‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 81 sur 196 · Dédicace de la Pharmacopée de · texte numérisé non relu

Dédicace de la Pharmacopée de

2. Archives COMMUNALES de Lille. Registre aux résolutions du Magis^ trat, coté 15, f" 24.

le titre ^ se trouve un frontispice - dessiné et composé par Arnould De Vuez ^ et g-ravé par Jacques Robillart. Les deux artistes semblent avoir correctement traduit la pensée de leurs inspirateurs tant médecins que pharmaciens. Dans cette composition un peu complexe trois personnag-es s'imposent d'emblée à l'attention. Celui qui sous la forme d'un beau jeune homme se tient debout incomplètement vêtu, avec la lyre dans la main gauche, est bien le dieu Apollon lequel , dans une attitude quelque peu maniérée, fait un g-este qui veut être inspirateur, en s'adressant à un second personnage placé au centre du tableau. Les critiques pourront disserter sur la personnalité que désigne cette femme, d'un âge déjà mûr, amplement drapée jusque sur la tête avec une sévérité et une g-ravité qui veulent être solennelles. Il n'est cependant pas douteux qu'un livre ouvert, indiquant toute l'action du personnage, désigne bien une science. La tête, couronnée de lauriers, montre avec certitude qu'il s'ag'it d'une science accréditée, sinon officielle. Autant la simplicité de la toge, dépourvue de tout ornement, laisse de place à la sagacité de l'observateur, autant les accessoires donnent de précision. 11 y en a deux ; c'est d'abord le bâton d'Esculape qui se trouve déposé sur le sol à peu près à égale distance d'Apollon et de la Science : cette tige noueuse qui est

Page 1