‹ Histoire de la philosophieChapitre 252 sur 397 · ÉCOLE ÉCOSSAISE · texte numérisé non relu

ÉCOLE ÉCOSSAISE

matiques, et cela presque de nos jours» sous Tinfluence de la philosophie kantienne.

Hamilton, s'inspirant de Eant et de Hume, pose en principe que l'absolu, objet de la métaphysique, est inconnaissable. « Relativité de la connaissance humaine i, telle est la thèse soutenue par Hamilton. Par là il entend que, la pensée étant une relation de l'objet pensé au sujet pensant, Tobjet ne peut être connu que dans cette relation : Tobjet connu par nous est donc toujours relatif à nous et ne peut jamais être absolu. Penser, dit Hamilton, c*est soumettre un objet à des conditions, à des déterminations, à des limites : « penser, c*est conditionner, c^est déterminer, c'est limiter * ; il est dès lors impossible de penser Tabsolu, puisque ce serait soumettre Tinconditionné à des conditions, ne fût-ce qu'aux conditions de notre pensée même. Nous ne pouvons en un mot, connaître un objet qu'en l'opposant à un autre objet ou à nous-mêmes.

C'est, ajoute Hamilton, cette impossibilité de concevoir une chose quelconque comme absolue qui nous fait chercher à toute chose des conditions dans les choses précédentes. Ce qui paraît commencer, nous voulons lui trouver une existence antérieure dans ce que nous appelons ses causes, et de là vient ce qu'on nomme le principe de causalité.

Au reste, malgré l'impossibilité d'une connaissance de l'absolu, Hamilton veut que l'on conserve la foi à l'absolu, pour des raisons purement morales ou religieuses et en somme asses faibles. De là, sur la question de l'existence de Dieu, cette sorto de scepticisme métaphysique qui aboutit étrangement à une foi mystique plus ou moins aveugle.

Voir dans nos Extraits des philosophes : Lockb, I. Comparaison de l'enteademeat avec un cabinet obscur, 2/6. II. LuUe de Loclcc contre les idées de la raison. — Sur l'innéité des idées, '277. lll. Sur les idées d'espace et de temps et sur les uniYersaux, 277. IV. Sur la preuve de l'existence de Dieu par son idée, 278. V. De la spiritualité, 279. VI. Sur Fidée de la liberté, 279. VII. Sur les idées du bien et du mal naturel, 288. VIII. Sur

de cause réduite à celle de succession et l'induction ramenée à Thabi* tude, 283. II. Harmonie des idées et des choses, 283. III. Sur l'existence du monde extérieur, 284. IV. Contre Tidentité de l'âme, 285. V. L'&me n'est qu'une série de phénomènes, 286. — Newto.^, 286. Preuve de Teiistence de Dieu par un premier moteur, 287. — Culhib, 288.

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