‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 76 sur 196 · Lespleigxey. Loc. cil., p · texte numérisé non relu

Lespleigxey. Loc. cil., p

purg-atif ; celles du Genêt à balai (Genista) qui préservaient des morsures de serpents ; celles de Lupin [Lapinas) dont la farine était antihelminthique ; celles de Staphisaig-re {Staphisagria) :

Staphizaigre ou pédiculaire Est une herbe dont la semence Fait uriner en abondance i

Les gommes^ les résines et les sucs qui terminent la liste des plantes : la gomme Caragne, qui fortifiait les nerfs; le Copal usité comme résolutif et astringent; le Galbanum, que l'on employait contre l'épilepsie ; la Gomme de lierre^ qui faisait disparaître les poux ; le Labdanam, qui était un digestif ; la Gomme laque , qui était un expectorant étant inspiré en vapeur ; le Liquidamhar qui était un antirhumatismal ; la Sandaraqae, que Lespleigney appelle « pleur de geniebre » , la Sarcocolle, que l'on employait pour hâter la réunion des chairs ; et la résine Tacamaqae, qui était un dig-estif, sont autant de substances que le pharmacien n'est plus obligé d'avoir dans son officine.

Après les végétaux, on voit une liste à^ animaux (tous étant encore en usage en 1772, c'est avec la pharmacopée de cette époque qu'il en sera fait mention), puis les métaux et les minéraux. Dans cette série on rencontre des objets qui n'avaient aucune valeur thérapeutique et qui n'étaient que des talismans.

« Il suffisait de porter sur soi un métal ou un silex, dit M. Debionne ^, pour être préservé de toutes les maladies, acquérir la santé ou la fortune, en un mot être favorisé dans tous les événements de la vie par un concours heureux de circonstances. »

Page 1