IWd., p
regarde la foi elles pratiques, conformément aux lois communes: car l'Église repose sur une association Tolontaire. De là les domaines indépendants de TÉtat et de TÉglise : l'État est une association politique, libre dans son propre domaine ; TÉglise est une association religieuse, libre au sein de l'association politique.
Aucun philosophe n'a eu plus d'influence que Locke sur le dix-huitième siècle. En métaphysique, son Essai sur Venteiidément humain inspirera Condillac; en religion, son Traité du christianisme raisonnable et ses Lettres sur la tolérance sevoni rÉvangile des libres penseurs ; en pédagogie, son livre sur ÏÉducation des enfants provoquera VÉmile de Rousseau ; son Essai sur le gouvernement civil inspirera Montesquieu et Rousseau. Cependant, le libéralisme anglais difiere toujours du libéralisme français : l'un est surtout fondé sur des considérations d'intérêt, et le droit même n'est pour Locke qu'une liberté d'action qui doit être maintenue parce qu'elle est utile aux individus et à la société ; l'autre est fondé sur des considérations de droit proprement dit, et sur Tidée de Tinviolabilité adsolue qu*on attribue à la liberté. Le libéralisme anglais est surtout pratique et en quelque sorte positiviste ; le libéralisùie français sera surtout théorique et rationaliste (i).