Voir aux Pièces justificativeSj n
examiné seullement par les docteurs sermentez de ceste ville elles deux docteurs dudict sièg"e * ».
Pour justifier qu'on avait réussi l'examen, les juges délivraient un diplôme, mais si, sur ce certificat, ils faisaient une faute de prénom ou de date, on était obligé d'en demander la rectification au Magistrat. En voici la preuve qui date de 1776 :
A Messieurs,
Messieurs les Mayeur et Échevins de la Ville de Lille, supplie très humblement Pierre-André-Joseph Cauchy, fils de Georges- Joseph, demeurant actuellement à Paris, disant qu'ayant fait son aprenlissage d'apothicaire l'espace de quatre années et demie chez le s'' Plancq, maître apothicaire en cette ville, il a subi l'examen des médecins, doyen, égards et maîtres du siège des apothicaires lesquels l'ont trouvé en état, suivant qu'il conste du certificat ci-joint en datte du 13 Aoust 1772, que dans le certificat il s'est glissé une erreur par rapport aux noms du suppliant, qui se trouvent Pierre-Joseph-André, fils de feu Pierre, au lieu de Pierre-André-Joseph Cauchy, les vrais noms, comme il se voit dans son acte baptistaire duement légalisé et joint. Et comme le suppliant est présentement dans le cas de passer maitre apoticaire et que son certificat d'apprentissage ne peut luy servir, attendu que les noms n'y sont pas bien repris, il a été conseillé de recourir à votre justice et autorité.
Messieurs, pour qu'il vous plaise autoriser le greffier des maîtres du siège des apoticaires de changer les noms du suppliant sur les registres aux examens et y transcrire ceux de Pierre-André-Joseph Cauchy, fils de George-Joseph, pour en conséquence lui être délivré un certificat d'examen conformément à sesdits noms ^ » .
Après une minutieuse enquête, on autorisa le greffier à faire le changement et ainsi le sieur Cauchy put exercer sa profession.