I. — Le mouvement prouve Veœistence d'une âme motrice
cause efficiente de V univers.
t Lorsqu'une chose produit du changement dans une autre, H celle-ci dans une troisième, et ainsi de suite, peut-on dire qu'il «t y a pour ces choses un premier moteur ? comment ce qui est « mû par un autre serait-il le principe du changement ?» — Le vrai moteur, c'est celui qui se meut lui-même, c'est-à-dire l'âme. L'âme se définit : «une substance qui a la faculté de se mouvoir « elle-même. » L'âme est donc antérieure au corps, et l'âme universelle est antérieure au monde qu'elle anime. Par là nous arrivons à concevoir Dieu comme un moteur qui se meut lui-même, comme l'âme du monde.
Mais ce n'est là qu'une première et inférieure conception de la divinité. Au-dessus de ce qui se meut soi-même il y a l'Idée immobile, objet de l'intelligence immobile. De là une nouvelle preuve de la divinité.
IL — La tendance des choses au bien prouve Pexistence d'un Bien suprême, cause finale de l'univers.
« Si quelqu'un veut trouver la cause de chaque chose (non plus la cause efficiente, mais la cause finale), comment elle naît, périt