II. — DOCTRINES PHILOSOPHIQUES DE LA PERSE. - ZOROASTRE
I. — L'idée qui domine la métaphysique de Zoroastre (660 ans avant J.-Ch.) n'est plus celle du panthéisme, mais celle du dualisme. Le monde est . un mélange de lumière et de ténèbres, de vérité et de fausseté, de bien et de mal. — Ormuzd, principe du bien, est la Pensée; il a produit le monde par l'intermédiaire de la parole éternelle ou du Verbe, expression de la vérité et de l'intelligence. — Ahriman, principe du mal et des ténèbres, est la matière : le bien va l'emportant sans cesse sur le mal et Ormuzd aura la dernière victoire. — II. La morale de Zoroastre est conforme à sa métaphysique : le bien moral est la vérité, dont l'expression est la sincérité des paroles et la pureté des actions. De là, le cujte des Perses pour la sincérité et la pureté, images de la lumière visible et de la lumière invisible^ qu'ils adorent sous le symbole du feu.