livre intitulé Botanographie Belgique, que vous avez envoyé aux chirurgiens de votre chàtellenie ; c'est ce livre qui a développé mon g'oût pour l'étude de la Botanique, et si j'ai fait quelque prog-rés dans cette science si agréable et si utile à l'humanité, c'est à vous. Messieurs, que j'en suis redevable. Quoique cette thèse, fruit de mes foibles travaux, soit peu dig-ne de paroître sous votre nom, j'espère que vous daig'nerez l'ag'réer comme une marque de ma parfaite reconnoissance et du profond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être,

Messieurs, Votre très humble et très obéissant serviteur,

E.-J. MoRTELETTÈ, chirurg'ien à Houplines.

EXERCICE PUBLIC DE BOTANIQUE

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