‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 73 sur 196 · Matthiole. Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Matthiole. Loc. cit., p

Les bergers vont l'amassant à foison ' . Je ne pui que je ne m'ébahisse en cet endroit du lourd esprit d'un certain bavard, qui dit que Amellus de Virgile est cett'herbe que tous d'un accord disent estre la petite éclaire. Car souvent il avient que ceux qui sont par trop curieux de reprendre les autres, sont si aveuglés d'envie, que non seulement ils cheminent en ténèbres ains ils deviennent insensés ...»

La Persicaire (Persicaria) et la Lysimaque {Lysimachid) étaient des astringents ; l'Arrête bœuf (Ononis) un apéritif; le Pain à coucou ^ (Oœis), de son véritable nom Allelaia, aurait été ainsi appelé « parce que le cocu en mange volontier ou pour ce que quand elle commance de sortir de terre, le cocu commance à chanter^)).

La plante appelée Corne de cerf (Coronopus) était considérée comme antiscorbutique ; quant au Saxifrage {Saxifraga)

Sa vertu est pierres casser

Et du corps humain les chasser* ,

disait-on. Fuchs^ attribuait les qualités suivantes à l'Œillet de Dieu (Lychnis coronaria, OculasDei): « Elle g-arde les corps et les âmes humaines. On la loue merveilleusement contre voyages de nuit, lieux dangereux ou pleins d'embûches et contre tous songes difficiles et maulvais. Eu somme elle est fort utile en quelque sorte et quelque

1. Est etiam flos in pratis, cui nomen amello Fecere agricolœ, facilis quserentibus herba : Namque uno ingentem tollit de cespite silvaai, Aureus ipse; sed in foliis, qua3 plurima circum Funduntur, violje sublucet purpura nigrœ ; Sœpe deum nexis ornatfe torquibus aras; Asper in ore sapor ; tonsis in vallibus illum Pastores et curva legunt prope flumina Mellse.

(Livre iv, vers 271-278).

2. Appelé dans V Antidolaire Nicolas : Pein à cucu. (D' P. Dorveaux. V Antidolaire Nicolas, p. 33, Paris. 1896.)

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