Archives communales de Lille. Carton 1285, dossier
définit les plantes en g-énéral, la fructification, les systèmes de Tournefort, de Linné et de Lestiboudois, et il ajoute : (( Nous nous attacherons à la méthode analyse de Lestiboudois. On forme dans cette méthode 22 classes, savoir :
Quatre pour les fleurs composées.
Cinq pour les fleurs polypétales, Quatre pour les fleurs monopétales, Cinq pour les fleurs incomplètes, Et quatre pour les fleurs clandestines. » Voici la conclusion de ce travail :
(( Les systèmes dont nous venons de faire mention renferment bien des avantages; ils sont d'autant plus utiles qu'outre la connaissance qu'ils nous procurent des g-enres et des espèces des plantes, ils ne contribuent pas peu à nous en désigner les vertus.
Les Malvacées (fleurs en bassin de M. Lestiboudois), sont presque toutes adoucissantes et émollientes. Il est donc clair et évident qu'on ne peut bien connaître les plantes et leurs vertus, que par une méthode. »
A lire les premières lignes de cette thèse, on se demande si c'est Mortelette ou Lestiboudois qui l'a écrite. Il semble que, sauf le passage où il signale la méthode qu'il préfère, il s'est borné à reproduire la thèse de Lestiboudois fils ^. Agé de 79 ans, enseignant depuis i4 ans, J.-B. Lestiboudois ne voulant pas que les leçons de botanique fussent moins bien faites, et désirant assurer sa succession à son fils, demanda et obtint comme récompense de son dévouement que François-Joseph Lestiboudois lui fût adjoint avec survivance de l'emploi •.
Si du haut de la tribune française on a rendu hommage,