PHILOSOPHIE GRECQUE AVANT SOGRATB
c C'est Thémîp, c'est Dikè ; il faut donc que tu pénètres toutes choses,
c Et les immuables entrailles de la vérité qui convainc,
fl Et les opinions des mortels, qui n'enferment pas la vraie conviction. »
GoniiDe Xéûophaney Pannénide se retranche dans l'absolu et supprime toute existence relative. Point de milieu pour lui :
c 11 faut, dit-il, admettre d'une manière absolue (TràfiTrav; ou Tètre ou «le non-être...
« La décision à ce sujet est tout entière d^ns ces mots : est ou n'est pas^
« Ittcv yi OVX îjTtV (1),
<c Or, on ne peut connaître le non-être, puisqu'il est impossible, ni l'ex- « primer en paroles...
« Il ne reste donc plus qu'un procédé : poser l'être, et dire : il est,
« i(jTi(2).
« Dans cette voie, bien des signes se présentent pour montrer que l'être
c Est sans naissance et sans destruction ; qu'il est un tout d'une seule « espèce.
« Immobile et sans bornes ;
« Qu'il n'était ni ne sera, puisqu'il est maintenant tout entier à la fois,
« Et qu'il est un, sans discontinuité (3).
« Quelle origine chercherais-tu à l'être ? Je ne te laisserai ni dire ni « penser ,
« Qu'il vient du non-être, car le non-être ne peut se dire ni se com- « prendre.
fl Et quelle nécessité, agissant après plutôt qu avant,
« Aurait poussé l'être à sortir du néant ?
« Donc il faut admettre absolument ou l'être ou le non-être.
« Et jamais de l'être la raison ne pourra faire sortir autre chose que « lui-même.
f C'est pourquoi le destin ne lâche point ses liens de manière à pcr- « mettre à l'être
« De naître ou de périr, mais le maintient immobile (4). »
« L'être possède la perfection suprême, étant semblable h une sphère « entièrement ronde,
« Qui du centre à la circonférence serait partout égale et pareille ;
« Car il ne peut y avoir dans Têtre une partie plus forte
« Ou plus faible que l'autre (5). »
« Il est sans commencement ni fin, avajo;^ov aTravorov. »