‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 74 sur 196 · FucHS. Loc. cil., chap · texte numérisé non relu

FucHS. Loc. cil., chap

manière qu'on en veuille user en médecine. Icelle freschement pilée et mise sur les playes de la teste appaise la douleur et referme les playes )).

La Joubarbe {Sedum semperoivum) était un rafraîchissant et le Pourpier {Portucala agrestis) apaisait la soif.

L'Epitime (Epiihymam), d'après VArbolaijre\ tirait l'origine de son nom de ce que « cet herbe est trouvé aucune foys environ une herbe aplée thimus et est sa fleur, et pour ce l'apelle-t-on epithime pour ce quelle croit sus celle herbe appelle thime ».

La Cymbalaire (Cymbalaria) voyait ses feuilles employées contre les engelures. La Cuscute [Cusciita]

servait

Pour purger flegme et dissurie, Melancholie et strangurie. . . . ^

Enfin, la Groisette [Cruciata) était employée pour g-uérir les hernies.

De toutes les Jleurs, seul, le Souci (Calendula), dont les vertus anticancéreuses étaient connues, n'existe plus dans le codex de 1884.

Des fruits, on peut citer, comme ayant disparu, le Verjus (Agresta) , le Sorbier (Sorbas) et les Nèfles (Mespila), dont on se servait comme astringents; l'Anacarde (Anacardium) qu'on employait contre l'oubliance et la mémoire perdue ; les fruits du Baumier (Carpobalsamam) « dont on n'a jamais connu les vertus » dit Vittet^; les fruits si connus de Bertrand et Raton :

Si Dieu m'avait fait naître Propre à tirer marrons du feu, Certes, marrons verraient beau jeu ^;

1. D-- p. DoRVEAUx. UAntidotaire Nicolas, p. 61. Paris, 1896.

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