ilem militarem et argute loqui, dit Caton
sait les antres dans les épreuves d'initiatton» devenait druide ou barde et était honoré comme divin .
D'après les traditions néo-druidiques conservées dans les « Mystèrei des bardes de Vile de Bretagne », et dans les Triades des bardes, les druides se seraient élevés à des doctrines métaphysi* ques plus hautes encore (i). Ils auraient placé dans l'être suprême, outre la puissance de vie et la puissance de vérité, une puissance de liberté, un c point de liberté ou d'équilibre. » Peut*être les « pierres d'équilibre 9 dont parlent les bardes, c'est-â-dlre ces I énormes pierres branlantes placées en équilibre sur une autre, t furent-elles un symbole de la libre divinité. Ce qui est certain, c'est que l'idée d'une fatalité supérieure à Dieu même est absente des traditions druidiques et que l'esprit gaulois fut toujours un esprit d'indomptable liberté.
Le môme équilibre est attribué par les bardes à la volonté de rhomme placée entre le bien et le mal. « L'homme peut, à sa vo* lonté, s'attacher à Tune ou à l'autre alternative (Triade 2), »
D'autres triades révèlent des traditions orientales étrangères au christianisme. Il y a trois cercles de Texistence : le cercle de la région vide^ où, excepté Dieu, il n'y a rien de^ vivant ni de mort ; le cercle de la trarhsmigration^ où tout être animé procède de la mort, et que l'homme traverse ; le cercle de la félicita^ où tout être animé procède de la vie, et que l'homme traversera dans le ciel (2). Tout être, excepté Dieu, a eu un commencement ; aucun n'aura de fin (triade 39). Tout être a reçu une individualité CV3 I distincte, un génie propre, une vocation personnelle (triades 33, o%vyvv^vv/^ 34, 37). Trois choses sont primitivement contemporaines dans la , <i 0'^»^ création : « Thomme, la liberté et la lumière. » (Triade 22.) Avec rhomme commence le grand combat du bien et du mal. Le mal i' ^iiih^ait redescendre Thomme, après la mort, dans une vie moindre, j. (,.v. 1 dans le corps d'un homme inférieur ou d'un animal déraisonnable ; c'est là l'expiation, le purgatoire : le druidisme n'admettait pas d'enfer étemel. Le bien, surtout la force d'âme, le dévoue* ment, l'immolation volontaire sur les autels, peuvent ouvrir immédiatement le cercle de la félicité, le monde lumineux (gwinflld). Ce monde semble situé dans les étoiles. La voie lactée s'appelle la ville de Gwyon, la grande ourse le chariot d'Arthur. Dans le
1. Nous avons pris soin, dans ce qui précède, de nous appuyer seu- } lament sur les témoignages gréco^romains ; mais il est bon de compléter I ces témoignages par les documents plus récents du néo-drui^isme.