III. - DIALECTIQUE DES ACTIONS. iORALE ET POLITIQUE
Théorie de la volonté, — La volonté ne peut vouloir comme fin généra^^ des actions que le bien, et dans le choix des moyens ou des act^^ particuliers elle incline toujours vers ce qui lui semble le plus granjl bien. Platon n'admet pas plus que Socrate le libre-arbitre. — MorO''^ platonicienne. - La vertu est la conformité de l'àme aux Idées, et co^' séquemment sa ressemblance avec Dieu ; la sagesse, le courage et I* tempérance produisent dans l'âme un ordre et une harmonie des foo^' tions que Platon appelle la justice intérieure. La justice extérieure n'e^^ que la réalisation d'un ordre analogue dans la société. L'homme *^ plus juste en lui-même est aussi le plus juste dans ses rapports av^^ autrui, et en général l'être le meilleur en soi est aussi le meillet*^ pour les autres. La justice entraîne la bienfaisance. Il faut faire du bie^^ à tous les hommes; il ne faut faire de mal à aucun, pas même à cet*^ qui nous en ont fait. On ne doit pas rendre injustice pour injustice — Politique platonicienne. — La politique n'est pour Platon qu'ur^^ morale en grand, et il aboutit à confondre entièrement la politique ^ la morale. Le but de la politique, selon lui, serait de rendre les homm^: vertueux et heureux. De là l'exagération des pouvoirs qu'il attribue ^ l'Etat sur l'individu : l'Etat est tout, l'individu n'est rien ; la famill * même et la propriété doivent être, s'il le faut, supprimées au profit d ^ l'Etat. Communisme platonicien. Théorie de Platon sur la loi. OEuvr^ de raison et de science, elle doit être précédée des raisons qui la jus-^ tifieut ou d'un exposé des motifs. Théorie des lois pénales. Platon fond^