Voir aux Pièces justificatives, n
Le même Lesliboudois fils fit paraître, en 1781, un travail dont il pria MM. du Magistrat d'ag-réer la dédicace :
A Messieurs, Messieurs les Magistrats de la ville de Lille.
François Joseph Lestiboudois fils, M^ es arts, prend la confiance respectueuse de représenter à vos Seigneuries que de sa tendre jeunesse il s'est appliqué avec le plus grand zèle à la connoissance des plantes, même qu'il a déjà obtenu l'honneur de vos suff'rages lorsqu'il a soutenu sa thèse de Botanique, que vous avez daigné recevoir avec bonté et encouragement, ayant redoublé son attachement pour cette science utile, il a souvent remarqué avec douleur que faute delà connoitreil se commettoit des erreurs préjudiciables c\ la santé des citoyens, c'est pourquoy le suppliant a taché de remédier à ces inconvéniens en formant et établissant une nouvelle méthode très facile pour acquérir une vraie connoissance des plantes de ce pays, méthode à laquelle il a donné le nom de Botanographie Belgique.
Après avoir obtenu pour cet ouvrage nouveau dans son genre, l'approbation du collège de Médecine de Lille et celle des premiers botanistes de Paris et de Douay, il ose prendre la liberté de le présenter à vos Seigneuries comme vous appartenant de droit, espérant que vous voudrez bien en accepter la dédicasse puisqu'il est un produit de l'instruction de votre Ecole de Botanique et qu'il peut contribuer à multiplier et rendre plus sures les notions de cette belle partie de l'histoire naturelle ; mais comme l'exécution du projet de rendre cet ouvrage public est au dessus de la faculté du suppliant, à raison des dépenses qu'exigent les planches gravées ^ nécessaires pour l'intelligence duditouvrage, le suppliant implore le secours que votre amour pour les sciences utiles vous portera k luy accorder soit en acceptant un certain nombre d'exemplaires par souscription ou de telle autre manière qu'il vous paroitra convenir.
C'est pourquoy. Messieurs, il a l'honneur de s'adresser très respectueusement à vos Seigneuries, les suppliant de luy accorder les encouragemens nécessaires pour l'aider à donner à son ouvrage le degré de perfection et d'utilité dont il est susceptible.
1. Voir aux Pièces justificatives, n" 26, le détail des prix de l'imprimeur.
Appostille.
Vu la présente requête et pièces jointes nous avons agréé et agréons la dédicasse de l'ouvrage mentionné en ycelle et ordonnons qu'il sera dépêché au suppliant une ordonnance de cent écus sur l'un des trésoriers de cette ville .
Fait en conclave, la loy assemblée le 7 février 1781 .
DUQUENNE DE SURPARCQ ^.
Ce travail forme un volume in-8° de 8-xlviii-334 pag'es; il porte en titre :
Botanographie Belgique, ou Méthode pour connoîire facilement toutes les plantes qui croissent naturellement, ou que l'on cultive communément dans les provinces septentrionales de la France, par le Sr François Joseph LESTIBOUDOIS, fils, Maître es Arts.
Synopsis est dichotomia arbitraria, quse instar viae ad Botanicem ducit, limites autem non déterminât.
Linné, Philos. Botanica, p. 98, | i54-
A Lille, de l'imprimerie J. B. Henry, rue d'Amiens, Imprimeur de MM. les Magistrats, l'jSi. Avec approbation et privilège du Boi. »
Les préliminaires de cet ouvrag-e sont des définitions de la fleur et des fruits et des parties qui les constituent, puis la description des différentes espèces de fruits, quelques pagres sur les racines, les fruits et les supports ; la table des termes les plus usités, le tableau g-énéral de la classification et la nomenclature des jardins curieux de la région terminent cette première partie.
C'est ici que commence véritablement la botanique ; c'est une long-ue suite de noms et de définitions de plantes arrang-ées par classes.
1. Archives communales de Lille. Registre aux apoticaires et espiciers, côté I, i" 137 \\
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culture particulière en dehors et le long du cimetière de la porte Saint-Maurice du côté du midi où il se trouve une langue de terre qui vous appartient, large environ de cinq à six pieds borné par un fossé palissade d'une haye appartenant au terrein voisin à usage de légumes, ce qui diminueroit beaucoup les frais de la fermeture de ce terrein. Ce faisant, ce sera un grand secours pour y conserver les plantes propres aux démonstrations très suivies aujourc^'hui en attendant qu'il plaise à vos Seigneuries d'en disposer autrement.
Signé: Lestiboudois.
Appostille.
Dans l'assemblée de loy du 5 8'^^'' 1782, il a été fait lecture de la présente requête et tout considéré, il a été résolu de payer le loyer du jardin que le suppliant devra se procurer en cette ville pour y placer les plantes dont il s'agit en attendant que l'on trouve un emplacement convenable où l'on puisse y établir un jardin botanique. Signé : Demadre des Oursins i.
Lestiboudois trouva un jardin rue des Urbanistes, cour des Innocents ; c'est là qu^il resta fixé, jusqu^à la fin de son enseig-nement.
Le i6 octobre 1782, pour la seconde fois on présenta une thèse de botanique ; elle fut soutenue par un nommé Morlelette, chirurg-ien à Houplines.
La dédicace porte : « à Messieurs les Baillis des quatre Barons Seig-neurs Haut Justiciers, représentant l'Etat des Gliastellenies de Lille, Douay et Orchies. »
Mortelette les remercie de la distribution du livre de Botanographie Belgique et il ajoute : « c'est ce livre qui a développé mon g"OÛt pour l'étude de la Botanique. »
Dans cette thèse il émet la proposition suivante : « On ne peut avoir une connaissance satisfaisante des plantes sans une méthode et plus cette méthode sera claire^ plus les progrès en seront rapides. » Pour la démontrer il