CONTRADICTIONS
\ 146, lin 14.
Quoique cette phrase soit
Praîstat non nullarum sum-
Accepté.
Herbse praîs-
extraite de la pharmacopée
mitates colligi florentes.
lant vero nonnul-
d'Edimbourg, ■pixstant est
arum summi-
un barbarisme prœstat et
(ates florentes.
oportet sont des impersonnels, vero est inutile.
On copie cette recette dans
Lactis vaccini... pintas
Accepté et.
Lactis vaccini
le codex de Paris et au lieu
quatuor buUiant in vase tum
on a corrigé
ibras duas Cre-
de demander comme Paris :
ad cremoris tartari.
la faute.
noris tartari
Deux livres de lait c'est 32
Lac coagulatum, cola.
Jrachmas decas.
onces et crème de tartre c'est 1 gros.
On demande :
Deux livres de lait c'est 24 onces et crème de tartre 1 gros.
Le petit lait de Paris sera bon et un peu aigre ;
Celui de LUleseraaigre, impotable et cette préparation est trop petite de 24 onces, ôter le caillé, il n'en restera que 18 onces, c'est une pinte.
P. 168, Lin 28.
Cette définition est pleine
Clyster medicamentum est
Clysterseuene-
de fautes, pourquoi dire que
liquidum quod, etc.
ma est medica-
le lavement est medicamen-
mentum inter-
tum luternum ? Selon les
num liquidum
auteurs de matière médicale,
quod ope sipho-
on appelle médicaments in-
nis intestine
ternes ceux qu'on avale, on
recto injicitur.
les distingue en pectoraux et en évacuants ; les externes sont les chirurgicaux et les moyens sont ceux qu'on n'avale point, qu'on applique ou qu'on injecte dans une cavité pour en sortir par où ils sont entrés. Ce mot est inutile, effacer internum.
Ces observations de Dehenne furent approuvées par quelques docteurs et un apothicaire. On lit en effet à la dernière pag-e :
Soli Deo Gloria.
Nous soussignés respectivement Médecin de l'Hôpital royal et militaire, docteurs en médecine de la faculté de Montpellier et de Douai, aggrégés du Collège de médecine de cette Ville de Lille et maître apoticaire établi dans cette dite Ville, certifions que nous avons examiné, confronté F original et reconnu que les errata ci-dessus sont des fautes qui doivent être corrigées et quil faut donner au nouveau codex toute la perfection possible parce cjue cet ouvrage est de la plus grande conséquence. Nous avons approuvé et approuvons les ratures dans ce manuscrit qui sont paraphées. Lille ce 4 aoust ij'ji •
Merlin, méd. doct.
Duhamel, apot.
Sifflet, méd.
Cyssau, méd. doct.
A. Desmilleville.
Le Brun, méd.
Die tertia Augusti lyji.
De Henné, Doct. med. Montpellier.
Comme on devait s'y attendre, ces observations furent l'objet d'une délibération spéciale du Mag-istrat touchant le dispensaire des apothicaires :
Dans l'assemblée de Loy du 12 août 1771 il a été fait rapport que le S'' Dehenne, médecin de cette ville, que nous avons authorisé par notre ordonnance du ^7 avril dernier d'emporter chez lui le manuscrit de la nouvelle Pharmacopée pour faire sur cet ouvrage ses observations et réflexions conformément à nos ordonnances du 16 février et 20 avril précédent, avoit achevé ses recherches et examen qui contenoient un Cahier de deux cens vingt deux pages et qu'il demandoit qu'en agréant son travail il nous plut ordonner que ledit cahier soit déposé au greffé du procureur sindic pour
être ensuite, en présence de tels commissaires que nous nommerions, examiné par les S''* médecins et apoticaires désignés dans notre ordonnance du l'"'' août 1770 pour être par eux approuvé ou contredit auquel cas ils mettroient leurs contradictions par écrit sur le cahier même dans lequel il avait laissé à cet effet une colonne en blanc ; la matière mise en délibération il a été résolu de déposer le cahier du S'' Dehenne au greffe du procureur syndic avec le manuscrit du projet de la nouvelle pharmacopée et les S''^ médecins et apoticaires nommés par ordonnance du Iff août 1770 ont été chargés d'examiner sans déplacer en présence de nos collègues les échevins commissaires au collège des médecins, au jour qu'ils désigneront, ledit cahier d'observations et de faire en conséquence au projet de la nouvelle pharmacopée les changemens et corrections qu'ils estimeront devoir faire en observant de mettre sur la colonne restée en blanc dans ledit cahier à chaque article qu'ils n'adopteront point, les raisons pour lesquelles ils préféreront le texte ou les compositions rapportées dans ledit projet, afin de nous mettre à même de prendre à cet égard tel parti qui conviendra pour la plus grande perfection dudit ouvrage qui intéresse le bien-être des citoiens et l'honneur des médecins et apoticaires aux lumières desquels nous avons cru devoir nous en rapporter. Signé : Du Chasteau de Willermont ^.
La commission vit ses droits atteints par cette ordonnance ; elle fit remarquer au corps échevinal « qu'elle avait vu avec peine le sieur Debenne, par ses insinuations, jetter ombrage dans leur esprit... », que l'ordonnance défendait de déplacer le cahier d'observations du s' Dehenne tandis que celui-ci avait été autorisé à conserver chez lui durant cinq mois la minute du dispensaire ^.
Le Magistrat comprit qu'il avait trop exigé, aussi fît-il paraître une ordonnance qui permettait aux membres de la commission d'emporter le cahier de Dehenne et ne les oblig-eait pas à mettre leurs observations sur le cahier même.