‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 110 sur 358 · V. — Immortalité · texte numérisé non relu

V. — Immortalité

Platon tire les preuves de l'immortalité du triple rapport que Tâme soutient, comme principe de la pensée, avec la vérité, comme principe du mouvement, avec la vie, comme principe de la vertu, avec le bien. L'intelligence, la vie et le bien sont en effet les trois idées fondamentales du platonisme.

1®. — i'ïtme, principe de la pensée j est immortelle dans

sa raison.

Le corps est un obstacle pour la pensée rationnelle, qui en est indépendante. Les Idées du juste, du bien, du beau, en un mot les essences de toutes choses, les avons-nous saisies par quelque organe corporel ? « Y a-t-il rien de plus rigoureux que de penser « avec la pensée toute seule, dégagée de tout élément étranger et « sensible ; d'appliquer immédiatement la pure essence de la tt pensée en elle-même à la recherche de la pure essence de chaque (( chose en soi, sans le ministère des yeux et des oreilles, sans au- « cune intervention du corps, qui ne fait que troubler Tâme ?... « Si nous voulons savoir véritablement quelque chose, il faut que « nous nous séparions du corps, et que l'âme elle-même examine « les chos^en elles-mêmes (3). » La pure essence de l'âme, nous

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