‹ Histoire de la philosophieChapitre 251 sur 397 · ECOLE ÉCOSSAISE (XVIII- ET XIX- SIÈCLES · texte numérisé non relu

ECOLE ÉCOSSAISE (XVIII- ET XIX- SIÈCLES

RBID, STfi^AUT, HAMILTON.

Selon Thomas Reîd (1710-1796), l'excès de la spéculation conduit au scepticisme et éloigne du sens commun (â}. La vraie méthode, c'est d'appliquer l'observation aux faits intérieurs comme aux faits extérieurs, et de faire une « histoire naturelle de l'âme » sous le nom de psychologie. Quant aux questions métaphysiques de cause, de fin, de substance, d'origine, on s'en rapportera sur ces points aux suggestions spontanées du sens commun. En un mot, Thomas Reid supprime la spéculation métaphysique et réduit la psychologie à une étude empirique des phénomènes selon la méthode de Bacon. L'école écossaise n'est qu'une école descriptive, qui énumère des faits ou qui invoque des croyances générales sans faire la critique de ces prétendues « vérités du sens commun. »

Dugald-Stewart (1753-1828), dans ses Éléments de la philosophie de l'esprit humain, continue la môme tradition.

L'école écossaise ne s'élève qu'avec Hamilton à des vues systé-

1. Voir le livre de M. Guyau inlilulc : La morale anglaise contcmporaine, l vol. iQ-8».

2. necherchcs sur ^entendement humain d'après les principes du sens commun.

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