‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 28 sur 196 · EXAMEN PRATIQUE · texte numérisé non relu

EXAMEN PRATIQUE

■/"j Emplastrum de sapone camphoratiim.

2°) Syrupus corticum aurantiorum.

3") Kermès minérale.

Comme à notre époque, on payait des droits d'examen; en voici une preuve qui nous fournit en même temps le détail de la somme pavée :

Droits que payent les aspirans pour entrer dans le corps des appotiquaires sçavoir :

Droits de Chapelle. . 9 11.

Aux eschevins du corps, aux médecins, maistres apotiquaires et épiciers en nombre de douze en tout. 84 12 pat.

Plus à trois autres médecins appelles .... 43 4

A quatre apotiquaires appelles 28 16

Au greffier 1

Au valet 6

Total . . . 172 12 1

Pour les examens, rien ne devait dérog'er; tout le monde était obligé de payer les droits, même Jean Rouelle (( apothicaire en charg-e ^ de S. A. S. M^*^ le duc d'Orléans, qui, en qualité de prince du sang-, avoit le droit de faire jouir ses officiers des privilégies les plus étendus " ».

On le verra plus loin, les veuves d'apothicaires avaient le droit d'exercer la profession de leur mari en prenant un maître valet qui avait passé l'examen.

En i66i, une veuve récuse pour son valet les juges ordinaires, parce que le doyen des apothicaires d'alors était son g-endre « et qu'il ne cessoit point de vexer à tous propos, de malmener ladicte vesve, l'ayant jà menacé de luy faire fermer sa bouctique » ; elle demande que seuls les médecins assermentés examinent ce serviteur.

Cette requête semble avoir embarrassé Messieurs du Magistrat qui firent comparaître devant eux les intéressés, le mardi 21 juin;

Après les explications qui furent échang-ées de part et d'autre on donna raison à la veuve et le serviteur fut « en la présence des echevins du siège des apoticquaires

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