Rép., VII
THÉODIGÉE DE PLATON. 103
OU existe, il n'a qu'à chercher la meilleure manière dont elle peut être (1). » C'est ce que Socrate appelait le principe du mieux. Platon s'en sert pour montrer que le Bien est la fin de la Nature. L'ordre des moyens et des fins révèle une intelligence cherchant le meilleur et conformant toutes choses aux Idées.
« S'il est vrai que les mouvements et les révolutions du ciel et « de tous les corps célestes ressemblent essentiellement au mou- « vement de Tintelligence, à ses procédés et à ses raisonnements, « si c'est la même marche de part et d'autre, on en doit conclure « évidemment qu'une âme pleine de bonté gouverne cet univers, « et que c'est elle qui le conduit comihe elle le fait (2). »
On peut aussi considérer le Bien « auquel toute âme aspire » comme la fin des désirs "de l'humanité. L'inquiétude de notre âme, semblable au mouvement dont la Nature est agitée, révèle une fin réelle, déjà présente en nous de quelque manière, et cependant séparée de nous par l'immensité, a Cet objet de Tamour, c'est encore le Bien, »