‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 2 sur 358 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

1® L'histoire de la philosophie fait partie de la philosophie même, parce qu'ea réalité elle n'a point un objet différent de la philosophie : son objet est toujours Vesprit, réfléchissant sur sa propre nature, sur son principe et sur sa fin. — 2° L'histoire de la philosophie corrige ou prévient l'erreur, et confirme ou complète la vérité.

U. ^ UTILITÉ DE L'HISTOIRE DE U PHILOSOPHIE POUR L'HISTOIRE EH fiÉHÉRAL.

L'histoire générale doit remonter des actions de l'humanité à leurs causes ; ces causes sont les idées morales, religieuses et scientifiques ; ces idées ont leur plus haute expression dans la philosophie. — Le progrès de la spéculation dirige les autres progrès de Thumanité, si bien que les théories les plus élevées et les plus éloignées en apparence de la pratique en sont réellement les plus voisines. — L'histoire de la philosophie est l'histoire de la conscience réfléchie que l'humanité acquiert d'elle-même.

m. — DE LA iÉTHODE DE COHCILIATION DANS L'HISTOIRE DE U PHILOSOPHIE.

Que l'historien doit !<> comprendre, 2» apprécier. — Pour comprendre, il laut se placer au point de vue d'autrui et non à son propre point de vue, entrer dans la pensée des autres plus profondément qu'euxmêmes, s'il est possible, la pousser plus loin qu'eux pour en bien apercevoir la direction, s'attacher à 1 esprit en même temps qu'à la lettre, aux parties supérieures des systèmes plutôt qu'aux parties inférieures, aux vérités plutôt qu'aux erreurs. La grande critique est celle des beautés, non des défauts.

Pour apprécier, il faut corriger les erreurs et concilier les vérités.

Les erreurs portent sur les conséquences ou sur les principes. — Les erreurs de conséquences doivent être rectifiées au moyen des principes du système, sans sortir du système lui même; on complète ainsi et on perfectionne le système avec les propres ressources qu'il fournit. — Si

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