‹ Histoire de la philosophieChapitre 178 sur 397 · II. - DE L'AME; SON EXISTENCE, SES FACULTÉS ET SA NATDBE · texte numérisé non relu

II. - DE L'AME; SON EXISTENCE, SES FACULTÉS ET SA NATDBE

L Existence de l'ame. L'âme ou le moi ne fait qu'un avec la conscience ou avec la pensée. Or, l'existence de la pensée est contenue évidemment

dans le Cogito. — II. Facultés de l'amb : deux principales, Tenteadement et la Yolonté. — !<> Théorie de Ventendement et des idées. Trois sortes d'idées : idées factices, que nous formoDS en combinant les autres idées ; idées adventices, qui nous viennent de l'extérieur ; idées innées, qui naissent en nous et dérivent de la nature même de notre pensée. — 2« Théorie de la volonté. La volonté est active et libre. — Cette liberté ne consiste pas dans TindifTérence ; l'indifTérence n*est que le plus bas degré de la liberté. La liberté consiste « dans une puissance réelle et positive de se déterminer • ; c elle se connaît sans preuves, par la seule expérience que nous en avons ». — C'est la puissance in« finie de vouloir qui fait la grandeur de l'homme et sa ressemblance à Dieu. — Le souverain bien est la rectitude de la volonté. — m. Essence de l'ame ; distinction de l'ame et du corps. L'essence de rame est la pensée, c'est-à -dire la conscience. — Les êtres se distinguent par leurs attributs essentiels : l'attribut essentiel de l'âme est la pensée, l'attribut essentiel du corps est l'étendue. On ne peut penser sa pensée sans la distinguer de l'étendue et sans prendre ainsi cons* cience de sa spiritualité.

m. - DIEU; SON EXISTENCE ET SA NATURE.

L Preuves de l'existence de diru. — !• Preuve par ^imperfection de notre existence : sujet au doute et à l'erreur, je suis imparfait ; je ne suis point assez indépendant pour être la cause de ma propre existence. — 2« Preuve inductive par l'origine de notre idée de perfeetion. Toute idée est un eflet qui a son origine dans une cause, et la cause doit contenir sous une forme éminente ce <}ue contient Teftct. Or, la cause de l'idée de perfection n'est point moi, ^ui suis imparfait ; je ne puis non plus former cette idée ni par la négation du fini, ni par la combinaison d^éléments finis, ni par l'élévation à l'infini de mes puissances propres. La cause de ridée de perfection est donc l'être parfait lui-même. — 3^ Preuve déductive par le contenu de l'idée de perfection. L'idée même de la perfection contient l'idée de l'existence comme celle de triangle contient celle d'angle. Dire que l'on conçoit une perfection non existante, c'estrà*dire une perfection imparfaite, c'est se contredire.

II. âttuibuts de dieu, théouib de la volonté en dieu. — Méthode pour déterminer les attributs de Dieu : élever à l'infini nos propres attributs. — 1* Entendement divin ; 2» Volonté divine. Le caractère de la volonté divine est d'être absolument libre, et créatrice non-seulement du monde, mais des lois physiques et même des lois logiques ou mo* raies. Dieu fait la vérité et ne la trouve pas toute faite : c'est l'assujettir au Destin et au Styx que de lui imposer des vérités q^ui seraient indépendantes de. son vouloir. — Au reste, la liberté divine n*est pas pour cela arbitraire ni changeante.

m. RappOBTS de dieu au monde. — 1« La véracité divine, critérium suprême de la vérité. L'évidence, n'étant elle-même qu'une sorte d'apparence intérieure, peut nous tromper. Avoir foi a l'évidence, c'est croire que les lois de notre pensée sont d'accord avec les lois de l'être ; cet accord sup|)ose en Dieu la véracité. — 2^ Création continuée et Pro^ vidence. En Dieu l'acte créateur et l'acte conservateur ne font qu'un. La cuii^ervation des créatures est donc une « création continuée. »

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