Voir aux Pièces justificatives, n
4. Mémoire tendant à prouver l'utilité du rétablissement de la Leçon de Botanique. Mars 1770. Archives communales de Lille. Carton 64, 1" dossier. — Voir aux Pièces justificatives, n" 19.
invitèrent le Mag-istrat à supprimer le cours de botanique. Mais,, à la fin de mai 1761, le D'' de Cyssau ^ lui adressa un long- mémoire pour démontrer la nécessité d'un jardin botanique à Lille :
(( La botanique, dit-il en ce mémoire, est recommandée
par l'Ecriture Sainte, elle faisoit les délices des Rois
On convient que la Providence fait naitre dans chaque pays les plantes pour g-uérir les maladies de ses habitants ; il faut donc connoître ces plantes : quel meilleur moyen que de les rassembler dans un jardin?... Si on cesse de démontrer à Lille la botanique, on ôte le moyen à des jeunes g'ens de se former... Les apoticaires ne peuvent se dispenser de connoître les plantes; c'est la base de leur profession... Supprimer le Jardin Botanique c'est deshonorer les sçavants de Lille puisque cela donnerait à penser qu'il n'y en a aucun d'eux en état de remplir dig-nement cette Leçon ^ ».
Voici la réponse que l'on écrivit en marg-e de cette requête : « On n'a point statué sur cette requête attendu que par résolution du 28 may 1761 on a supprimé ledit jardin botanique. »
Il faut dire que le D"" de Cyssau posait en même temps sa candidature à la succession de Cointrel.
A la même époque, J.-B. Lestiboudois'^ présentait aussi