‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 34 sur 196 · di 3b S2iolIiInof883«^!Mlière leçon · texte numérisé non relu

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Elèves en Pharmacie et en Chirurgie, tant de la ville que de la Campagne, de s'y rendre assiduëment.

Les vertus et propriétez de chaque plante que Dieu a créée dans chaque Climat pour la guerison de nos maladies, en sont si admirables qu'un chacun en sera convaincu par l'usage qu'il en pourra faire, après avoir tiré de ces démonstrations l'avantage qu'il peut en espérer i.

Au discours'^ inaug-ural du 21 janvier 17495 si l'on en croit la dédicace, assistaient des membres du Magistrat de la ville, des maîtres de facultés,, des savants, et toute une (( couronne » de jeunes g'ens et d'adolescents u espoir de la patrie et de leurs parents ».

« C'est un grand œuvre que j'entreprends, dit en débutant l'orateur, car je veux présenter en un tableau aux vives couleurs la précellence de la botanique, de toutes les sciences la plus ancienne et la plus utile ; la plus ancienne, car elle fut donnée à Adam par son divin Créateur ; la plus utile, puisqu'elle est le fondement même de la médecine et conséquemment la g-ouvernante toute puissante de notre santé. La médecine en effet tire ses ressources du triple règne animal, végétal et minéral ; la médecine vég-étale, créée de la terre par le Très Haut lui-même, est, sans contredit la plus noble de toutes. Quoi de plus utile, de plus ag-réable et de plus beau, poursuit Cointrel, que ce nombre infini de plantes, aliments salutaires et remèdes admirables, prodiguées à l'homme par l'ineffable grâce du Tout Puissant ? »

Il passe ensuite rapidement en revue l'histoire de la botanique : elle a eu ses jours glorieux, ses époques d'oubli, de sommeil et de ténèbres. Il suit, à travers les

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