‹ Histoire de la philosophieChapitre 160 sur 397 · De îmit. Christi, l · texte numérisé non relu

De îmit. Christi, l

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trouveras le repos que dans l'humide soumission à l'autorité d'un chef ! > « Qu'il est grand de ne pas s'appartenir à soi-même^ sut jxiris non esse / i — C'est l'idée du droit gui est ici repoussée^ c'est le commerce des hommes qui est rejeté, c'est le dégoût de la ▼ie sociale qui est inspiré. Une telle doctrine encourage la tristesse et l'inertie : préoccupée du seul smn de rapprocher l'homme et DieUy elle reste indifférente aux grandes injustices sociales. Par cela même elle exprimait fidèlement le véri table esprit du moyen âge. — Le succès du livre fut inattendu» rapide, immense. Ulmir tation fut traduite dans toutes les langues ; elle répondait à un besoin universel ; elle mettait « Fàme fidèle » en rapport direct avec le Christ^ sans l'intermédiaire du théologien. Rome y vit un danger et défendit la lecture du livre ; mais l'opinion se prononça si fortement en sa faveur que Rome finit par céder.

Ainsi la scolastique expirante était retournée au mysticisme dont elle était sortie. Concilier ce mysticisme avec la philosophie d'Aristote, telle avait été sa tâche. Aristote et saint Augustin, voilà le fond de toutes ces longues études qui aboutirent si rarement à des idées originales. Comme saint Augustin lui-même avait emprunté sa philosophie aux néoplatoniciens, ce furent en réalité Platon et Aristote qui inspirèrent tc*nt le moyen âge. La seule idée qui ait fait des progrès pendant cette longue période, c'est celle de la volonté et de Tamour ; mais, sous l'influence du dogme de la gr&ce, on considère toujours la volonté en Dieu comme arbitraire ; dans l'homme, la volonté est aussi représentée comme une liberté d'indifiérence toutes les fois qu'elle n'est pas représentée comme une prédétermination et une nécessité. Enfin, l'amour demeure un sentiment pieux et contemplatif plutôt qu'une bienfaisance active, ayant soif de justice autant que de fraternité» C'est une charité de religieux et non de citoyen : on n*a pas encore compris que l'homme a une valeur en tant qu'homme, en tant qu'être libre ou fait pour la liberté, et que le droit est fondé sur cette valeur, qui rend notre liberté inviolable tant qu'elle-même ne viole pas la liberté d'autrui.

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